L’automne à Pékin, le printemps à Séoul
Par Jean-Jacques Gay le samedi 15 mai 2010, 15:47 - Expositions - Lien permanent
Printemps Perfume Présentation du Art Center Nabi de Séoul
Centre des arts d’Enghien-les-Bains jusqu’au 30 juin 2010. Cette
exposition d’œuvres numériques et interactives de jeunes artistes coréen
soutenus par le Nabi Center de Séoul nous ouvre un porte de la
création du « Pays du matin calme » (autre nom de la Corée). Ouvert
depuis 2000, ce centre dédié aux arts numérique à aussi bien montré des
artistes internationaux que des jeune créateurs Corée.

A voir un ensemble de créations interactives toutes plus surprenantes les unes que les autres dont la vue d’ensemble apporte une grande fraicheur. Car l’ensemble de ces artistes plus que de ce poser des questions existentialistes restent toujours au plus près des usages que vont en faire leurs contemporain qu’ils soient amateurs d’art ou industriels. Sans à priori, il se frottent au design et apportent une nouvelle vie à la vie. D’ailleurs le Nabi Center par la voix de Dooeun Choi (sa directrice et co-commissaire de cette exposition) ne s’en cache pas : « il travaille à rendre visible les convergences entre l’art et les technologies numériques actuelle » et il prétends « faire des arts numériques, un média répandu après du public le plus large » ce qui n’est pas toujours le cas en Europe et en France.
Dans l’espace pas toujours facile du centre des arts d’Enghien les Bains et travers cette exposition généreuse certains jeunes coréens se singularisent. Nous citerons les images de Berceuse/Poisson Vert, animation en 3D (images de synthèse et non pas en Relief) et Berceuse/Channel qui sont autant d’images qui travaillent sur le tatouage et le corps révélé (ou caché) de KIM JOON.
L’interactivité de KICHUL KIM avec la pièce Contact où les sons
font signes, et de WON KOH & JIHOON BYUN et leur pièce Maladie
Mentale où un souffle remplit de mots un petit pot de terre, relèvent de
la magie. 
Beaucoup d’autres oeuvres nous interrogent ici par leur
simplicité et leur ingéniosité. Mais dans l’ensemble les 18 jeunes artistes
coréens tiennent leurs promesses et nous transportent non pas au pays du matin
calme mais dans celui d’un art numérique réfléchi et travaillé dont on aimerait
bien avoir en France un tel panorama.
