Beaubourg jusqu’au 7 janvier 2008 Vite, vite… C’est presque fini… Abel Gance disait "vous qui entrez dans l’enfer des images, considérez vous comme perdus !" et c’est un peut de ça que le Service Nouveaux Médias (sic !) du Centre Pompidou nous propose pour la 7ième fois. Cette année encore le 7ième art rentre au Musée en explorant le temps d’une image photographique à travers l’œuvre cinématographique de David Claerbout. Après Stan Douglas, Johan Grimonpez, James Colman, Pierre Huyghe, Ugo Rondinone et Issac Julien, les cimaises de l’espace 315 s’animent d’immenses images en mouvement dans l’obscurité propice au recueillement des salles obscures. Et la grande messe du cinéma se marie encore une fois avec la solannellité muséale, à travers la présentation de 5 pièces de cet artiste Belge qui "vit et travaille" à Anvers et enseigne à Amsterdam.  Le caractère contemplatif de ces images qui induisent une certaine narration qui frustre le spectateur comme lorsque l’on arrive en retard au cinéma ou que l’on doit quitter la salle avant la fin du film. Et là, la narration laisse la place au décor, l’architecture des plans fixes prends alors une réelle importance jusqu’à masquer le jeux d’acteurs qui se débattent comme autant d’animaux de Laboratoires.   Alors le visiteur se retrouve à errer dans cette pénombre singeant les protagonistes de Claerbout, sans but, sans histoire et sans avenir. Même si David Claerbout joue sur le temps, la répétition, la langueur, l’espace et la lumière, si la beauté de ses images nous immerge dans un univers hors du commun avec un talent incontestable la frustration persiste sans raison apparente. The Stack (36 minutes), Bordeaux Piece (13h43min), Shadow Piece (30min), Sections of a Happy Moment (26min) et Long Good Bye (40min) sont autant d’images (25X57300) : 1432500 exactement que le spectateur à du mal à percevoir sans se voir pris en otage dans l’enfer de Claerbout. Mais comme tout le monde le sait : "l’Enfer ! c’est les autres !"