Une correspondance d'Élodie L arton449-140x200.jpg

Il fallait y aller ! C’était le dernier jour où le roi faisait audience. En effet c’est au musée Galliera que Castelbajac nous exposait sa filiation non seulement des quarante dernières années mais de l’histoire française tout entière. Ne sachant où se situer entre courbettes et pédanterie, il faut rester en éveil devant tant de contradictions. Quand on prône sa particule, il faut pouvoir envoyer du lourd ! La seconde salle avec sa collection d’objets historiques, textiles pour la plupart, est une subtile mise en appétit à la salle du trône. La légèreté apportée par la sponsorisation capillaire de Marie Antoinette dans son petit écrin ne prévient aucunement de la démesure qui va suivre. Car de l’extraction audacieuse du 18ème ne reste que la toile de Jouy. Ce n’est pas le trône qui exaspère, aussi provocant qu’il soit mais bien plus le prétexte du culte. Loin d’un militantisme contre les corps insignifiants tuteurs de la couronne, c’est le copié -collé des références et des personnages qui choque. Du culte pour du culte ! C’est un peu facile et dommage de se cacher derrière ce lien vide. La dernière étape retrouve du charme même si la répétition (déjà présente dans la première salle rubicube) a tendance à étouffer la poésie. La vidéo d’Hello Kitty en touriste à Paris reste séduisante. Quelques modèles font preuve d’intelligence et de culot bien placé telle la robe Gallimard. Mais comment peut on prôner la déstructuration quand on s’appui sur ses ascendants. On est bien loin de toute révolution et de toute noblesse d’ailleurs ! Jouer l’aristocrate déchu l’emporterai sur la reconquête mondaine ? medium_030.jpg C'était "Gallierock", du 7 avril au 29 juillet au musée galliera à Paris.