Organisée en collaboration avec la Tate Modern de Londres, cette exposition rétrospective parisienne de l'œuvre de Louise Bourgeois occupe une grande partie du dernier niveau du Centre Pompidou avec plus de 200 œuvres (peintures, sculptures, installations, dessins, gravures, objets) réalisées entre 1940 et 2007 par cette française, exilée outre atlantique avant guerre. Une exposition qui, si elle insiste sur les dix dernières années de création de cette dame de 96 ans, rayonne certainement grâce aux œuvres les plus récentes de Louise, et notamment ses grands dessins présentés en écho dans la Galerie d’Art Graphique du 4ième étage. Dessins qui reste les œuvres les plus marquantes de cet événement Bourgeois. Dessins "maladroits" à travers lesquels l’artiste apparaît à vif toujours plus assoiffée d’expression. Dessins crus d'une artiste qui ne cesse de renouveler son langage artistique. Bour1 bour3 Mais ce qui étonne, des premières femmes maisons jusqu’aux plus infimes sculptures qui grouillent dans les vitrines, en passant par les dessins les plus simple, c’est la qualité technique du travail de Louise Bourgeois sur les matériaux les plus divers : Pierre, Bois, Caoutchouc, Acier, Ferraille, Moulages, Assemblages…

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On dirait que Louise a eu de multiples vies. Car seule une immersion totale dans tous ces savoirs faire artisans ont pu amener cette femme à acquérir ces sciences de l’usinage et du façonnage des formes créant autant d’objets-œuvres qui sont là comme ses nombreux enfants, parents, amis, amants. Cette dame, dont les araignées géantes et les allusions crues ont défrayé la chronique, apparaît à travers cette rétrospective à sa juste valeur : celle d’une des plus grandes artistes de sa génération.