Réalisé avec le Département de Domotique de l’Université de Rennes 2 pour une intervention in situe dans l’entre sol bétonné, qui est l’ordinaire de la galerie de la fac : Art & Essai, Qui-Vive, installation intelligente, sorte d’Alien universitaire, vit non seulement pour nous et par nous : spectateurs/visiteurs, mais aussi de l’activité des usagés de la Bibliothèque Universitaire qui hante l’étage juste au dessus de la galerie. C’est en effet les sons de pas et les bruits de mobilier, visualisation sonore de l’activité des étudiants chercheurs au travail dans la Bibliothèque, qui vont aussi donner vie à l’œuvre. Associée aux déplacements des visiteurs de la galerie, une vie mécanique et lumineuse, sonore et inquiétante prend forme. Dans un clair obscure persistant le visiteur est confronté à un capharnaüm de tables et de chaises. Surprenante décharge pour un étranger aux usages revendicatifs estudiantins. Sculptures somme toute banales car dans une fac en grève ces barricades de tables faméliques et de chaises tubulaires multicolores sont légions. Or voilà, ici, point de grève, point de réserve de matériel, point de révolte ni de barricades. Ces tas de chaises et de tables, éclairés en clair obscures rugissent par les mécaniques qui développent leur facultés de mouvance. Au gré de nos déplacements dans le silence de la galerie, juste ponctué des crissements de talons et de chaises des « voisins » du dessus, le monstre se réveille. qui-viveM1.jpg qui-viveM2.jpg qui-viveM3.jpg Mais difficile de trouver là un alphabet de déplacements propres à dialoguer avec la bête. Il faut subir et observer la subtilité de la transformation. Et rester sur le… Qui vive ! En deux mots Qui vive est une pièce expérimentale qui consacre un vrai sculpteur contemporain . Car ce titre (Qui-vive) à double sens nous alerte nous spectateurs, et en même temps fonctionne comme une incantation pour donner vie à l’œuvre, au montre, pour rassembler les forces participatives à faire jouer, vivre, Qui-vive. qui-viveMX.jpg Mais à bien y penser, Qui-Vive, œuvre sans images, n’est pas si éloignée des préoccupations d’œuvres partagées de Samuel Bianchini. Et malgré un problème de clé, sa sensibilité promet de faire école.