- Pour cette troisième édition Photoquai invite la photographe Françoise Huguier comme directrice artistique. Avec Son compère Christian Caujolle elle va nous faire parcourir le monde pour y découvrir les photographes de demain. United color of photography, Photoquai nous emmène d’Afrique du Sud au Japon, du Brésil au Cambodge, de la nouvelle Zélande à la Biélorussie et du Brésil en Inde, c’est 46 photographes de près de 30 nationalités qui exposent plus de 400 photos. Il y en a pour tous les goûts et pour le plaisir de tous les yeux, tous les styles de photographies. Une promenade inédite pour écouter le « bruit du monde » PhotoquaiTitreVertical.jpgPhotoquaiVisitVertical.jpgPhotoquaiTchador.jpgPhotoquaiGuerre.jpgPhotoquaiVisiteurs.jpgPhotoquaiTheatre.jpg

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- Le bruit d’un monde, mais d’un monde en guerre c’est aussi ce que propose Massimo Berruti, jeune reporter photographe qui s’est attelé depuis 2008 à un vaste travail documentaire sur les peuples pakistanais. Il est italien et lauréat de la seconde édition du Prix Carmignac Gestion du Photojournalisme. Son terrain de jeu le Pakistan et ses montagnes et une vallée abandonnée de tous, la vallée de SWAT. Ce jeune reporter va (avec son fixeur) vivre et partager la vie des gens qu’il photographie y aller et y revenir. Observer et écouter et nous rendre non seulement des images fortes. Mais les instantanées d’un quotidien oublié des dieux, un paysage de guerre duquel Massimo tire d’humain au dessus de l’anecdote, l’art au dessus d’une actu. Dans cette exposition somptueuse au sein de la chapelle des Beaux arts de Paris, ce photographe est plus qu’un reporter, car ces panoramiques abstraites sont autant de fresques dédiées à la mémoire des lieux qu’à la poésie de ses habitants ; d’étonnantes images de guerre. TopoAerirn.jpgTopoFaruki.jpg - L’abstraction des panoramiques de guerre de Massimo Berruti est à l’image des Topographies de guerre que présente la "Plate-forme d’exposition d’édition et de réflexion et de pédagogie dédiée à l’image-document" de l’impasse de la défense (75018) : le BAL. Cette exposition signée Diane Dufour (directrice du BAL) et Jean-Yves Jouannais (historien d’art et écrivain artiste) pose 2 questions : Comment imaginer qu’autre chose que la bataille puisse représenter la guerre ? Le territoire de la guerre est-il en train de devenir une donnée abstraite, une construction idéologique, une donnée irreprésentable ?

Entre ces deux interrogations un panorama de vidéo et de photo produites par des artistes fascinées par la guerre et ses séquelles. Alors en cette veille de 11/11/11, à 3 ans du centenaire de la Grande Guerre, on ne peut penser aux paysages de la Somme et du Nord de la France dévastés par la folie des hommes, creusés de tranchées et de bunkers, terres brûlées, têtes brulées et gueules cassées pour… souvent pas grand chose.

Entre ces deux interrogations des photographies : les paysages nus de Pola de Pietri, les déserts de Jo Ractliffe, les vues aériennes de Jananne Al-ani, et les Miradors de Donovan Wylie (entre autres) sans oublier les vidéo de Harun Farocki et le fameux Collateral Murder de Wikileaks. La guerre c’est toujours jouée sur la géographie : remodelage des frontières, étude du terrain pour les opérations guerrière et propagande nationaliste passant par des relectures géographiques. Et cette exposition en est une démonstration qui aurait pu être poussée plus loin. PFBourdieu.jpgPFMontage.jpgPFExpo.jpg Alors si vous avez du mal à choisir il reste Paris Photo. Vous y trouverez tout et vous pourrez acheter. - Car cette année « Paris Photo grandit encore » dans la dynamique d’un marché tiré par la Fiac et autres spéculations artistique. Nouveau lieu (le Grand Palais), 177 galeries d’une vingtaine de pays, la photographie africaine (du nord au sud) à l’honneur avec un focus sur les Rencontres de Bamako, un point sur les collections privées (avec JP Morgan… ça spécule) et les acquisitions récentes de 3 institutions majeures (La Tate (Londres), le Musée de l’Elysée (Lausanne) et l’International Center of Photography (NYC)) avec Giorgio Armani… ça mécénise un max. Et puis n’oublions pas chaque jour la plateforme Paris Photo. Chaque jour : entretiens, conférences, rencontres, tables rondes, performances sur une thématique différentes. Dimanche : le Corps, Samedi : la société et les médias, vendredi : la technologie, et aujourd’hui : la géographie.

Alors RDV pour voir et acheter, et vis versa, de la photographie, mais attention outre son accessibilités esthétique et financière la photographie a souvent tendance à multiplier les images et les « O ». Et comme disait Walter Benjamin à l’heure de la « reproductibilité technique » de l’art : la masse accrue des intéressés a généré un type d’intérêt bien différent.