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lundi 23 mai 2011

Dans le ventre de l'art…

Leviathan, Anish Kapoor, Monumenta 2011, jusqu'au 23 juin 2011, c’est à Paris et au Grand Palais. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Monumenta vous connaissez ? C’est un événement artistique contemporain, Parisien et Français qui utilise l’écrin de verre et d’acier du Grand Palais et auquel le Ministère donne tous les moyens pour un rayonnement maximum. Anish Kapoor vous connaissez ? C’est un artiste international Anglo-Indien (Turner Prize 1991). Cinquantenaire, Kapoor a une oeuvre qui fonctionne sur trois concepts : 1) la couleur et le monochrome, 2) le corps originaire, 3) la peau de l’objet. Anish Kapoor va prochainement travailler sur l'oeuvre phare des prochains Jeux Olympiques de Londres. Aurel2.jpgOLYMPUS DIGITAL CAMERA Maintenant, entrons dans Monumenta 2011. Pénétrons Leviathan, l’oeuvre monumentale de Kapoor qui épouse le Grand Palais. Tout d’abord un seul regret : ne pas entrer DANS l’oeuvre avant d’entrer dans Monumenta ! Je m’explique : Leviathan est une gigantesque “chaussette”, baleine échouée qui rentre en totale résonance avec la structure des trois halls du Grand Palais. Or, le visiteur est dirigé directement dans le grand palais afin qu’il mesure sa misérable carcasse à la monumentale sculpture caoutchoutée qui fait écho avec les 35m de haut et les 13000 m2 de cette architecture Art Nouveau.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Alors c’est beau, c’est grand, c’est majestueux, c’est époustouflant, c’est grandiose, c’est lumineux, c’est monumental. On fait le tour de l’animal, on se confronte à sa carcasse qui absorbe et renvois admirablement la lumière de la nef et du dôme de ce fleuron de l’architecture française. Et tout ça est très beau, une belle structure dont les reflets de la structure sphérique n’est pas sans faire penser (le kitch en moins) les ballons baudruches pop de Jeff Koons, jusqu’à ce qu’on remarque que cette “chaussette” gonflée à un ventre pénétrable, visitable et accessible (en faisant une queue plus ou moins longue). Et là, un autre voyage commence…OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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Fondation Cartier pour l’Art Premier

Vaudou, fondation cartier pour l'art contemporain, jusqu'au 25 septembre 2011 Paris

"En Afrique, il n'y a aucune mort naturelle ! " Entendue au détour d'une archive filmée sur un plateau tv, où Jacques Kerchache s’exprimait sur sa rencontre avec le Vaudou cette explication succincte résume à elle seule le mythe Vaudou selon Kerchache. . C’est celle d’un anthropologue, aventurier ethnique, qui nous livre sa fascination pour la simplicité des croyances africaines pour la magie Vaudou. Car on va parler d’art, mais aussi de Magie. OLYMPUS DIGITAL CAMERA Donc, si aucune mort n'est naturelle, toute disparition est due à l'autre : le voisin, le cousin, l'ethnie opposée, le sorcier vengeur, la frangine jalouse ou l'épouse inconsolable ! ... Voilà donc un mystère Vaudou et une exposition fascinante ! Car il est incroyable de se retrouver face à face avec ces statues Vaudou, face à ces vecteurs de mort encagés de verre dans les sous sols d’une Fondation Cartier pour l’Art Contemporain, qui met ses pas dans les traces de Kerchache, un Kerchache instigateur du Musée du Quai Branly, Kerchache grand ordonnateurs du Pavillon des Sessions qui ouvrit le Louvre aux Arts d'Afrique, Asie, d'Océanie et des Amériques, un Kerchache, porte parole infatigable "pour que les chefs d’œuvres du monde entier naissent libres et égaux..." un Kerchache malheureusement décédé avant l'heure et qui revient aujourd’hui d’entre les morts pour nous proposer de revivre avec lui son aventure au pays du Vaudou. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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mardi 22 mars 2011

Graveur des antipodes

Dennis Nona Entre ciel, terre et mer ou le mythe revisité jusqu’au 20 mai 2011 Ambassade d’australie Paris. OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA En observant le travail de sculpture et de gravure de Dennis Nona, une seule question se pose : à partir de quel moment l'art ethnique est il une création contemporaine ? Bien sur tout art d'aujourd'hui qu'il soit artisanal, ethnique, urbain, brut ou institutionnel devrait porter cette appellation d'art contemporain. Pourtant de subtiles catégories sont tous les jours tracées pour faire de l'art traditionnel (qu'il soit ethnique ou artisanal) un sous art contemporain. C'est là que Dennis Nona transcende les frontières établies par le monde de l'art, donne un joyeux coup de pied dans les catégories établies et réussit le tour de force de porter ses racines aborigènes et maories du détroit de Torres au Panthéon des créations contemporaines de ce début de troisième millénaire. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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Cannibale toi même !

Tous cannibales jusqu’au 15 mai 2011 à La Maison Rouge (Fondation Antoine de Galbert) Paris '' OLYMPUS DIGITAL CAMERA "Nous sommes tous des cannibales. Le moyen le plus simple d'identifier autrui à soi-même, c'est encore de le manger."''

Cette réflexion de Claude Lévis-Strauss en exergue à l'exposition Tous Cannibales présenté a la Fondation du collectionneur et mécène Antoine de Galbert ce printemps propose à Jennette Zwingenber d'exposer une jeune génération d'artistes « travaillant sur l'incorporation ». Mais ces "jeunes" photographes, vidéastes, dessinateurs, sculpteurs, peintres vont s'entretenir avec de grands anciens dont les : gravures, illustrations, enluminures, objets d'arts premiers, vont témoigner de l'évolution du thème de l'anthropophagie à travers les âges..... OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA A la Renaissance des explorateurs Européens ont rapporté une étrange légende sur les débuts du cannibalisme : « on dit que deux tributs se faisaient la guerre. Un jeune guerrier fut tué. Sa mère le pleurait jusqu'à ce que son assassin soit capturé par ses frères d'armes qui le ramenèrent au village. A sa vue la vielle femme cessa de geindre et se rua sur le captif pour le mordre au sang et lui enlever un morceau de peau. Soigné, celui ci réussit à s'évader et raconta à sa tribut que chez leurs ennemis on dévorait les prisonniers. » Ainsi, de représailles en représailles, cette escalade donna naissance à l'anthropophagie. Cette histoire n’est pas comptée dans Tous cannibales, pourtant les artistes contemporains qui vont à la rencontre de la légende nous démontrent que le cannibalisme commence dès le sein maternel a travers l'illusion de la transmission mystique, filiale, photographique, historique, narrative, plastique, conceptuelle et pourquoi pas religieuse : « Mangez ! Ceci est mon corps ! ».

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Piguet de Rouen

« Le Beau Est toujours Bizarre » CB (le FRAC Haute-Normandie donne une carte blanche à Philippe Piguet) jusqu'au 17 avril, FRAC Rouen. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le beau est toujours bizarre ! a dit Charles Beaudelaire, et Philippe Piguet nous le donne a vérifier.... A moins que ça ne soit le contraire ! En tous les cas, le choix et que les œuvres choisies dans le fond du FRAC Haute Normandie nous le démontrent une bonne fois pour toute : le bizarre est toujours beau !.... Et Jana Sterbak, Glen Baxter, Philippe Bazin, François Daireaux, Jean-Jacques Dumont, Joan Foncuberta, Charles Fréger, Olivier Leroi, Natacha Lesueur, Javier Pérez, Anne-Marie Schneider, Ji-Yeon Sung, Jeanne Suspuglas, ou Yves Trémorin (et j'en oublie quelques uns) le singularisent, en construisant ensemble cette démonstration. OLYMPUS DIGITAL CAMERA Sculpture dans une plume, goute d'eau a l'envers et en macro, photo de mode de bidasses, portraits d'aujourd'hui comme au 15e siècle et en photographie, peintures d'outre tombe, sculpture d'outre-formes, c'est tout l'art d'aujourd'hui que met en lumière cette sélection du FRAC Haute-Normandie. OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA Bien sur, il faut rappeler que les FRAC (Fond Régional d'Art Contemporain) ont aujourd'hui 30 ans. Car si leurs 20 ans ont été fêtés avec tambours politiques et trompettes médiatiques... Les trois décennies de ces organismes régionaux voulus par la loi de décentralisation de 1981 ont pour mission de collectionner et de médiatiser ( diffusion et médiation) l'art d'aujourd'hui. A ce titre, le beau est toujours bizarre est exemplaire, car cette exposition ouvre un nouveau monde au public que ne manqueront pas de convier à ce voyage les médiateurs du frac de haute Normandie.

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Performance Intérieure : « pendant un certain temps, je n’ai pas été primate ! »

La part animale Art Orienté Objet Jusqu’au 06 mai 2011 à Rurart 86000

Ljubljana, 22 février 2011, 19h30 - Dans un entrepôt du centre de la capitale des Slovènes, les artistes français Marion Laval-Jeantet et Benoit Mangin fignolent les derniers préparatifs d’une performance qui dans les instants à venir va peut-être totalement changer leur façon d’appréhender le vivant. AOOperfsang.jpg Art Orienté Objet travaille depuis 20 ans sur le bio-art en traçant une œuvre singulière autour des sciences du vivant et autres écologies scientifico-sociales. Entre ethnologie, ethnopsychiatrie et bio-technologies ces deux artistes n’ont de cesse de questionner notre rapport à l’animalité ou les manipulations génétiques qui transforment notre rapport au monde vivant. AOO4.jpgAOO2.jpg

Ce soir là, à Ljubljana grâce à Yann Hauser (le commissaire de la performance) et dans l’un des rares centres d’art bio-tech Européen, la Kapelica Galery, Art Orienté Objet réalise la performance « Que le cheval Vive en Moi ». Marion va laisser Benoit lui injecter un sérum chevalin (immunoglobuline traité en laboratoire). Elle va mélanger son sang à celui de l'animal et tenter, après métabolisme, d’entrer en communication avec celui-ci… partie partie prenante de cette performance du Centaure intériorisé.

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jeudi 27 janvier 2011

Il est plus grand MOORE que vivant !

Henry Moore L’ATELIER, jusqu’au 27 février 2011 Musée Rodin, Paris. Moore_Titre.jpg C’est avec curiosité et déférence que nous pénétrons l’atelier d’Henry Moore reconstitué pour l’occasion dans les espaces contemporaines du Musée Rodin. Car même s’il n’est pas de la reconstitution précise d’un Atelier Brancusi (à Beaubourg), entre essais et Maquettes, matières et sculptures monumentales, une atmosphère de recherche et de création est perceptible, au point d’amener tous les curieux à se pencher sur l’œuvre de monstre sacré de la sculpture moderne trop peu connu en France (sa dernière grande expo française date de 25 ans) qu'est Henry Moore. Moore_expo1.jpgMoore_expo2.jpgMoore_expo3Contrechamp.jpgMoore_expo4.jpgMoore_expo_5.jpg

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mercredi 26 janvier 2011

The Bigger Apple / Machine(s) à peindre ?

« Fleurs Fraîches, dessins sur I pad et I phone » de David Hockney, jusqu’au 30 janvier 2011 Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent Paris.

Pop British et New Age californien, peintre et photographe David Hockney réfléchit. Que ça soit l’eau des piscines d’Hollywood, le portrait de ses contemporains, la forme picturale, le cinéma ou la photographie David Hockney réfléchit. Artiste de son temps David Hockney étudie depuis 20 ans les techniques picturales des maitres anciens et de leurs machine à peindre. De la Chambre Claire à la Caméra Obscura, de la photographie au cinématographe, des secrets des primitifs aux audaces des modernes, des artifices de la représentations aux machines de vision David Hockney revient aujourd’hui à Paris à la fondation Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent pour une exposition sur I phone et I pad. Une exposition où la machine interface de création devient une machine à montrer, où l’artiste revient sur le devant de la scène avec un associé de taille : Apple. OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA Tout commence dans cette Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent dont le numéro postal est l’entrée d’un garage pont de l’Alma, et l’entrée officielle cachée dans la rue adjacente : enfin c’est dans le 16e Parisien, et des grands I phones aux écrans bouquet de fleurs obstruent les fenêtres de cet hôtel particulier. Et puis arrive le Marathon… l’expo est bondée de gamins et de seniors managés par un gardien hargneux qui interdit toute prise de vue !!! « consigne de l’artiste ! dit il !… Sans qu’aucune interdiction de photographier soit notifiée sur les cimaises ??! Ainsi l’artiste, qui se targue d’envoyer ses œuvres par email, par fax, par sms, par mail à SES amis (et inclut cette reproductibilité à l'outrance dans le concept même de son travail), interdit à SON public de photographier ses "dessins numériques" !!! ? OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA A partir de là, le jeu de cache-cache commence entre votre serviteur et le gardien bull dog, pour vous ramener quelques instantanés du revival pop/numérique de Monsieur Hockney.

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mercredi 19 janvier 2011

Photographier après Kertész ?

André Kertész Rétrospective, Jeu de Paume jusqu’au 06 Février 2011.

Deux grandes expositions Photographiques ont animé Paris cet hivers, et son mois de la Photos. la Première est terminée, c’était la France de Raymond Depardon, le plus rural des photographes globe-trotters, et la seconde est la Rétrospective du hongrois, citoyen du monde, André Kertész. Un Kertész dont nous fêtons cette année les 25 ans de la disparition. Et si ces deux artistes, qui ont donné à la photographie ses lettres de noblesse, sont e l’un et l’autre des hommes multimédias, des touches à tout de génie, il plus encore d'intrépides curieux de la vie.

« Je me considère comme un amateur aujourd’hui, et j’espère que je le resterai jusqu’à la fin de ma vie ! » disait Kertész, « Car je suis éternellement un débutant qui découvre le monde… » Dès lors, comment un photographe peut-il reprendre son appareil et appuyer sur le déclencheur après avoir revus 70 ans de photos de Kertész ? OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA Car, en 50 ans, Kertész invente tout et… découvre le reste ! Mais Kertesz c’est aussi une multitude de publications, des milliers de photographies, des découvertes surréalistes et cubistes d’un Art Photographique très factuel, très actuel et très moderne. Parcours… OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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L’Art de la récup !

REHAB, l’art de re-faire jusqu’au 06 Mars 2011 à la Fondation EDF rue Récamier à Paris 75007.

Depuis un certain temps la Fondation EDF se tourne vers le développement durable à travers des expositions en marge : Recup ? Cet hiver avec REHAB elle nous propose un regard contemporain sur " l’art et l’écologie ". Un sujet qui malheureusement ne trouve pas son originalité dans cette réflexion conjoncturelle : depuis les débuts de l‘humanité l’artiste travaille « avec les moyens du bords » et les matériaux de récupération que produit sa société. Seule réjouissance proposée par Bénédicte Ramade, la jeune commissaire de REHAB , la découverte d’artistes inconnus ou/et rares en France et à Paris. Des artistes dont le travail à la chance de recouper de façon originale le sujet REHAB. REHABpalmier4.jpgREHABjospin1.jpgREHABchaumont2.jpg Bien sur, il y a le spectaculaire Douglas White et son palmier en pneus usagers. ìl y a Eve Jospin (la fille d’un ex premier ministre) dont on oblitère le patronyme pour découvrir un travail surprenant. D’autres jeune françaises comme Lucie Chaumont (sur les traces de Cragg) ou Pauline Bastard (sur les traces de Villeglé). Il y a l’historique incontournable trop tôt disparu Gordon Matta-Clark et puis un travail a ne rater sous aucun prétexte : celui du très jeune artiste canadien Steve Lyons.Une suite d’œuvres fortes qui viennent enchanter un jardin extraordinaire à découvrir de toute urgence !

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samedi 1 janvier 2011

Chauffe Marcel !

Didier Marcel , Sommes nous l’élégance, jusqu’au 2 janvier 2011 Musée d’art Moderne de la Ville de Paris / ARC OLYMPUS DIGITAL CAMERA Derniers jours pour cet ovni de la sculpture qu’est Didier Marcel. Alors que la peinture et la photographie laissent si peu de place à la sculpture contemporaine à moins qu’elle soit conceptuelle, tape à l’œil et mode, ou extravagante, le jeune sculpteur Didier Marcel réinvente cet art du volume en observant simplement la nature à travers une réflexion sur notre environnement quotidien. Sorte d’écologie de la sculpture, car Marcel prélève des « fragments de nature contrôlés » et les transpose en objets muséaux. Nous sommes nombreux à avoir découvert l’art de Marcel en 2009 dans la seconde édition de La Force de l’Art où ses moulages de labours (série commencée en 2006) accrochés aux cimaises comme autant bas reliefs primaires et naturels ont frappé les esprits et apporté une reconnaissance à l’œuvre de Didier Marcel. OLYMPUS DIGITAL CAMERA Pourtant ce jeune artiste Français poursuit depuis 20 ans un travail singulier reconnu sur des scènes artistiques étrangères… nul n’est prophète en son pays, et pourtant Marcel l’est en sculpture.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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vendredi 31 décembre 2010

Figures… biennale à suivre !

Figures de l’interactivité… s'est déroulé à Poitiers fin novembre 2010 Cette 2e biennale figures de l’interactivité vient à peine de fermer ses portes que Jean Marie Dallet, son directeur (scientifique et artistique), et toute l'équipe, pensent déjà à demain. A la troisième édition d'une biennale qui surfe sur ce qui est devenu un fondamentale de la création et de l'expression artistique contemporaine : l'interactivité. BFI2.png Mais que dire de cette seconde étidion ? On pourrait déjà parler d'une biennale à vivre. On pourrait écrire que si le premier opus de figures de l’interactivité interrogeait, en 2008 le Cinéma(s), 2010 s’intitule Mémoire(s) et pérennise un événement international qui interroge, à Poitiers, les rapports entre nous, pauvres utilisateurs des technologies des sciences et des arts de demain (ceux des nouvelles technologies de l’image, de la communication) à travers le phénomène de l’interactivité (la zappette, aujourd’hui tactile et demain sensorielle). On se souviendra que cette seconde biennale fut articulée sur deux axes : Un colloque publique et des master classes. Qu’elle proposa à des chercheurs, des artistes, des scientifiques et des personnalités des arts numériques internationaux de réfléchir autour du thème de la Mémoire(S). Ouvertes à tous, et en particulier aux étudiants de l’EESI (Établissement supérieur d’enseignement artistique) organisateur principal et initiateur de cette Biennale. En 2 mots, cette réflexion biennale sur les arts numériques interactifs a été riche en surprises et en expériences partagées.

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jeudi 28 octobre 2010

Quand la liberté d’expression se prend une Clark

Larry Clark Kiss The Past Hello, Musée d’art Moderne de la Ville de Paris/Arc jusqu’au 2 janvier 2011. OLYMPUS DIGITAL CAMERA Il y avait bien longtemps qu’une exposition d’art contemporain n’avait pas suscité autant de micros et de caméras un jour de vernissage… et autant de presse autour d'un artiste. Mais tous étaient de sortie pour une meilleur raison, la Mairie de Paris, tutelle du Musée d’art Moderne de la ville du même nom prenait les devants et auto censurait la grande rétrospective Larry Clark. Certaines images du photographe américain ne seraient pas exposées. OLYMPUS DIGITAL CAMERA La raison invoquée : une article du code pénal assez flou pour traiter d’image pornographique n’importe qu’elle image d’artiste un peu tendancieuse !!! Mais que vont faire les artistes s’ils ne font pas dans le tendancieux ? De la décoration ??? OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA Associé à cette censure, une interdiction de l’exposition au moins de 18 ans venait rassurer les associations bien-pensantes !!! Ironie du sort le photographe américain Larry Clark travaille justement sur les rapports de la jeunesse avec le sexe, les drogues, la mort et autres épouvantails de l’adolescence… Ironie des temps, nos ados tous les jours plongés dans le sexe et le drame que ça soit sur internet ou juste par la dure réalité de l’époque, ne pourrons pas voir une exposition dont on retrouve les images dans n’importe quel catalogue de Clark et même dans la presse hexagonale qui s’est empressée de publier les images interdites dès que le photographe, pas content du tout, les leur a envoyé. Et puis, comment ne pas imaginer que tout les publiques vont les admirer en consultation libre à la librairie du musée d’art moderne de la ville de Paris. A ceci près que ces images resteront pour nos ados interdits d’exposition des visions furtives découvertes sous le manteau et non comme une vraie rencontre avec l’art. OLYMPUS DIGITAL CAMERA Dommage !

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samedi 9 octobre 2010

Lorsque le Musée joue....

''MUSEOGAMES" 
Musée des Arts et Métiers
 à Paris et ça jusqu'au 7 novembre. C'est une première, et ça fait grand bruit, le Jeu Vidéo rentre au Musée. Bien sur il y a eu plusieurs tentatives, et notamment le musée du jeux vidéo aujourd'hui tombé en déshérence sur le toit de la Grande Arche de la Défense. Bien sur nos ministres de la culture successifs et notre secrétaire d'État chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique s'en gargarisent : le jeu vidéo à la française est une vraie chance pour l'industrie de "l'entertainment français". Pourtant, outres les écoles privées, seul le CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) tente avec succès, depuis presque 10 ans avec les industriels et autres chercheurs, de maintenir un pôle d'excellence en Poitoux-Charentes sur cette exception française ce qui donna naissance il y a 5 ans à l'ENJMIN (Ecole Nationale du Jeu et des Médias Interactifs Numériques). Et ce n'est donc pas un hasard si le directeur de cet ENJMIN, Stephane Natkin est aujourd'hui à l'origine du projet scientifique de MUSEOGAMES. 1514.jpg Exposée tout l'été à Paris, il vous reste encore 1 mois pour profiter de MUSEOGAME : une improbable exposition, qui au sein des collections incroyables du Musée des Arts et Métiers, emmène grands et petits qu'ils soient néophytes ou addictes du jeux, passionnés de technologie ou technophobes, à la rencontre d'un Art Nouveau : le Jeu Vidéo. Visitons une des rares expositions interactive, où non seulement on peut toucher les œuvres, mais où il est fortement conseillé de jouer avec chacune d'elle pour accéder à leur Histoire… Visitons donc Muséeogames une histoire à rejouer avec Charlie Boulitreau, un jeune étudiant en jeu vidéo, qui pour larevue découvre ce panorama rêvé de sa passion qui va devenir son métier… le JEU VIDEO.

"Aucune excuse pour ne pas s’essayer à tous ces piliers de l’histoire du jeu vidéo accessibles grâce à Muséogames… MUSEOGAMES est en somme une belle initiative doublée d’une belle exposition, où même les connaisseurs auront des surprises, et où il fait plaisir à voir les parents enfin passer plus de temps sur les différentes machines que leurs enfants…

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jeudi 30 septembre 2010

Encore un Caro

Antony Caro Upright Sculptures Galerie Daniel Templon jusqu’au 30 octobre à Paris. Sir Antony Caro est un sculpteur anglais connu et reconnu, un sculpteur qui du haut de ses 86 ans considère ses sculptures, sinon comme des meubles ou des espaces architecturaux utilisable (en 2008 rappelez vous ''le cœur de lumière'' réalisé pour l’église Saint Jean Baptiste de Bourbourg) du moins comme des organismes vivants et/ou à vivre dans notre quotidien, notre mémoire, notre histoire. OLYMPUS DIGITAL CAMERA Chez Templon les Upright Scultures de Caro apportent encore aujourd’hui les preuves de son soucis de la figure. Comme avec Hight Altar qui pour 390 000 € propose un assemblage de bois de Jarrah et de laiton…

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mercredi 29 septembre 2010

Un monde à part

Pierre Monestier « dernières divagations » Galerie Artgalor jusqu’au 6 novembre 75011 Monestier_Carton.jpg Pierre Monestier n’est pas très connu, même si c’est sa troisième exposition à Artgalor. Pierre Monestier c’est de la peinture sur toile, de l’huile. Pierre Monestier c’est une peinture différente, une peinture que l’on pourrait situer entre le Surréalisme et l’Anticipation. Des scènes de science-fiction qui présentent un univers de formes et de personnages à part. OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA Une œuvre où la couleur tient un rôle prépondérant, réunissant humains et hybrides, figures mythologiques et surréalistes dans des scènettes sorties de l’esprit de Monestier.

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samedi 18 septembre 2010

Parade de Design

''Design Parade 2010'', Villa Noaille, Hyères (83) jusqu’au 26 septembre 2010. C’est dans cette Villa d’avant Garde, Villa construite par Mallet Steven dans les années folles pour le comte et la comtesse de Noailles. Dans ce Musée vivant laissées à l’abandon plus de 20 ans, pillé mais relooké à grands frais par la Municipalité de Hyères les Palmiers, que depuis presque 10 ans se joue tous les étés un événement majeur du design : Design Parade. OLYMPUS DIGITAL CAMERA Cette année Design Parade 2010 présente 5 faces de la création d’objets. Dans cette Villa où tout ce qu’il y eu d’avant garde de l’entre deux guerres vint accompagner la villégiature du couple de mécènes (Man Ray, Buñuel, Brancusi… et les citer tous serait un enfer !), nous pouvons voir cette année 4 expositions : les Vases Métro de Naoto Fukasawa, Design and Crafts, l’univers de Aldo Bakker, Creatures, studies for existence, et les recherches passées, futures et à venir de Antoine Boudin, ... E ié vivèn de belli causo... (Et on y vit de belles choses) Sébastien Cordoléani, MàP, et bien sur, le Concours des jeunes designers parrainé chaque année par une grande marque d’électroménager, exposition qui est prétexte aux paris créatifs les plus fous quant à nos attitdes sociétales dans nos rapports avec les objets de demain. OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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WANTED ! Ouverture de BAL à Paris

Ouverture de BAL place Clichy. Le BAL est un nouveau lieu parisien "dédié à l’image document", qu’elle soit photographique bien sur (Raymond Depardon est président du BAL) mais aussi filmique.

LE BAL est gratuit ce Samedi 18 septembre et Dimanche 19 avec en prime sa première exposition ANONYMES L’Amérique sans nom : photographie et cinéma à voir jusqu’au 19 décembre 2010 OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La première expo du BAL nous propose d'observer une Amérique sans nom en photo et images animées avec bien sur le père : Walker Evans mais aussi avec le plus plasticien de tous Jeff Wall, dont les deux immenses oeuvres Men Waiting (2006) et Search of Premises (2009) illuminent ce parcours en sous sol. Pourtant les images d’Antony Hernandez réalisées dans les années 80 sont à la hauteur du titre de cette première exposition : ANONYMES. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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lundi 13 septembre 2010

En attendant Valérie !

Valérie Jouve - En attente/On Hold, Catalogue sous la direction de Valérie Jouve et de Quentin Barjac, édition du Centre Pompidou 20X24, 96p, 19,90€ OLYMPUS DIGITAL CAMERA C’est fini, l’exposition En attente de Valérie Jouve du Cabinet d’Art graphique du Centre Pompidou a montré tout l’été une trentaine d’images de cette photographe stéphanoise qui depuis les années 90 poursuit une œuvre singulière sur l’urbain et l’humain, sur le territoire et ceux qui l’habitent. A cette occasion, Valérie Jouve nous livre des images réalisées entre 2008 et 2009 sur le monde oriental, précisément sur le monde Arabe et plus particulièrement la Palestine et son urbanité (traduisez urbanisation vécue). On s’attendait à un raz de marrée et tout est très plat… OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA Telles des photos de vacances, les images de Valérie Jouve sont mises en scènes avec cette recherche de point de vue et de confrontation à l'échelle 1 que la jeune photographe recherche depuis déjà quelques années. Malheureusement, aucune force n’émerge. On a eu beau arpenter les 3 petites salles d’art graphique du Musée National D’art Moderne du Centre Georges Pompidou, rien ne transpira… et on attends encore Valérie !

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lundi 16 août 2010

La route

Jean Pierre Potiers, Au-delà du Noir Musée Sainte Croix de Poitiers, 86000, jusqu’au 29 Août 2010.

En ces temps de transhumance estivale, lorsque la France défile sous vos yeux il est indispensable de s’arrêter face aux grandes images que Jean Pierre Potier expose jusqu’à fin Août à Poitiers. Sur les chemins de cette France Tranquille d’où « la Force » du même nom explosa en 1981 avec son village dont le clocher restait le maître incontesté des campagnes, un nouveau PAP (Paysage Architectural Paysan) est fleurit aujourd’hui sur nos routes automobiles et ferroviaires hexagonales. Un paysage rythmé au grè de majestueuses et muettes silhouettes qui accompagnent nos voyages : les Silos.

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Car, ce ne sont pas les éoliennes que Jean Pierre Potier peint avec obstination. Mais les bâtiments industriels qui hantent nos paysages campagnards, telle la maison sur la colline du Psychose d’Alfred Hitchcock (inspiré d’Edward Hopper) ou les granges inquiétantes de La Mort Aux Trousses. Qu’ils soient Usines, Entrepôts, Coopératives, ou simples Bâtiments agricoles, ces « Silos » veillent sur notre route et Jean Pierre Potier les croque dans les paysages lunaires d’un monde qui semble n’appartenir qu’à eux. En effet, les dessins grands formats presque carrés 1,5X2m, de ces architectures de béton et d’acier, réalisés au fusain sur Drop Paper (papier contemporain en fibres synthétiques) sont isolés de leur contexte paysager tant est si bien qu’ils en deviennent eux même le paysage au gré du trait de Jean Pierre Potier.

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Cet artiste nantais, qui vit et travaille à Poitiers, est présent sur la scène internationale et nationale à travers différentes institutions et collections renommées. Jean Pierre Potier revient aujourd’hui avec Au-Dela du Noir, une série figurative propre à relancer le paysage français contemporain.

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