Que penser de l’art de Stéphane Pencreac’h…? Qu’il est opportuniste et branché, novateur et indépendant, ravageur et frais ??? Et bien peut-être un peu tout ça à la fois ! Car si l’exposition jumelle de cet artiste quadra proposée à la Galerie Anne de Villepoix et à l’Hôtel particulier rénové, dégotté en plein Marais par Sébastien Nahon s’avère un des événements artistiques de cet été parisien, la gamme des toiles et des sculptures récentes exposées par Pencreac’h a le mérite d’envisager de nouvelles visions plastiques et esthétiques.  Ses grandes toiles en relief où se mélangent objets, photographies et peinture, comme ses sculptures graphiques et organiques monochromes, sont autant de réflexions et de références sur une contemporanéité d’icônes où Pencreac’h imagine l’image plus forte que la mort. Et si le monde de créatures et de gadgets que propose Stéphane Pencreac’h oscille entre le pop et l’expressionnisme en passant par le surréalisme, entre le gadget et l’icône sans oublier le sensationnel. Ses faux et vrais bronzes s’écoutent comme autant de monuments à l’enfant qui sommeille en tout homme. Ses Pin up et gravures de mode pornographiques résonnent en de gigantesques collages surréalistes directement confrontés à une peinture sauvage et cruelle. Si les toiles de Stéphane Pencreac’h appellent de nombreuses références (Bacon et Hockney, n’en sont pas des moindres) leurs correspondances avec ses sculptures n’est pas d’une grande évidence, sauf à considérer les deux faces d’un même artiste, pour qui collage et architecture restent la référence d’une œuvre en devenir que le monde de l’art s’arrache déjà ! Bref, une exposition à vendre… et qui se vend bien ! Une exposition à voir et un art qu’on a hâte de voir grandir.

Jusqu'au 31 juillet, à la galerie 43, rue de Montmorency et à l'Hôtel 12, rue Barbette, 75003 Paris.