En effet des derrières de tableaux (célèbres ou pas) sont représenté échelle 1, comme autant de visions de réserves de musées. Dos de tableaux photographiées et contrecollés sur acier, sur des supports bois les décollant des cimaises de la galerie. Ces photo objets par leurs détails nous indiquent quel tableau ils cachent (ou supportent) étiquettes, notes de réserves de musées, gribouillis de propriétaires anciens, cachets d’authenticité… cadres et sur cadres nous tracent la vie de l’œuvre qui reste invisible à nos yeux. Si la réalité, a toujours été derrière la peinture (avec le modèle et le sujet du peintre), si la photographie a toujours eu la chance de bénéficier de cette réalité… certain n’ont ils pas dit « la photographie c’est la vie ! ». Aujourd’hui Philippe Gronon met peinture et photographie dos à dos pour un duel final. Bien sur cette astuce, ce concept est certainement à la mode… le Louvre n’as t’il pas mis à jour un Rembrandt caché dans un dos de tableau et fait un film sur la richesse de ses versos !!! Mais là n’est pas le but de Philippe Gronon, qui en plasticien-photographe trace depuis ses débuts une relation entre l’image et l’objet, et pour qui cette étape est la juste trajectoire d’une œuvre contemporaine qui repense son médium avec obstination et rigueur, jusqu’à donner une autre image à la photographie.

A Lyon Galerie Georges Verney-Carron 45 quai Rambaud – 6002 Lyon