Cette co-production entre le Musée de Amparo de Puebla du Mexique et le Musée d’art moderne de la ville de Paris présente une cinquantaine d’oeuvres très différentes où par la vidéo, la sculpture, l’installation, le dessin, la photo ou même des films des artistes s’engagent dans l’évolution sociale et politique du Mexique. Et si les commissaires comparent cette génération avec la grande époque mexicaine des années 90, on ne peu penser à l’art militant porté entre les deux guerres par Diégo Rivéra et Frida kahlo. Mais revenons sur 5 ou 6 de ces propositions contemporaines… Tout d’abord deux sculptures improbables qui mettent en perspective l’histoire mexicaine dans notre contemporanéitée. No Hay général que résista un cañonazo de 50000 pesos / aucun générale peut résister à un coup de canon de 50 000 pesos – est une sculpture insitue réalisée au Riot Gun sur les cimaises même du Musée par jkjkjk. ca parle de la corruption, de la révolution mais aussi de la violence et de la passion mexicaine qui des narco-traficants au sous-commandant Marco.


Arturo Harnàndez Alcàzar est un artiste qui part à la rencontre de l’espace et du temps. Nomade, ses errances lui fournissent à la fois ses matériaux et ses sujets à partir d’une histoire Mexicaine… Mexique_ChauveSContreP1.jpg Mexique_ChauveContre.jpgMexique_Chauvefils.jpg Papalotes Negros (Ave de Mat Agüero)/ Black Kites (Bird off ill omen) – 2010, pièce formée de 250 cerfs-volants noirs attachés à des pierres est un hommage à la révolution ainsi qu’un monument de résistance la violence qui écrase la pauvreté de ce pays . En utilisant le signe de ralliement des réunions politique secrètes des révolutionnaires juaristes qui affichait le cerf-volant, ce symbole du Mexique, pour les seuls yeux des initiés cette œuvre s’élève comme un un cimetière d’espoirs déçus.


Plus classique et néanmoins impénétrable, la fresque de Bayrol Jiménez nous replonge dans les grandes épopées populaires sud américaine sauf qu’à s’y pencher on s’y perd. Cette suite de grands dessins en rouge et blanc s’étend comme un reétable géant. L’imaginaire mexicain à la rivera, Surreéalistes à la Kahlo, cette oeuvre au rouge survolée par l'aigle US rep Mexique_FresqueFille.jpg Mexique_FresqueSeule2.jpg

Maldito (2012) n’a pas l’air d’avoir de limites, enclenchant une « contamination spatiale » que l’artiste traite à travers une iconographie très personnelle « inquiétant, surréaliste et hallucinée » basée sur des hybridations de la culture pop et traditionnelle mexicaine. Cette immersion dans des caricature de monstres du quotidien prend alors un relief autre par l’immense aigle bleu qui survole ce monde et le phagocyte à l’image des US le Mexique

Héctor Zamora est né à Mexico mais vit au Brésil, spécialiste des installations in situ qui perturbent et réinvente l'espace dans lequel elles s'installent en gardant la constante de présenter des ersatzes des architectures urbaines, sa pièce Credibility Crisis est une rose des vents de manches à air dans lesquelles souffles des ventilateurs. Mexique_VentilosPL.jpgMexique_VentilosGP.jpg Mexique_VentilosTGP.jpg Ce monument noir et vrombissant dispersent des vents tournants, et sil est "une métaphore de la Crise de Crédibilité s gouvernements, d la finance, la religion et des médias" est tout d'abord une vraie machine à faire du vide en son vortex... le vide de toute vanité.


Le Mur et puis les murs… Le Mur de Jorge Méndez Blake est le propos d'un artiste né et vivant dans un des lieux mythiques du Mexique : Guadalajara. Son château : el castillo (2008) est constitué d'un mur de briques libres (sans ciment) qui contient un livre. Mexique_MurArriere.jpgMexique_MurTGP.jpgMexique_MurPerspective.jpg Ce livre est un des roman de Kafka les plus connus : Le château. Livre construit autour d'un château impénétrable, et qui se retrouve ici à son tour emprisonné. Pour Jorge Mendez Bake l'oeuvre comme le roman "exprime l'étrange relation qu'entretiennent l'art et le monde qui l'entoure ou le contient". Le Mexique ???


A travers ses loupes et ses dessins, Lian Liedberman scrute la société mexicaine depuis un grand nombre d'années et si son projet artistique est de revisiter les traumatismes de celle-cie. avec Nino perdido , la plume de Ledberman redessine entre 2005 et 2009, une centaine de portraits provenant d'annonces de personnes disparues, publiées dans le journal Metro de Mexico par leurs familles.

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Ainsi chaque anonyme devient œuvre, icône à scruter à la loupe (allégorie de la recherche du détective) dans une sorte de commémoration, de chemin de croix, en hommage à chaque disparu et plus encore au drame que vit la société mexicaine à travers ces disparitions à jamais résolues.


Mais à travers cette superbe exposition, qui reste somme toute assez classique face à un art contemporain mondialisé dans son marché, son esthétisme et ses recherches... le tableau mécanique de Marcela Armas est un ballon d'oxygène. La jeune oeuvre de cette artiste met en perspective un art de représentation et d'allégorie à travers des machines expérimentales et des robots. Car les pièces mécaniques de Marcela Armas interrogent la place de la technologie dans une société moderne et face aux nuisances qu'elle occasionne. Mexique_ChainePL.jpgMexique_ChaineTTGP.jpgMexique_ChainePS.jpg I-machinarius (2008) est un dessins mécanique en marche constante. formé d'une chaine et de pignons, cette mécanique dessine les contours du Mexique. Cette machine invisible, ce robot géographique ou géométrique se cache derrière la cimaise ne laissant apparait de son ergonomie que ses pignons plus ou moins gros autour desquels tourne la chaine, inlassablement, inexorablement la Chaine. les seule traces la vie de cette oeuvre sont les traces d'huile, pétrole qui jour après jours macule la cimaise comme autant de rejets pétroliers. Un Pétrole brut qui s'écoule vers la frontière Américaine. Pétrole mexicain que les USA ponctionnent inlassablement, inéluctablement, sans tenir compte des dégâts qu'ils occasionnent sur le Mexique. I-Machinarius nous offre une contemplation de ce gachit inexorable.... Entre fresque et sculpture, entre machine et cri d’alerte. Mexique_Expo2.jpg Resisting The Present nous montre 12 ans de création Mexicaine, comme un immense cri d'alerte. Des 4 coins du Mexique s’élève la voix des artistes indignés, d’artistes qui entrent de plein pied dans l’art occidental, faisant abstraction de l’émergence d’un pays pour proposer un art sans compromis.