Jusqu’au 7 novembre 2010, le Musée des Arts et Métiers accueillera MUSEOGAMES, la première exposition de cette envergure entièrement consacrée au jeu vidéo et à son histoire. Le grand public est ainsi invité à prendre le contrôle des machines qui ont construit le jeu vidéo tel qu’on le connait aujourd’hui, du vieil ordinateur (amiga) jusqu’aux dernières consoles de salon, en passant par les bornes d’arcades et d’autres pièces de collection beaucoup plus insolites. Aux quatre coins de cette exposition, des salons d’écoute interactifs diffusent des interviews des grands noms du jeu vidéo français, intelligemment interrogés sur leur art et leur parcours dans cette industrie.    Les visiteurs sont ensuite amenés à traverser un couloir rempli de pièces vidéoludiques de collection. Enfin, la pièce centrale de l’exposition offre au public l’occasion de s’essayer à une vingtaine de jeux en tous genres, retransmis sur les murs de la haute salle du musée. Allant de Pong (1972) aux consoles de salon des années 2000. C’est donc trente ans d’histoire condensés en une collection éclectique et recherchée de jeux qui ne pourront qu’évoquer de vieux souvenirs à quiconque aura un jour eu un pad entre les mains, mais aussi interpeler les néophytes qui auront ici une excellente occasion de s’essayer à de nouvelles expériences ludique.    Dans l’arrière-salle « Game Over », c'est la caverne d'ali baba. Le public peut s’essayer à un limité, mais exhaustif, choix de bornes d’arcades d’époque. On y retrouve notamment une authentique borne biplace de Street Fighter II, qui nous rappellera le fossé graphique et technique entre la version arcade des jeux de l’époque et leur portage sur consoles de salon ; mais également une borne originale d’Outrun, pourvue de son unique et bruyant retour de force. 
S’y côtoient aussi une borne de tir virtuel, un shoot them up classieux ainsi qu’un original arcade racer en scooter de ville.  Mais la plus intéressante trouvaille de Muséogames reste la borne holographique de Time Traveller, véritable chaînon manquant du Game Design ayant vu le jour en 1991. Et heureusement, ici, les crédits sont illimités, c'est une histoire à rejouer et c'est open bar ! Aucune excuse, donc, pour ne pas s’essayer au plus vite à tous ces piliers de l’histoire du jeu vidéo… Charlie Boulitreau