Alors, on entre dans « l’atelier » comme dans une église, tout petit devant une gigantesque eau forte du maître par le maître. Puis on saute d’image en images sur cette suite de grandes peintures qui imposent le respect d’un artiste qui se met à nu avec simplicité, avec rigueur et avec constance.  Devant Painting Working Reflexion (1993) on se retrouve face à face avec le maître nu au travail, ou tout du moins dans la réflexion du peintre. « J’ai toujours eu le sentiment que mon travail n’avait pas grand chose à voir avec l’art… » écrit Lucian sur les cimaises. LF6.jpg Alors on imagine ce grand nu, autoportrait figé du maitre en pied, avec juste ses pantoufles, le couteau en l’air et sa palette dans l’autre main. Palette d’où les couleurs grouillent dans une matière virulente qui se propage au grand corps nu en lui disant « tu est né de la peinture… et tu redeviendra peinture. »