mardi 22 mars 2011
Par Jean-Jacques Gay le mardi 22 mars 2011, 21:52
Tous cannibales jusqu’au 15 mai 2011 à La Maison Rouge (Fondation Antoine de Galbert)
Paris ''
"Nous sommes tous des cannibales. Le
moyen le plus simple d'identifier autrui à soi-même, c'est encore de le
manger."''
Cette réflexion de Claude Lévis-Strauss en exergue à l'exposition Tous
Cannibales présenté a la Fondation du collectionneur et mécène Antoine de
Galbert ce printemps propose à Jennette Zwingenber d'exposer une jeune
génération d'artistes « travaillant sur l'incorporation ». Mais ces
"jeunes" photographes, vidéastes, dessinateurs, sculpteurs, peintres vont
s'entretenir avec de grands anciens dont les : gravures, illustrations,
enluminures, objets d'arts premiers, vont témoigner de l'évolution du thème de
l'anthropophagie à travers les âges..... 
A la Renaissance des explorateurs
Européens ont rapporté une étrange légende sur les débuts du
cannibalisme : « on dit que deux tributs se faisaient la guerre. Un
jeune guerrier fut tué. Sa mère le pleurait jusqu'à ce que son assassin soit
capturé par ses frères d'armes qui le ramenèrent au village. A sa vue la vielle
femme cessa de geindre et se rua sur le captif pour le mordre au sang et lui
enlever un morceau de peau. Soigné, celui ci réussit à s'évader et raconta à sa
tribut que chez leurs ennemis on dévorait les prisonniers. » Ainsi, de
représailles en représailles, cette escalade donna naissance à
l'anthropophagie. Cette histoire n’est pas comptée dans Tous cannibales,
pourtant les artistes contemporains qui vont à la rencontre de la légende nous
démontrent que le cannibalisme commence dès le sein maternel a travers
l'illusion de la transmission mystique, filiale, photographique, historique,
narrative, plastique, conceptuelle et pourquoi pas religieuse :
« Mangez ! Ceci est mon corps ! ».
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samedi 7 août 2010
Par Jean-Jacques Gay le samedi 7 août 2010, 16:46
Gosse de peintre Beat Takeshi Kitano Fondation Cartier pour
l’Art Contemporain jusqu’au 12 septembre 2010.
Le tapage médiatique de la star japonaise Takeshi Kitano revue et corrigée
en plasticien naïf et provocateur fait long feu !…

Fort de 110 000 visiteurs cette exposition se révèle pourtant celle d'un
gosse de peintre, devenu grâce à sa célébrité un gosse de riche dont les
blagues de potache mise en scènes avec moult moyens financiers et artistiques
par la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain donnent vie à un
gigantesque spectacle populaire et populiste qui n’a, on le regrette, plus
grand chose à voir avec l’art contemporain.
Pourtant le style picturale de ce gigantesque acteur et réalisateur du
cinéma nippon et international vient tout de même nous surprendre et nous
laisse entrevoir le gosse de peintre qu’il est resté. En effet ses immenses
toiles reproduites en transparent et collées sur les murs de verre de la
fondation, apportent une aura mystique et esthétique inédite. Ces "Vitraux du
troisième millénaires" sont à peu près la seule surprise de cette exposition,
car ils magnifient un Style Kitano composé de peintures naïves (dont les
originaux sur toiles sont exposés au sous-sol) et colorées surgies comme des
nouvelles icônes qui magnifient le bâtiment de verre de Jean Nouvel.

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mercredi 9 juin 2010
Par Jean-Jacques Gay le mercredi 9 juin 2010, 00:19
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samedi 15 mai 2010
Par Jean-Jacques Gay le samedi 15 mai 2010, 15:47
Printemps Perfume Présentation du Art Center Nabi de Séoul
Centre des arts d’Enghien-les-Bains jusqu’au 30 juin 2010. Cette
exposition d’œuvres numériques et interactives de jeunes artistes coréen
soutenus par le Nabi Center de Séoul nous ouvre un porte de la
création du « Pays du matin calme » (autre nom de la Corée). Ouvert
depuis 2000, ce centre dédié aux arts numérique à aussi bien montré des
artistes internationaux que des jeune créateurs Corée.

A voir un ensemble de créations interactives toutes plus surprenantes les
unes que les autres dont la vue d’ensemble apporte une grande fraicheur. Car
l’ensemble de ces artistes plus que de ce poser des questions existentialistes
restent toujours au plus près des usages que vont en faire leurs contemporain
qu’ils soient amateurs d’art ou industriels. Sans à priori, il se frottent au
design et apportent une nouvelle vie à la vie. D’ailleurs le Nabi Center par la
voix de Dooeun Choi (sa directrice et co-commissaire de cette exposition) ne
s’en cache pas : « il travaille à rendre visible les convergences
entre l’art et les technologies numériques actuelle » et il prétends
« faire des arts numériques, un média répandu après du public le plus
large » ce qui n’est pas toujours le cas en Europe et en France.
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mardi 15 décembre 2009
Par Jean-Jacques Gay le mardi 15 décembre 2009, 21:06
Bertrand Lavier à Reims, Expérience Pommery #6
Sons et Lumières jusqu'au 30 mars 2010
C’est un après midi d’hivers. On a rdv avec Bertrand Lavier. Lavier se perd,
arrive en retard, n’a pas choisit sa salle et demande au dernier moment qu’on
lui trouve des petites cuillères étrusques. Notre choix se porte sur des
amphores égyptiennes entassées dans une vitrine des antiquités au rdch de la
courre carrée. Lavier arrive garde son chapeau et son manteau et découvre que
sous prétexte de muséographie, le Musée du Louvre a fait du Lavier. Expose des
objets usuels et industriels qui n’ont pas forcément usage artistique. Vexé
comme un poux Bertrand Lavier nous raconte alors : Son rêve d’exposition
dans les profondeurs des caves de Pommery où l’humidité
empêche d’exposer de la peinture. Son détachement face à la présence du public
à ces expositions. etc…
ITW en un clic 
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lundi 14 décembre 2009
Par Jean-Jacques Gay le lundi 14 décembre 2009, 07:36
Poitiers, le confort moderne jusqu’au 20 décembre
2009
Dans le monde de l’art contemporain, il est des lieux à la fois très connus…
de nom, et trop peu visités. Le Confort Moderne est de ceux là !
Ex magasin de meuble des années 70, ce grand entrepôt, lieu de création
multimédia, né associatif et aujourd’hui institutionnel, rassemble toute sorte
de créativité : Salle de concert et de répétitions pour les groupes
régionaux, bar, Fanzinothèque (une des rares en France à conserver ses petits
journaux amateurs intitulé Fanzines), lieu de résidence d’artiste, salle
d’exposition, le tout autour d’un seul mot d’ordre « la création in
progress ». Ainsi, les expositions du Confort Moderne deviennent de véritables
ateliers où les artistes pendant plusieurs semaines conçoivent et fabriquent
une exposition unique. 
Cet été, et encore pendant une semaine, c’est LE BEL
ACCIDENT. Une exposition où se télescopent les conceptions spaciales et les
visions artistiques de deux artistes : le jeune français Vincent Ganivet
et le couple de suisses Lang/Baumann. Un surprenant BEL ACCIDENT. Car il
fallait oser la confrontation du « Design épuré » des Suisses face à
« l’Arte Povera new-age » des voutes de parpaings de Ganivet. Une
grande réussite pour une exposition qui fera date. Pour les
retardataires il n’est pas encore trop tard. tapez
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jeudi 17 septembre 2009
Par Jean-Jacques Gay le jeudi 17 septembre 2009, 17:48
Le Musée Marmottan-Monet ose jusqu’au 20 septembre 2009 exposer de concert
deux icones : Lucien Clergue et Yann Arthus-Bertrand, autour d’un titre
ronflant « deux photographes académiciens ». 

Drôle d’expo pour deux montreurs d’images aussi différents que ces deux là.
Confronter le photographe de l’espace Yann Arthus-Bertrand et le photographe de
la matière Lucien Clergue dans le musée dit « Monet », c’est un coup de
pub mondain. « L’écologiste de base » people de la photographie vu du
ciel fait donc face au soixante-huitard intellectuel, fondateur il y a 40 ans,
avec Michel Tournier et Edouard Boubat (entre autres), de l’événement sans qui
l’Art de la Photo ne serait pas le même : les Rencontres d’Arles. Et ceci
dans un échange de légitimité. Le premier, tout le monde le connaît mais sa
photographie reste loin des galeries et de l’art contemporain. Le second, seuls
les spécialistes de la photographie le connaissent mais son apport à l’art
photographique est historique et incontestable. Alors que viennent t’ils faire
dans cette galère ? Peut-être nous montrer que dans l’art chic du 16ième
Parisien, Marmottan l’été est aussi contemporain !…. Peut-être aussi nous
démontrer l’éclat des collections de Marmottan. Car en confrontant la
photographie aux œuvres (peintures, meubles, sculptures et artisanat d’art) que
recel ce Musée Monet, un supplément d’âme survole tout l’édifice, l’ensemble en
vaut le coup d’œil et on peut y vivre une très belle expérience….
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Par Jean-Jacques Gay le jeudi 17 septembre 2009, 16:47
Après ses amplis, ses coffres forts, ses moteurs de fusées et ses portes
d’ascenseurs : échelle 1 et en relief, le Photographe Philippe Gronon nous
donne à voir une autre variation de l’œuvre photographique à travers une
exposition VERSOS 
Si ses « photos » précédentes tendaient des passerelles entre
sculpture et photographie, entre un double réalisme photographique et factuel
et une iconolâtrerie contemporaine (le réalisme de la photo s’ajoute à celui de
l’échelle et du sujet/objet), cette exposition VERSOS ouvre une nouvelle voix.
Une nouvelle relation entre la photographie et la peinture. Une seule
interface : l'image invisible…
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jeudi 26 février 2009
Par Jean-Jacques Gay le jeudi 26 février 2009, 19:18
Ceci n’est pas une exposition, mais un manifeste… Terre
Natale, Ailleurs commence ici, est un manifeste, celui de la
résistance.
ICI, c’est la Fondation Cartier (une
marque internationale), AILLEURS c’est boulevard Raspail à Paris, où des
images…l’image des hommes et des femmes du monde se retrouvent pour nous parler
de la terre, notre terre… Leur terre ! Les deux premiers à nous la
raconter sont les « artistes » de cette exposition…pardon !… de ce
manifeste : Paul Virillo et Raymond Depardon. Le premier est philosophe,
écrivain, professeur, penseur et sédentaire. Le second est reporter,
photographe, écrivain, journaliste, cinéaste, regardeur et nomade. Les deux
sont citoyens du monde, d’un monde qui court à sa perte.
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mercredi 10 décembre 2008
Par Jean-Jacques Gay le mercredi 10 décembre 2008, 19:39
OBJECTIVITÉS
La photographie à Düsseldorf
Jusqu’aux 4 janviers au Musée d’Art Moderne de la Ville de
Paris.
Derniers jours, pour admirer un des trop rares panoramas de la photographie
d’une époque, celle qui va de la fin des années 60 à nos jours des artistes de
la ville de Düsseldorf.
Ainsi c’est tout un
monde original qui mêle conceptualisation et naturalisme photographique forgé
par des photographes devenus de véritables plasticiens de la vie artistique
contemporaine. Autant de noms qui marquent l’art Allemand et international avec
des personnalitées mondialement connues qui ont forgé les images d’aujourd’hui.
Un vrai voyage historique et iconographique.
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vendredi 27 juin 2008
Par coco le vendredi 27 juin 2008, 20:02
Virez le commissaire! 
Par coco le vendredi 27 juin 2008, 19:40
Un univers fort et intimiste dans la vie de personnages singuliers... Mais
un problème sonore évident qui gâche un peu l'exposition de cette vidéaste
talentueuse...

Par coco le vendredi 27 juin 2008, 19:24
Le cockpit, le vaisseau, ce que l’on voit depuis le hublot... Mon coeur
chavire, je crois que je tangue... On prend plaisir à s'y noyer....

mardi 20 mai 2008
Par Jean-Jacques Gay le mardi 20 mai 2008, 21:01
Comment une très vielle dame peut-elle apparaître comme une artiste si
jeune ? Dans cette rétrospective Louise Bourgeois du Centre Pompidou,
chaque pièce est un ravissement, chaque série une aventure intérieure que l’on
a plaisir à suivre comme autant de chemins de survie que trace Louise, pour
elle d’abord, et ensuite pour nous. Une exposition légère et profonde. Un
événement historique, incontournable et cru.

Jusqu’au 2 juin 2008 au centre Georges Pompidou
www.centrepompidou.fr/
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samedi 5 janvier 2008
Par Jean-Jacques Gay le samedi 5 janvier 2008, 16:03
Beaubourg jusqu’au 7 janvier 2008 Vite, vite… C’est
presque fini… Abel Gance disait "vous qui entrez dans l’enfer des
images, considérez vous comme perdus !" et c’est un peut de ça que le Service
Nouveaux Médias (sic !) du Centre Pompidou nous propose pour la 7ième fois.
Cette année encore le 7ième art rentre au Musée en explorant le temps d’une
image photographique à travers l’œuvre cinématographique de David Claerbout.
Après Stan Douglas, Johan Grimonpez, James Colman, Pierre Huyghe, Ugo Rondinone
et Issac Julien, les cimaises de l’espace 315 s’animent d’immenses images en
mouvement dans l’obscurité propice au recueillement des salles obscures. Et la
grande messe du cinéma se marie encore une fois avec la solannellité muséale, à
travers la présentation de 5 pièces de cet artiste Belge qui "vit et travaille"
à Anvers et enseigne à Amsterdam.
Le caractère contemplatif de ces images
qui induisent une certaine narration qui frustre le spectateur comme lorsque
l’on arrive en retard au cinéma ou que l’on doit quitter la salle avant la fin
du film. Et là, la narration laisse la place au décor, l’architecture des plans
fixes prends alors une réelle importance jusqu’à masquer le jeux d’acteurs qui
se débattent comme autant d’animaux de Laboratoires.
Alors le visiteur se retrouve à errer
dans cette pénombre singeant les protagonistes de Claerbout, sans but, sans
histoire et sans avenir. Même si David Claerbout joue sur le temps, la
répétition, la langueur, l’espace et la lumière, si la beauté de ses images
nous immerge dans un univers hors du commun avec un talent incontestable la
frustration persiste sans raison apparente. The Stack (36
minutes), Bordeaux Piece (13h43min), Shadow
Piece (30min), Sections of a Happy Moment (26min) et
Long Good Bye (40min) sont autant d’images (25X57300) :
1432500 exactement que le spectateur à du mal à percevoir sans se voir pris en
otage dans l’enfer de Claerbout. Mais comme tout le monde le sait :
"l’Enfer ! c’est les autres !"
mardi 27 novembre 2007
Par Jean-Jacques Gay le mardi 27 novembre 2007, 11:40
Il est là, seul sur une plage sauvage,
avec sa guitare et son ampli à essayer de gratter Stairway to Heaven.
Voici la vidéo de Kevin Schmidt (Long Beach Led Zep) devenue
l’emblème de ce panorama entre le son et l’image version grand nord,
pompeusement intitulé: Photographic and vidéo images in comtempory
canadian art. De Michael Snow à Stan Douglas, de Lynne Cohen à
Geneviève Cadieux sans oublier Jeff Wall, l’art contemporain canadien est à la
pointe dans les médias photographique et vidéographique. Et lorsque trois
institutions canadiennes, le Musée des Beaux arts de Montréal, le
Musée des Beaux Arts de l’Ontario et le Musée des Beaux arts du Canada…
(cherchez l’erreur !) associent leurs dernières acquisitions en la matière, ça
donne ça (images) ! Des vidéo contemplatives et des photos
déjantées : les portraits à l’envers de Tim Lee, les images léchées comme
Glass 4 de Pascal Grandmaison, ou des compositions
iconoclastes telle l’accumulation de Steven Sheared.
Ainsi entre les aînés et les
jeunes, entre les confidentiels et les stars l’art contemporain canadien montre
un véritable visage trans-générationnel. En tout cas la preuve est faite,
qu’ils mettent scène, collectionnent, performent, conceptualisent, ou lèchent
leurs images (et leurs sons) les créateurs canadiens proposent toujours un
angle original sur le monde, ses images et ses son. Ils développent un monde
contemporain vue d’un pays en marge de l’Europe comme de l’Amérique, mais qui
sans complexe reste à la pointe de l’art contemporain.
Cette exposition a été présentée au centre culturel
canadien de Paris
vendredi 3 août 2007
Par Jean-Jacques Gay le vendredi 3 août 2007, 19:25
Une correspondance d'Élodie L 
Il fallait y aller ! C’était le dernier jour où le roi faisait
audience. En effet c’est au musée Galliera que Castelbajac nous exposait sa
filiation non seulement des quarante dernières années mais de l’histoire
française tout entière. Ne sachant où se situer entre courbettes et pédanterie,
il faut rester en éveil devant tant de contradictions. Quand on prône sa
particule, il faut pouvoir envoyer du lourd ! La seconde salle avec sa
collection d’objets historiques, textiles pour la plupart, est une subtile mise
en appétit à la salle du trône. La légèreté apportée par la sponsorisation
capillaire de Marie Antoinette dans son petit écrin ne prévient aucunement de
la démesure qui va suivre. Car de l’extraction audacieuse du 18ème ne reste que
la toile de Jouy. Ce n’est pas le trône qui exaspère, aussi provocant qu’il
soit mais bien plus le prétexte du culte. Loin d’un militantisme contre les
corps insignifiants tuteurs de la couronne, c’est le copié -collé des
références et des personnages qui choque. Du culte pour du culte ! C’est
un peu facile et dommage de se cacher derrière ce lien vide. La dernière étape
retrouve du charme même si la répétition (déjà présente dans la première salle
rubicube) a tendance à étouffer la poésie. La vidéo d’Hello Kitty en touriste à
Paris reste séduisante. Quelques modèles font preuve d’intelligence et de culot
bien placé telle la robe Gallimard. Mais comment peut on prôner la
déstructuration quand on s’appui sur ses ascendants. On est bien loin de toute
révolution et de toute noblesse d’ailleurs ! Jouer l’aristocrate déchu
l’emporterai sur la reconquête mondaine ?
C'était "Gallierock", du 7 avril au
29 juillet au musée galliera à Paris.
vendredi 25 mai 2007
Par Jean-Jacques Gay le vendredi 25 mai 2007, 15:09
Depuis La Fée Électricité de 1900 à la femme séduisante des années 20 puis
la pure abstraction des années 70, l’électricité est aujourd’hui notre amie
pour la vie, et à ce titre nous sommes condamnés à en prendre soin :
économiser, renouveler, imaginer, vivre et créer avec.
L’électricité doit avoir des accessoires à
la hauteur, une électricité propre, blanche, intelligente, interactive,
présente partout grâce à son design. Ceci dit, cette exposition, organisée par
l’espace Électra de la fondation EDF (nous vous devons plus que la lumière),
apparaît ni comme une exposition de plasticiens, ni comme une présentation de
designers, mais plutôt comme une mise en lumière de concepts, de produits en
R&D et d'usages sociaux culturels. Soutenue par EDF, SO
WATT… a le mérite de nous ouvrir de nouveaux horizons sur nos rapports
quotidiens avec l’électricité.
Aussi plus que de long discours, voici
les liens sur les sites des créateurs qui développent ses concepts, qui
fabriquent ces produits nouveaux, qui imaginent notre vie électrique de demain
matin. À défaut de suivre le fil… électrique, suivons le fil… de la toile pour
voir et se procurer ces inventions qui font d'aujourd'hui demain.
http://www.normalstudio.fr
http://www.artlebedev.com
http://www.giffintermeer.com
http://www.bless-service.de
http://www.cinqcinqdesigners.com
http://www.r-meresse.fr
http://www.elodiepoidatz.com
http://www.radidesigners.com
http://www.gillesbelley.fr
http://www.tii.se/static
http://www.diykyoto.com
http://www.designconcil.info/futurecurrents
http://alextonneau.free.fr
http://bruno.martinet.free.fr
http://www.edf.fr
http://www.positiveflow.net
http://www.solarjo.com
http://www.etoncorp.com
http://www.horizonfuelcell.com
http://www.damianosullivan.com
http://www.humanshelter.org
http://www.new-territories.com
http://www.elioth.com
http://www.encoreheureux.com
http://www.freeplayenergy.com
http://www.o2france.com
http://www.magenn.com
http://www.skysails.info
http://www.solarlab.org
http://v.vandenbrouck.free.fr
http://www.in-flexions.com
« So Watt ! Du design dans l’énergie » fondation EDF
Electra jusqu’au 9 septembre!!!!
mercredi 23 mai 2007
Par Jean-Jacques Gay le mercredi 23 mai 2007, 12:26
Rien n’est plus ingrat que de juger une telle exposition, pourtant il
s’avère que le cru 2006 des diplômés avec « félicitations du jury »
de l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris est de très grande
qualité. Ils sont 14, 14 artistes en devenir à accrocher sur deux étages leur
premier travail hors de l’école (qu’ils ont quitté il y a un an) le temps de
l'exposition Cadrage, Débordement. Ils sont 14 à livrer des
travaux divers, allant de l’exposition lumineuse à la sculpture, de la gravure
à la photo, de l’animation à l’installation, de la vidéo au dessin. Premières
œuvres accrochées dans les salles d’exposition du Quai Malaquais (www.ensba.fr)
sous la direction de Thierry Raspail (présent dans les 5 images) le directeur
du Musée d’art contemporain de Lyon, et président de leur jury de diplôme.





Ils sont 14 à faire venir le tout paris de l’art à la recherche d’on ne sait
quoi ! 14 à chercher un contact avec un collectionneur, un galeriste, un
institutionnel ou même un amateur. Ils sont 14 à entrer aujourd’hui sur le
marché de l’art avec leurs illusions, 14 producteurs d’art, dont les pièces
sont certainement très loin des urgences de leur temps mais dont l’art attend
pourtant les débordements… Débordements hélas apparemment déjà cadrés par le
formatage d’une industrie. !!!!
Nicolas Dion, Julie Genelin, Aurélie Gérard, Nicolas Giraud, Pierre Guy,
Julien Laforge, Estefania Penafiel Loaiza, Farid Mekbel, Astrid Méry
Sinivassin, Marlène Mocquet, Julien Pastor, Marie Preston, Samuel Richardot et
Corinne Van…14 artistes à suivre !
Cadrage Débordement jusqu’au 13 juillet à l’école nationale
supérieure des beaux arts de Paris.
mardi 22 mai 2007
Par Jean-Jacques Gay le mardi 22 mai 2007, 17:43
Voici une exposition-spectacle intéressante et ambitieuse, jardin
extraordinaire qui réunit : arts plastiques, architecture, design, et
paysage mais si tout le monde en parle, on sort déçu (si ce n’est perdu) d’Airs
de Paris, décu des arts-plastiques comptemporains, au profit du design
(architectures, objets et paysages).
Pour preuve, la magnifique installation
de Louise Bourgeois qui clos ce grand catalogage, pièce qui relève plus de
l’installation environnementale que d’un pur travail artistique. Dommage pour
l’art et bravo pour les ambiances aux noms alambiqués et interminables
(cf.www.centrepompidou.fr/airsdeParis).
Car cette exposition
pluridisciplinaire, qui se donne l’enjeu « de traiter de la ville (Paris)
et des grandes mutations qui la touchent » : Aujourd’hui, 50% de la
population mondiale est urbanisée, un phénomène qui touche le bâti autant que
les hommes qui en use, et les flux invisibles qui constituent les trames
visibles et invisibles du tissu social, urbanistique, architectural de toute
mégapole, ne relève pas clairement son défit.
Alors pourquoi Airs de Paris ? un
hommage à Duchamp (un de plus) sient certain ! Et surtout pourquoi mettre
en perspectives 60 plasticiens (photographes, sculpteurs, peintres et
vidéastes) avec 30 architectes, designers et paysagistes sur Paris ? On
peut effectivement regarder cet exercice comme une interrogation prospective
d’un futur multiculturel fort. Comme une nouvelle monstration, organisée en
débats participatifs (Airs de Paris est né d’un forum de discussions mené par
un philosophe et un sociologue (Elie During et Laurent Jeanpierre)) dont il ne
reste qu’un vaste fourre-tout offert à la branchitude.
À ce titre il est à remarquer quelques
incohérences. Valérie Jouve et Djamel Tatah s’affrontent de façon irraisonnée.
Nan Golding et Ange Leccia rivalisent vainement. Les frères Bouroullec font
continuité (sic) avec Patrick Blanc. Et la secrète Zaha Hadid ne rencontre
jamais une trop jeune Tatiana Trouvé ou un Gordon Matta Clark ressorti des
réserves et à jamais irrévérencieux.
En deux mots, AIRS DE PARIS est un beau
catalogue qui ne manque pas d’air, mais d’où l’on sort en cherchant sa
respiration, avec cette grande incertitude : celle de la réalité de la
pluridisciplinarité de ce 21ième siècle.
Airs de Paris jusqu’au 15 août au Centre Pompidou et à Paris
!!!!!!!