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lundi 1 mai 2017

Aéroports/Villes-Mondes, exposition manifeste pour un Paris Ville-monde.

Eclaireur de la mondialisation, le concept du village-global, théorisé au siècle dernier par le canadien Marshall Mac Luhan, annonçait à la fois le monde-ville et la ville-monde. Les années 90, en point d’orgue du 20 ième siècle, ont fait de l’Aéroport, le modèle des états cités imaginés par Al Gore (Vice-président de Bill Clinton lors des élection US de 1992 puis de 1996) comme complément des autoroutes de l’information des états cité, réseau des villes-monde, avec en vecteur principal l’aéroport et ses imaginaires d’ailleurs et de World Wild Web.
Ville voyage, méta-habitat, le siècle dernier à fait de l’aéroport le cadre de toutes les fictions et de tous les possibles. Le cinéaste Chris Marker l’a magnifié avec La Jetée (1962). En utilisant l’aéroport d’Orly (Premier aéroport moderne Parisien) comme le décor de son film d’anticipation Marker en fait déjà un espace de voyage temporel où se croise passé et futur. Il en sera un des visionnaire. Avec ses structures aéroportuaires (aérogare, zone de transit, tarmac, tour de contrôle, hall d’enregistrement, Duty-free) l’aéroport est le vecteur de tous les fantasmes temporels. La totalité des concepts spatiaux-temporels, technologiques et sociaux et sociétaux peuvent y être expérimentés. Des villes-mondes comme Dubaï ou Honk-Kong ont avant tout existé grâce à leur hub aéroportuaire et leur célèbre Duty Free. C’est cette vision de l’aéroport comme comme ville-Monde que La Gaité Lyrique explore aujourd’hui avec une vingtaine de jeunes artistes internationaux. Résultat une exposition manifeste intitulée Aéroports/Villes-Mondes. Par Jean Jacques Gay Aéroports/Villes-Mondes www.gaite-lyrique.net

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lundi 18 janvier 2016

Prosopopées…

Prosopopée : quand les objets prennent vie… jusqu’au 31 janvier 2016 au 104 paris, renseignements

Version 2Exosquelet_-_1.jpg Cet hiver, Arcady et le CentQuatre proposent au Cent Quatre Paris, en point d’orgue de la Biennale Des Arts Numériques d'Arcady Némo 2015, une grande exposition spectacle d’art(s) et de technologie(s) nommée Prosopopées Et, quand les objets prennent vie, s'étonne t'on encore ? Version 2

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mardi 22 mars 2011

Cannibale toi même !

Tous cannibales jusqu’au 15 mai 2011 à La Maison Rouge (Fondation Antoine de Galbert) Paris '' OLYMPUS DIGITAL CAMERA "Nous sommes tous des cannibales. Le moyen le plus simple d'identifier autrui à soi-même, c'est encore de le manger."''

Cette réflexion de Claude Lévis-Strauss en exergue à l'exposition Tous Cannibales présenté a la Fondation du collectionneur et mécène Antoine de Galbert ce printemps propose à Jennette Zwingenber d'exposer une jeune génération d'artistes « travaillant sur l'incorporation ». Mais ces "jeunes" photographes, vidéastes, dessinateurs, sculpteurs, peintres vont s'entretenir avec de grands anciens dont les : gravures, illustrations, enluminures, objets d'arts premiers, vont témoigner de l'évolution du thème de l'anthropophagie à travers les âges..... OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA A la Renaissance des explorateurs Européens ont rapporté une étrange légende sur les débuts du cannibalisme : « on dit que deux tributs se faisaient la guerre. Un jeune guerrier fut tué. Sa mère le pleurait jusqu'à ce que son assassin soit capturé par ses frères d'armes qui le ramenèrent au village. A sa vue la vielle femme cessa de geindre et se rua sur le captif pour le mordre au sang et lui enlever un morceau de peau. Soigné, celui ci réussit à s'évader et raconta à sa tribut que chez leurs ennemis on dévorait les prisonniers. » Ainsi, de représailles en représailles, cette escalade donna naissance à l'anthropophagie. Cette histoire n’est pas comptée dans Tous cannibales, pourtant les artistes contemporains qui vont à la rencontre de la légende nous démontrent que le cannibalisme commence dès le sein maternel a travers l'illusion de la transmission mystique, filiale, photographique, historique, narrative, plastique, conceptuelle et pourquoi pas religieuse : « Mangez ! Ceci est mon corps ! ».

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samedi 7 août 2010

Gosse de riche

Gosse de peintre Beat Takeshi Kitano Fondation Cartier pour l’Art Contemporain jusqu’au 12 septembre 2010.

Le tapage médiatique de la star japonaise Takeshi Kitano revue et corrigée en plasticien naïf et provocateur fait long feu !…

Fort de 110 000 visiteurs cette exposition se révèle pourtant celle d'un gosse de peintre, devenu grâce à sa célébrité un gosse de riche dont les blagues de potache mise en scènes avec moult moyens financiers et artistiques par la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain donnent vie à un gigantesque spectacle populaire et populiste qui n’a, on le regrette, plus grand chose à voir avec l’art contemporain.

Pourtant le style picturale de ce gigantesque acteur et réalisateur du cinéma nippon et international vient tout de même nous surprendre et nous laisse entrevoir le gosse de peintre qu’il est resté. En effet ses immenses toiles reproduites en transparent et collées sur les murs de verre de la fondation, apportent une aura mystique et esthétique inédite. Ces "Vitraux du troisième millénaires" sont à peu près la seule surprise de cette exposition, car ils magnifient un Style Kitano composé de peintures naïves (dont les originaux sur toiles sont exposés au sous-sol) et colorées surgies comme des nouvelles icônes qui magnifient le bâtiment de verre de Jean Nouvel.

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mercredi 9 juin 2010

Exposition KITANO TAKESHI ???????

GOSSE DE PEINTRE « Beat Takeshi » Fondation Cartier Pour l’Art Contemporain jusqu'au 12 Septembre

Comment qualifier cette exposition d'une star inconnue sur le plan des arts plastique comme Kitano? La Fondation Cartier est coutumière du fait. Après David (Linch) et Pattie (Smith) c'est Takeshi (Kitano) qui s'y colle… Enfin qui nous colle, car son art est (comme dirait Nathan Vignaud lui même étudiant en art) SURPRENANT__ Bonne lecture… KT2.jpgKT3.jpg ‘‘Surprenante’’, je pense que c’est le mot qui pourrait le mieux qualifier l’exposition de Takeshi Kitano qui se tient à la Fondation Cartier. Une exposition à la fois dédiée aux enfants et aux adultes et qui montre le monde de Beat Takeshi par l’intermédiaire d’une installation qui prend à contre-pied tous les principes. En effet on le découvre en tant que plasticien avec une oeuvre comique que ce soit dans la création de machines à faire du « Pollock » ou bien dans des démonstrations absurdes par exemple sur la raisons de l’extinction des dinosaures. Et à tout cela il ajoute un regard ludique, décontracté et accessible. KT1.jpgKT0.jpg

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samedi 15 mai 2010

L’automne à Pékin, le printemps à Séoul

Printemps Perfume Présentation du Art Center Nabi de Séoul Centre des arts d’Enghien-les-Bains jusqu’au 30 juin 2010. Cette exposition d’œuvres numériques et interactives de jeunes artistes coréen soutenus par le Nabi Center de Séoul nous ouvre un porte de la création du « Pays du matin calme » (autre nom de la Corée). Ouvert depuis 2000, ce centre dédié aux arts numérique à aussi bien montré des artistes internationaux que des jeune créateurs Corée.

A voir un ensemble de créations interactives toutes plus surprenantes les unes que les autres dont la vue d’ensemble apporte une grande fraicheur. Car l’ensemble de ces artistes plus que de ce poser des questions existentialistes restent toujours au plus près des usages que vont en faire leurs contemporain qu’ils soient amateurs d’art ou industriels. Sans à priori, il se frottent au design et apportent une nouvelle vie à la vie. D’ailleurs le Nabi Center par la voix de Dooeun Choi (sa directrice et co-commissaire de cette exposition) ne s’en cache pas : « il travaille à rendre visible les convergences entre l’art et les technologies numériques actuelle » et il prétends « faire des arts numériques, un média répandu après du public le plus large » ce qui n’est pas toujours le cas en Europe et en France.

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mardi 15 décembre 2009

Du Louvre à Pommery, Lavier fait péter les bouchons.

Bertrand Lavier à Reims, Expérience Pommery #6 Sons et Lumières jusqu'au 30 mars 2010

C’est un après midi d’hivers. On a rdv avec Bertrand Lavier. Lavier se perd, arrive en retard, n’a pas choisit sa salle et demande au dernier moment qu’on lui trouve des petites cuillères étrusques. Notre choix se porte sur des amphores égyptiennes entassées dans une vitrine des antiquités au rdch de la courre carrée. Lavier arrive garde son chapeau et son manteau et découvre que sous prétexte de muséographie, le Musée du Louvre a fait du Lavier. Expose des objets usuels et industriels qui n’ont pas forcément usage artistique. Vexé comme un poux Bertrand Lavier nous raconte alors : Son rêve d’exposition dans les profondeurs des caves de Pommery où l’humidité empêche d’exposer de la peinture. Son détachement face à la présence du public à ces expositions. etc…4SEMAINES_logo_moyen.jpg ITW en un clic 1485-012-1.jpg

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lundi 14 décembre 2009

Un Bel Accident pour un Confort Moderne

Poitiers, le confort moderne jusqu’au 20 décembre 2009

Dans le monde de l’art contemporain, il est des lieux à la fois très connus… de nom, et trop peu visités. Le Confort Moderne est de ceux là ! Ex magasin de meuble des années 70, ce grand entrepôt, lieu de création multimédia, né associatif et aujourd’hui institutionnel, rassemble toute sorte de créativité : Salle de concert et de répétitions pour les groupes régionaux, bar, Fanzinothèque (une des rares en France à conserver ses petits journaux amateurs intitulé Fanzines), lieu de résidence d’artiste, salle d’exposition, le tout autour d’un seul mot d’ordre « la création in progress ». Ainsi, les expositions du Confort Moderne deviennent de véritables ateliers où les artistes pendant plusieurs semaines conçoivent et fabriquent une exposition unique.   Cet été, et encore pendant une semaine, c’est LE BEL ACCIDENT. Une exposition où se télescopent les conceptions spaciales et les visions artistiques de deux artistes : le jeune français Vincent Ganivet et le couple de suisses Lang/Baumann. Un surprenant BEL ACCIDENT. Car il fallait oser la confrontation du « Design épuré » des Suisses face à « l’Arte Povera new-age » des voutes de parpaings de Ganivet. Une grande réussite pour une exposition qui fera date. Pour les retardataires il n’est pas encore trop tard. tapez

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jeudi 17 septembre 2009

Deux Photographes Académiciens " tête de chien !"

Le Musée Marmottan-Monet ose jusqu’au 20 septembre 2009 exposer de concert deux icones : Lucien Clergue et Yann Arthus-Bertrand, autour d’un titre ronflant « deux photographes académiciens ».  yabhp.jpg

Drôle d’expo pour deux montreurs d’images aussi différents que ces deux là. Confronter le photographe de l’espace Yann Arthus-Bertrand et le photographe de la matière Lucien Clergue dans le musée dit « Monet », c’est un coup de pub mondain. « L’écologiste de base » people de la photographie vu du ciel fait donc face au soixante-huitard intellectuel, fondateur il y a 40 ans, avec Michel Tournier et Edouard Boubat (entre autres), de l’événement sans qui l’Art de la Photo ne serait pas le même : les Rencontres d’Arles. Et ceci dans un échange de légitimité. Le premier, tout le monde le connaît mais sa photographie reste loin des galeries et de l’art contemporain. Le second, seuls les spécialistes de la photographie le connaissent mais son apport à l’art photographique est historique et incontestable. Alors que viennent t’ils faire dans cette galère ? Peut-être nous montrer que dans l’art chic du 16ième Parisien, Marmottan l’été est aussi contemporain !…. Peut-être aussi nous démontrer l’éclat des collections de Marmottan. Car en confrontant la photographie aux œuvres (peintures, meubles, sculptures et artisanat d’art) que recel ce Musée Monet, un supplément d’âme survole tout l’édifice, l’ensemble en vaut le coup d’œil et on peut y vivre une très belle expérience….

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Derrière la photo ! ou "Ce que voient les cimaises…"

Après ses amplis, ses coffres forts, ses moteurs de fusées et ses portes d’ascenseurs : échelle 1 et en relief, le Photographe Philippe Gronon nous donne à voir une autre variation de l’œuvre photographique à travers une exposition VERSOS Verso 012

Si ses « photos » précédentes tendaient des passerelles entre sculpture et photographie, entre un double réalisme photographique et factuel et une iconolâtrerie contemporaine (le réalisme de la photo s’ajoute à celui de l’échelle et du sujet/objet), cette exposition VERSOS ouvre une nouvelle voix. Une nouvelle relation entre la photographie et la peinture. Une seule interface : l'image invisible…

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jeudi 26 février 2009

Ceci n’est pas une exposition…

Ceci n’est pas une exposition, mais un manifeste… Terre Natale, Ailleurs commence ici, est un manifeste, celui de la résistance. 1IMG_2201_b_-_copie.jpg ICI, c’est la Fondation Cartier (une marque internationale), AILLEURS c’est boulevard Raspail à Paris, où des images…l’image des hommes et des femmes du monde se retrouvent pour nous parler de la terre, notre terre… Leur terre ! Les deux premiers à nous la raconter sont les « artistes » de cette exposition…pardon !… de ce manifeste : Paul Virillo et Raymond Depardon. Le premier est philosophe, écrivain, professeur, penseur et sédentaire. Le second est reporter, photographe, écrivain, journaliste, cinéaste, regardeur et nomade. Les deux sont citoyens du monde, d’un monde qui court à sa perte.

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mercredi 10 décembre 2008

Objectivité(S) Allemande

 OBJECTIVITÉS La photographie à Düsseldorf

Jusqu’aux 4 janviers au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

Derniers jours, pour admirer un des trop rares panoramas de la photographie d’une époque, celle qui va de la fin des années 60 à nos jours des artistes de la ville de Düsseldorf.  Ainsi c’est tout un monde original qui mêle conceptualisation et naturalisme photographique forgé par des photographes devenus de véritables plasticiens de la vie artistique contemporaine. Autant de noms qui marquent l’art Allemand et international avec des personnalitées mondialement connues qui ont forgé les images d’aujourd’hui. Un vrai voyage historique et iconographique.

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vendredi 27 juin 2008

Expo "fourre-tout".

Virez le commissaire! sacre

Valérie Mréjen...

Un univers fort et intimiste dans la vie de personnages singuliers... Mais un problème sonore évident qui gâche un peu l'exposition de cette vidéaste talentueuse...

alerie mrejen

Gilles Barbier à l'espace Claude Berri. (Du 21 Mars au10 Mai 2008)

Le cockpit, le vaisseau, ce que l’on voit depuis le hublot... Mon coeur chavire, je crois que je tangue... On prend plaisir à s'y noyer....

barbier

mardi 20 mai 2008

Crue Bourgeois

Comment une très vielle dame peut-elle apparaître comme une artiste si jeune ? Dans cette rétrospective Louise Bourgeois du Centre Pompidou, chaque pièce est un ravissement, chaque série une aventure intérieure que l’on a plaisir à suivre comme autant de chemins de survie que trace Louise, pour elle d’abord, et ensuite pour nous. Une exposition légère et profonde. Un événement historique, incontournable et cru. bour2 bour7 bour

Jusqu’au 2 juin 2008 au centre Georges Pompidou www.centrepompidou.fr/

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samedi 5 janvier 2008

David CLAERBOUT expose 1 432 500 images

Beaubourg jusqu’au 7 janvier 2008 Vite, vite… C’est presque fini… Abel Gance disait "vous qui entrez dans l’enfer des images, considérez vous comme perdus !" et c’est un peut de ça que le Service Nouveaux Médias (sic !) du Centre Pompidou nous propose pour la 7ième fois. Cette année encore le 7ième art rentre au Musée en explorant le temps d’une image photographique à travers l’œuvre cinématographique de David Claerbout. Après Stan Douglas, Johan Grimonpez, James Colman, Pierre Huyghe, Ugo Rondinone et Issac Julien, les cimaises de l’espace 315 s’animent d’immenses images en mouvement dans l’obscurité propice au recueillement des salles obscures. Et la grande messe du cinéma se marie encore une fois avec la solannellité muséale, à travers la présentation de 5 pièces de cet artiste Belge qui "vit et travaille" à Anvers et enseigne à Amsterdam.  Le caractère contemplatif de ces images qui induisent une certaine narration qui frustre le spectateur comme lorsque l’on arrive en retard au cinéma ou que l’on doit quitter la salle avant la fin du film. Et là, la narration laisse la place au décor, l’architecture des plans fixes prends alors une réelle importance jusqu’à masquer le jeux d’acteurs qui se débattent comme autant d’animaux de Laboratoires.   Alors le visiteur se retrouve à errer dans cette pénombre singeant les protagonistes de Claerbout, sans but, sans histoire et sans avenir. Même si David Claerbout joue sur le temps, la répétition, la langueur, l’espace et la lumière, si la beauté de ses images nous immerge dans un univers hors du commun avec un talent incontestable la frustration persiste sans raison apparente. The Stack (36 minutes), Bordeaux Piece (13h43min), Shadow Piece (30min), Sections of a Happy Moment (26min) et Long Good Bye (40min) sont autant d’images (25X57300) : 1432500 exactement que le spectateur à du mal à percevoir sans se voir pris en otage dans l’enfer de Claerbout. Mais comme tout le monde le sait : "l’Enfer ! c’est les autres !"

mardi 27 novembre 2007

SON ET VISION

 Il est là, seul sur une plage sauvage, avec sa guitare et son ampli à essayer de gratter Stairway to Heaven. Voici la vidéo de Kevin Schmidt (Long Beach Led Zep) devenue l’emblème de ce panorama entre le son et l’image version grand nord, pompeusement intitulé: Photographic and vidéo images in comtempory canadian art. De Michael Snow à Stan Douglas, de Lynne Cohen à Geneviève Cadieux sans oublier Jeff Wall, l’art contemporain canadien est à la pointe dans les médias photographique et vidéographique. Et lorsque trois institutions canadiennes, le Musée des Beaux arts de Montréal, le Musée des Beaux Arts de l’Ontario et le Musée des Beaux arts du Canada… (cherchez l’erreur !) associent leurs dernières acquisitions en la matière, ça donne ça (images) ! Des vidéo contemplatives et des photos déjantées : les portraits à l’envers de Tim Lee, les images léchées comme Glass 4 de Pascal Grandmaison, ou des compositions iconoclastes telle l’accumulation de Steven Sheared.    Ainsi entre les aînés et les jeunes, entre les confidentiels et les stars l’art contemporain canadien montre un véritable visage trans-générationnel. En tout cas la preuve est faite, qu’ils mettent scène, collectionnent, performent, conceptualisent, ou lèchent leurs images (et leurs sons) les créateurs canadiens proposent toujours un angle original sur le monde, ses images et ses son. Ils développent un monde contemporain vue d’un pays en marge de l’Europe comme de l’Amérique, mais qui sans complexe reste à la pointe de l’art contemporain.

Cette exposition a été présentée au centre culturel canadien de Paris

vendredi 3 août 2007

Dieu et …JC/DC

Une correspondance d'Élodie L arton449-140x200.jpg

Il fallait y aller ! C’était le dernier jour où le roi faisait audience. En effet c’est au musée Galliera que Castelbajac nous exposait sa filiation non seulement des quarante dernières années mais de l’histoire française tout entière. Ne sachant où se situer entre courbettes et pédanterie, il faut rester en éveil devant tant de contradictions. Quand on prône sa particule, il faut pouvoir envoyer du lourd ! La seconde salle avec sa collection d’objets historiques, textiles pour la plupart, est une subtile mise en appétit à la salle du trône. La légèreté apportée par la sponsorisation capillaire de Marie Antoinette dans son petit écrin ne prévient aucunement de la démesure qui va suivre. Car de l’extraction audacieuse du 18ème ne reste que la toile de Jouy. Ce n’est pas le trône qui exaspère, aussi provocant qu’il soit mais bien plus le prétexte du culte. Loin d’un militantisme contre les corps insignifiants tuteurs de la couronne, c’est le copié -collé des références et des personnages qui choque. Du culte pour du culte ! C’est un peu facile et dommage de se cacher derrière ce lien vide. La dernière étape retrouve du charme même si la répétition (déjà présente dans la première salle rubicube) a tendance à étouffer la poésie. La vidéo d’Hello Kitty en touriste à Paris reste séduisante. Quelques modèles font preuve d’intelligence et de culot bien placé telle la robe Gallimard. Mais comment peut on prôner la déstructuration quand on s’appui sur ses ascendants. On est bien loin de toute révolution et de toute noblesse d’ailleurs ! Jouer l’aristocrate déchu l’emporterai sur la reconquête mondaine ? medium_030.jpg C'était "Gallierock", du 7 avril au 29 juillet au musée galliera à Paris.

vendredi 25 mai 2007

So Watt // Du design dans l’énergie… et vis versa !

Depuis La Fée Électricité de 1900 à la femme séduisante des années 20 puis la pure abstraction des années 70, l’électricité est aujourd’hui notre amie pour la vie, et à ce titre nous sommes condamnés à en prendre soin : économiser, renouveler, imaginer, vivre et créer avec. sowatt1 L’électricité doit avoir des accessoires à la hauteur, une électricité propre, blanche, intelligente, interactive, présente partout grâce à son design. Ceci dit, cette exposition, organisée par l’espace Électra de la fondation EDF (nous vous devons plus que la lumière), apparaît ni comme une exposition de plasticiens, ni comme une présentation de designers, mais plutôt comme une mise en lumière de concepts, de produits en R&D et d'usages sociaux culturels. Soutenue par EDF, SO WATT… a le mérite de nous ouvrir de nouveaux horizons sur nos rapports quotidiens avec l’électricité.  Aussi plus que de long discours, voici les liens sur les sites des créateurs qui développent ses concepts, qui fabriquent ces produits nouveaux, qui imaginent notre vie électrique de demain matin. À défaut de suivre le fil… électrique, suivons le fil… de la toile pour voir et se procurer ces inventions qui font d'aujourd'hui demain.

http://www.normalstudio.fr
http://www.artlebedev.com
http://www.giffintermeer.com
http://www.bless-service.de
http://www.cinqcinqdesigners.com
http://www.r-meresse.fr
http://www.elodiepoidatz.com
http://www.radidesigners.com
http://www.gillesbelley.fr
http://www.tii.se/static
http://www.diykyoto.com
http://www.designconcil.info/futurecurrents
http://alextonneau.free.fr
http://bruno.martinet.free.fr
http://www.edf.fr
http://www.positiveflow.net
http://www.solarjo.com
http://www.etoncorp.com
http://www.horizonfuelcell.com
http://www.damianosullivan.com
http://www.humanshelter.org
http://www.new-territories.com
http://www.elioth.com
http://www.encoreheureux.com
http://www.freeplayenergy.com
http://www.o2france.com
http://www.magenn.com
http://www.skysails.info
http://www.solarlab.org
http://v.vandenbrouck.free.fr
http://www.in-flexions.com

« So Watt ! Du design dans l’énergie » fondation EDF Electra jusqu’au 9 septembre!!!!

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