En effet, le travail simple et efficace, le graphisme organique et orgasmique de Keith Haring propose une image propre à rassembler le plus de chose. Une image logo, annonciatrice du mal du siècle : les marques. En 2000 Naomi Klein propose elle aussi une approche sur le tyrannie des marques No logo. Mais 20 ans avant, Haring expérimentait déjà son logo... Sur les panneaux noirs qui recouvrent les panneaux publicitaires vacants du métro New-yorkais Haring peint. C'est l'époque des -Subway Drawing. Son bonhomme simple, multiplié ou pas à façon, accompagné, ou pas, d'un petit chien, nait dans l'imagerie de la BIG Pomme. Ainsi commencent les aventures esthétiques de l'icône Haring, avatar avant l'heure, sur les murs de New York City, car Haring est new yorkais et sa toile est la rue, des tunnels du métro aux écrans lumineux de Time Square. Sa peinture est avant tout un art de la rue, une discipline underground, un cri à la face du monde, un acte politique. HaringEXPO.jpgHaringEXPO2.jpg No logo est la bible des altermondialistes ? L'art d'Haring l'exemple de toute une génération d'artistes graffeurs et de jeunes peintres en mal de dessins populaires et d'expression libre (sans qu'aucun n'arrive à ce degré de sens politique). Celui d'une génération : rebelle, celui d'une communauté : homosexuelle, celui d'un fléau : le sida, celui d'un déclin : l'empire américain. Mais attention déclin del à forme mais pas du marketing, ni du gigantisme US .... Haring est américain et popularise son art par le murale, mais aussi par le produit dérivé ! Et Haring est partout, à la Documenta 7 et sur le corps de Grace Jones, dans des clubs et dans des Biennales internationales, dans ses Pop shop (magasins dédiés aux produits dérivé de Haring à soho et Tokyo) et chez Castelli (Galleriste historique de NYC). Harring milite et vend. Il vend pour militer pour la cause gay et contre le sida et créé une fondation, à son nom, destinée à soutenir les organisations impliquées dans l'éducation, la recherche et les soins liées au SIDA, et l'aide aux enfants défavorisés. Et nous sommes tous ses enfants...... HaringJaune.jpg Mais avant tout, l'art de Keith Harring est celui du mariage : tel est son crédo politique. Sa toile The Marriage of Heaven and Hell en est un des purs exemples. Sa ligne politique, au propre comme au figurer, fédère toutes les énergies. Et cette politique ligne inaugurée à paris, en pleine controverse sur le mariage pour tous, nous montre que tout est possible ! Mariage pour tous : Cette exposition marie le populaire Centquatre de José Manuel Gonzalvez et le très smart Musée d'Art Moderne de la ville de Paris de Fabrice Hergott. Cette exposition marie le 16e chique et le 19ème prolétaire. Marie l'art et la rue et celui des isntitutions, les amateurs, et les professionnels, les spécialistes et les néophytes, les graffeurs et les collectionneurs... autour d'un cri messianique (qui a déjà un copyright) : aimez vous les uns les autres ! HaringRAIL.jpg HaringBites.jpg La trop rapide disparition de Keith Haring, lui confère bien sur une légende...celle d'un artiste nomade dont la rue était l'atelier, la galerie, le musée, la maison… travaillant, partout tout le temps, phagocytant tout sur son passage à l'image du virus qui l'a emporté. On pourrait même dire qu'à l'image des grands, lorsque l'on a vu un Keith Haring on les as tous vue ! Or ils sont en même temps tous semblables et différents, comme nous. Pourquoi ? Parce qu'ils possèdent une ligne politique.... Qui fait du bien et qui nous représente. Keith Haring 1958/1990