JLG, qui en 1985 plaisantait déjà sur son avenir « la télé ne lui laisserait qu’une place de balayeur » et sur celui plutôt morose d’un cinématographe léthargique, installe aujourd’hui ses images au musée.
Au musée !???
Et une question nous brûle les lèvres : cette entrée du cinéma à la pinacothèque n’en sonne t'elle pas le glas !!?? Oui ! Non !!! Pas vraiment ! dirait JLG.
Enfin ! avec Voyage(s) en utopie, JLG,1946-2006 à la recherche d’un théorème perdu, (on souffle un peu !) le professeurGodard investit les galeries contemporaines du Centre Georges Pompidou jusqu’au 14 août et attention les yeux. Lui qui en 1946, Jean Luc Godard commençait son cinéma dans les revues de cinéphiles, interroge encore et toujours les images avec ses mots mais au musée. Et là, sur les traces de son Histoire Du Cinéma, de ses documentaires, ses fictions, ses vidéos et surtout ses engagements politiques et autres utopies… JLG présente une foultitude d’écrans plats et de mises en scènes façon « expo en cours d’installation » sans comparaison avec l’exposition pédagogique initiale dont on ne peut qu’admirer les maquettes : Machines utopiques qu’on espère un jour admirer. Reste une programmation sensationnelle de toute la filmographique de l’Oracle du lac Léman, réservez vos places, c’est cet été et (encore) à Paris !

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