Bien sur, il y a tout le travail sur la shoah, sur le temps qui passe, sur les femmes, sur le souvenir… la mémoire. Des oeuvres comme White-Out : entre l'écoute et la parole, 2002 ou L'aspect humain des choses, 2004-2006, D'eux, 2009 ou Echoes in Memory, 2007 le confirment. Bien sur il y a la photo, la vidéo, les effets, les ITW, la sculpture, le film, le concept. Mais le résultat de cette débauche de moyen et de projets à travers le monde reste une suite de fausse bonnes idées qui mettent le spectateur en porte à faux, l’obligeant à chercher une explication à tout ça.    Alors pourquoi tant de mal, tant de travail, tant d’énergie… pour ces flops ? Une pièce comme Entre l'écoute et la parole : derniers témoins, Auschwitz 1945-2005 réalisée entre 2004 et 2005 en est une preuve. Cette grande installation qui montre une suite de réflexions muettes de rescapés des camps de la mort, face à des questions que l’on ne connaitra jamais, et avant des réponses dont on est privé… en est un bon exemple. Bonne idée… mais pour quel résultat si le public reste dehors ??     Pourtant les mises en scène son séduisantes, les rencontres pimentées, la générosité de l’artiste incontestable… dommage.