Parcours : du « cocon de contemplation » de Pierre Yovanovitch avec une vidéo onirique de Bill Viola (Portrait Vidéo/Photographique) à la « salle à Manger sculpture » de Chahan Minassian avec ses trompes l’œil et ses fausses perspectives accentuées par un tapis miroir, en passant par le « salon des illusions d’optiques » avec les étoiles de Fabrice Hybert au centre d’un cocon en claire-obscure, la « Chambre façon Mark Rotko » d’india Mahdavi, le « cabinet japonais » de François Joseph Graf regorgeant d’antiquités rares et chères, ou le « salon César » d’Alain Demachyle, rien ne nous est épargné. OLYMPUS DIGITAL CAMERA ArtCuViolaLarge.jpgOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Au milieu de cette débauche d’art et de déco (de luxe, souvent surchargé à outrance (d’objets, de couleurs, de savoirs faire artisanal, de surprenant ou d’incongru) des surprises artistiques, et notamment dans le « salon décalé dans l’espace et le temps » de Thierry Lemaire où face à un Baselitz, Christophe Raynal propose des sculptures photographiques abstraites en relief surprenantes. Ce jeune artiste contemporain qui travaille beaucoup aux USA renouvelle à la fois la sculpture et la photographie à travers un design abstrait très intéressant. OLYMPUS DIGITAL CAMERA ArtCuRaynalTS.jpgOLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Mais, ces décorateurs/créateurs nous montrent tous comment vivre avec l’art… Comme si l’art ne se suffisait pas !… Comme s’ils avaient besoin de ce supplément d’âme artistique pour convaincre leur riches clients que la décoration est de l’art ou l’art doit être un des élément de décoration. Leurs « décors » regorgent « d’art ». On peut découvrir des merveilles d’artisanat à travers les créations d’ébénistes, de drapiers, de ferronniers et de Bronziers, de créateurs de tapis, de créateurs et éditeurs de textiles, de designers d’albatre ou de lumière… de brodeurs, de domoticiens, de fabriquant de Mobiliers, de maçons et de peintres, de passementiers, de staffeurs, de stucateurs ou de tapissiers… tout cela n’est pas nouveau, mais nous enchante.

Mais revenons à l’art contemporain et moderne qui habite cette « exposition ». Bien sur, c’est pas nouveau, plus de la moitiés des collectionneurs achètent consciemment ou pas pour meubler leur petit intérieur. Aujourd’hui ArtCurial fait monter ce pourcentage… les décorateurs et les marchants d’art mènent le même combat : vendre aux riches… Pourtant au milieu de ces intérieurs surchargés qui se visitent comme les appartements de la reine à Versailles !!! Une respiration : la « cellule d’habitation utopique » de Joseph Dirand. C’est la seule présentation où la décoration (même le mur vidéo) est une œuvre d’art à part entière. Une vraie bonne surprise et raison de quitter les Champs Elysées et de pénétrer l’hôtel Dassault à l’abordage du marchandising d’ArtCurial, qui, sous nos yeux ébahis, ose présenter Le Veloster, nouveau coupé de Hyundai, sur une stèle entouré de miroirs comme une œuvre d’art !!! Depuis le coup du Picasso de Citroën plus rien ne nous étonne et tout est à vendre… du grand art ! ArtCuVoiture1.jpgOLYMPUS DIGITAL CAMERA