« Henry Darger (1892/1973) est considéré comme un des piliers de l’art brut américain ». Mais comment classifier sérieusement une telle œuvre ? Des petites filles se promènent dans un champ de bataille… nues, bien sur ! et dessinées maladroitement, tout comme les diables guerriers qui les entourent. Paysage de la seconde ou première guerre mondiale, c’est la guerre de sécession qui a les faveurs de Darger. Les dessins sont grands, réalisés sur cartons et de formats très différents, collages, découpages et recollage semblent être le seul mot d’ordre de cette fureur créatrice. Enfant, Henry Darger, considéré difficile fut confié à un institut spécialisé. Il en reviendra… mais ne sera jamais comme avant ! C’est dans cette folie créatrice que Henry Darger se réfugiera. Une folie, qui pour la petite histoire, emmena Darger a tenir des cahiers, où quotidiennement il comparait la météo du jour et les prévisions qu’en donnaient les journaux. Une folie qui nous projette dans un monde à la Lewis Carroll où l’on attendrait toujours le lapin. Un univers unique où le bruit sourd de la fureur de Darger est une expérience unique, à découvrir et à vivre à la Maison Rouge jusqu’au 24 septembre. C’est encore à Paris et à la Bastille !

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