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mardi 3 juin 2008

Little big man

Ça y est ! Monumenta opus 2 a ouvert ses portes depuis plus de 15 jours. C’est au Grand Palais et c’est monumental. Après Anselme Kieffer, et avant Christian Boltanski, c’est Richard Serra qui s’y colle… à travers un exercice très personnel de création dans et POUR le Grand Palais. Un mois d’événement autour de 5 stèles gigantesques minimalistes du sculpteur américain. Une œuvre qui propose une expérience de l’espace. Une installation au nom de promenade. Une expérience à vivre…  Monumenta 2008 à Paris au Grand Palais jusqu’au 15 juin www.monumenta.com

Et jusqu’au 3 novembre dans le Jardin de Tuileries voir Clara-Clara sculpture réinstallée pour la première fois sur son site d’origine depuis 1983.

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mercredi 21 mai 2008

Derniers jours à Tokyo

Ouf, c’est fini. Mais on ne sait pas encore si Cellar Door l’exposition de Loris Gréaud au Palais de Tokyo, a fait imploser quelque chose sur la scène artistique. greohp gréohp2 L’Art, ses amateurs, son petit monde ou même l’institution Palais de Tokyo ne semblent pas se porter mieux, ou moins bien, depuis !… Pourtant l’ensemble de la presse spécialisée y ait allé de ses : notre point sur la polémique Gréaud. Mais quelle polémique ?

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lundi 12 mai 2008

Un good Malkovitch pour des Molières qui rient jaune

En narrant la dernière cérémonie des Molières, un grand quotidien titrait : "heureusement que le ridicule ne tue pas". Outre les précieuses ridicules qui se succédèrent toute cette soirée pour recevoir leur hochet !!! John Malkovitch y fut le moins ridicule, le plus pertinent et donc le véritable grand gagnant avec son Good Canary qui s'est tût en février. Aussi prenons le temps de lire ce billet signé Elodie Lecuiller en janvier 2008 sur un spectacle que l'on espère très vite retrouver à l'affiche.

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lundi 28 janvier 2008

Les langages d'Ahtila !

A travers les modes muséales contemporaines il y a celle qui consiste à projeter sur les cimaises des salles obscures des musées des vidéo géantes comme autant d’installations cinématographiques. Ecrasé, rabaissé face à ces images, le spectateur est censé entrer en immersion dans les créations de l’artiste. Mais hélas ce n’est souvent que poudre aux yeux de « vidéastes » qui n’imaginent pas l’espace plus loins que leur DVD pour s’accaparer l’espace d’exposition. C’est de prime abord ce que l’on perçois de l’exposition de Eijà-Liisa Ahtila présentée au jeu Paume jusqu’au 30 mars 2008. Et puis lorsque Where is where (la premère œuvre de cette exposition rétrospective) nous saisi, lorsque sa narration et sa projection sur 6 écrans nous absorbe, le visiteur se retrouve au sein même d’une interactivité de tous les instants et de tous les espaces de la black box (camera obscura que Ahtila nous offre). Les écrans se répondent, le « in » et le « off » aussi. La fiction échange avec le documentaire, le présent et le passé s’imbriquent à n’en plus finir si bien que les temporalités de l’histoire et les espaces de sa narration deviennent des forment organiques au coeur desquelles notre présent voyage d’un monde à l’autre pour nous créer une seconde vie, celle de notre expérience à cette confrontation au monde d’Ahtila. ahtila10 ahtila7 ahtila11 Pourtant, cette magicienne des langages se fourvoie dans les langues, celle de sa fiction. Car même sous titré en anglais, Where is where qui met en scène une historienne nordique dans sa recherche sur la guerre d’Algérie, peut désorienter des puristes lorsque les algériens et les parachutistes français s’expriment uniformément en finnois. Mais est-ce que ça gène réellement ? ahtila6 Vous me direz l’artiste ne doit s’encombrer de ça ! Et je répondrais : soit ! Car la magie des images de Eijà-Liisa Ahtila et la pureté de son discours tant vidéographique (la vidéo sur la mort de son chien) que sculptural (les maisons en modèle réduit), et photographique qui relie tout ça, sont autant d’instants de sincérité et d’intimité qui nous sont offerts sans le moindre mensonge. L’artiste est là, sa vie est à l’origine de ses œuvres. Sa vie est son œuvre. Et cette histoire de finlandais universel cache pourtant une maladresse, celle d’un pays où tout le monde parle anglais et finnois et qui ne pense pas forcément à l’exotisme de l’exception culturelle française.

samedi 5 janvier 2008

Jeu de Paume : STEICHEN c/o ULTRALAB

Voilà c’est fini, fini l’année 07, fini ''l’île de Paradis (version 1.15)'' exposition du groupe des trublions de la création contemporaine ULTRALAB, fini ce pied de nez à l’art avec un grand A incarné par la magnifique exposition Steichen présentée au Jeu de Paume en cette fin d’année. Et si l’attraction touristique de la place de la concorde est restée la grande roue illuminée au pied des champs Elysées, l’attraction Artistique en fut sans nul doute cette exposition. Et cela à plus d’un titre !…

D’abord, car il aura fallu l’arrivée dans les Galeries du Jeu de Paume, du Centre National de la Photographie, c'est avec la nomination de Marta Gili à sa direction que l'on doit d'entrevoir enfin l’audace de jeunes artistes contemporains à occuper ce Musée. Ensuite, il y a eu Steichen jusqu’au 30 décembre 2007, dans « Steichen, une épopée photographique ». Steichen l’homme a tout faire de la photographie, Steichen l’inventeur, Steichen le novateur, Steichen le pionnier, Steichen le maître qui a su porter ce nouvel art photographique au coude à coude avec la peinture. Et cela en partant du principe que ce nouveau monde se devait de posséder des artistes manipulant les nouvelles technique d’expression. steichen6.jpg steichen5.jpg steichen3.jpg Il appliqua son idée et s’imposa en créant une marque, une signature, une institution, un copyright interdit de photographie : on ne peut pas faire d’image dans cette expo d’image !!?.  Refuser le droit de reproduction à l’art de la reproduction, voilà bien un truc américain. D’ailleurs, le droit, le droit toujours le droit !! Heureusement que le maître Steichen n’en a jamais fait cas de son vivant, laissant l’affaire à ses (riches) héritiers, à sa fondation à son marché. Heureusement, car son art ne serait jamais né. Edward J.Steichen c’est la liberté, l’innovation, la créativité et un combat constant contre l’obscurantisme mercantile US. En 1928, ne serra-t-il pas le grand témoin à décharge de Constantin Brancusi dans son procès contre les Etats Unis ! ?? C’est là qu’Utralab intervient comme "un chien dans un jeu de quilles" dirait-on par un travail à la fois virtuel et factuel pour ne pas dire actuel. Virtuel à travers : L’île de Paradis (version 1.15) sous titré "voyage au milieu du temps". Œuvre qui nous plonge dans l’univers d’un jeu vidéo au sein d’un Jeu de Paume reconstitué en terrain d’aventure. En effet jouant sur un effet d’extérieur/intérieur, à travers l’espace virtuel, les salles du Jeu de Paume deviennent des mers, des îles, des catacombes, des cimetières et le joueur à l’intérieur du dehors explore ainsi un univers parallèle au Musée.

Jusque-là Steichen peut dormir sur ces deux oreilles, par contre, lorsque l’on attaque le factuel, les puriste des expositions de photographie sautent au plafond. Plafond que les réseaux filaires (bleus et rouges) scotchés à même les peintures occupent de salles et salle reliant écrans et sculptures fractales. Mais que sait-on d’Ultralab, qu’ils (qui ?) sont né vers l’an 2000 qu’ils travaillent aux frontièrex de tout : de l’art, de la communication, du graphisme, de la peinture, du dessin, des nouvelles technologies, de la sculpture, du bricolage… En fait un chose est sur , c’est que si on veut définir Ultralab, on peut dire que ce sont différentes personnes qui font différentes choses… et entre autre de l’art ! Mais que leur travail dénonce un art de chapelles et de mandarins, un art d’institutions et de conventions. Alors ils infiltrent les institutions (en proposant de faux cartons pour de faux vernissages), s’évadent dans le graphisme (ils occupent le magazine de graphisme jkjkkj), explorent les limites de la peinture (en utilisant les cimaises comme toiles) et s’évadent par la lucarne du jeu vidéo en créant des mondes improbables. En bref un travail aussi improbable que cette confrontation entre Steichen et Ultralab, deux marques, deux époques heureusement confrontées par Fabienne Fulchéri et Marta Gili, deux "artistes" qui démontrent la même curiosité et la même innovation sans pour autant se laisser manipuler par leur temps, mais c’est fini, c’était l’année dernière !

mardi 27 novembre 2007

François Pinault passe son temps à Lille 3000

 Lorsque François Pinault revient en France avec SA Collection c’est pour nous éduquer (FNAC oblige !) et nous vendre une certaine idée de l’art contemporain (merchandising quand tu nous tiens !) dont celui de sa collection (visionnaire ?) Passage du temps. Alors comme l’annonce la sculpture lumineuse de Tim Noble, Forever , on ne se change pas ! Et le super marché d’images que nous offre Pinault et Caroline Bourgeois, la commissaire de ce luna-park de la création contemporaine, est un labyrinthe d’images en mouvement, images fortes surlignées de questions métaphysiques… censées lier entre eux des artistes qui bien souvent n’ont rien à voir …si ce n’est leur mécène FP himself. Bilan : Passage du temps présente beaucoup d’Américains, peu de Français historiques, des pièces mythiques (Body press de Dan Graham), de la photo dont Cindy Sherman et Gilbert & Georges, de la mise en scène et des créateurs qui malheureusement se neutralisent entre eux.    Mais cette exposition touffue sur trois étages de l’immeuble du "tri postal", présente de vraies perles, dont les installations de Bill Viola et Gary Hill. Passage du temps est d’ailleurs à l’image de la pièce de Gary Hill. Comme Midnight Crossing, elle nous en met plein la vue. Et cet aveuglement nous fait croire à une réflexion sur l’image qui va ou vient de disparaître, mais sans nous apporter plus qu’un spectacle.  Mais écoutons Midnight Crossing : Dans l’obscurité la plus opaque, une image en mouvement naît de la nuit. Soudain, lorsque notre œil commence à percevoir l’écran,et le sens de cette apparition, le son surgit générant un vif éclairage qui efface toute velléité d’image pour ne laisser à voir que l’écran blanc et sa structure d’acier aveuglant. Puis la voix se tait. Et tout retombe dans la nuit d’où émerge lentement une nouvelle "non-image", jusqu’à ce que la voix revienne éclairer, le dispositif, effacer l’image, par un son qui violente un spectateur bercé par l’apparition naissante de l’image. En somme Passage du temps est aussi une non-image, un non-événement. Car si François Pinault ouvre au peuple Français un coin de sa collection mythique (elle a fait couler beaucoup d’encre autour de l’île Seguin), il est certain qu’un tel déchaînement de murs d’images ne peut avoir été acquis pour un usage personnel (qui peut exposer de telles images dans son intérieur ?). Et là, on en vient à se demander si la collection de François Pinault n’est pas plus qu’une simple collection ? Mais un rassemblement qui va bien plus loin dans la spéculation et la muséographie. Oui Passage du temps fait œuvre (à la place de qui ?) de mission culturelle à l’image de l’égocentrisme de notre self made man frenchi.  Seul bémol, cette exposition merveilleuse devrait être entièrement gratuite, (pour les pouvoirs publics comme pour les visiteurs). Car, suite à son faux-pas américain, François Pinault nous devait bien ce travail muséographique… un simple petit travail d’intérêt général pour celui qui a laissé les français payer à sa place. Du grand art pour notre "Doge de l’art contemporain" !

__PASSAGE DU TEMPS Jusqu’au 1 janvier 2008__

vendredi 14 septembre 2007

Hommes / Bêtes : dernier tango à Paris

« Nous réalisons des expositions de société » clame la commissaire de la grande Halle de la Villette. En chantier depuis près d’un an la grande Halle ré ouvre ses portes avec une grande exposition fourre tout intitulée Bêtes et Hommes. Alors que plus de 16000 espèces sont en voie de disparition, et que la France (avec ses territoires d’Outremer) se retrouve au 4ième rang des pays les plus concernés. On se pose la question de la pertinence d’une telle exposition. B&H/séchas Bien sûr l’animalité est tendance, et la bestialité souvent d’actualité. Bien sûr, beaucoup d’artistes (des naturalistes aux conceptuels, de Buffon à Beuys) ont inclus l’animal dans leur œuvre. Et, bien sûr, sensibiliser le public sur nos rapports avec les autres formes de vies animales est toujours intéressant. Mais pourquoi avoir imaginé un tel Barnum ? Alors, on déambule, au gré des œuvres et des audiovisuels qu’on zappe impatients d’arriver vers l’animal qu’on sent roder. Et dans cette course, on rencontre des vraies perles : les expérimentations d’Art Orienté Objet (Marion Laval-Jeantet & Benoît Mangin), où l’homme, l’artiste, l’œuvre fait pour une fois véritablement face à l’animal. Anne Ferrer dont les carcasses cousues mains, font un « effet bœuf ». Alain Séchas, dont le chat sculpture s’élève comme un Totem. Rebecca Horn qui donne une seconde vie mécanique à un bouquet de plumes, etc, etc. Et il serait trop long de citer tous les créateurs contemporains de génie invoqués au dieu animal… B&H/ferrer B&H/Insercts Et puis, dans ce dédale de tipis post-modernes imaginés par le scénographe, l’architecte Patrick Bouchain lui-même, on arrive là où le plus de spectateurs tombent en arrêt. Car ce ne sont pas les œuvres d’art qui arrêtent ce public, qu’il soit spécialiste ou pas, c’est la vie. Et c’est devant la vie de ces bêtes, vrais invités en résidence sur cette exposition, que les visiteurs se repaissent d’émotions. Les Hommes font enfin, face aux Bêtes : à la joie des Loutres d’Europe dans leur bassin, à la sérénité des Vautours Fauves sur leurs poteaux, au flegme des Iguanes verts, à la joie du Mainate Religieux, au sautillement de L’Outarde Canepetière et au stress Hitchcockien des Corneilles Noires. Un face à face final, point d’orgue d’une exposition, qui soulage le grand public et déroute les pros de l’art contemporain blasés de culture, eux aussi scotché par cette vie animal qui « entre au musée » pour être enfin savourée jusqu’au 20 janvier 2008… avant de disparaître à jamais ! belle preuve de la bêtise des hommes.

mardi 11 septembre 2007

Le Malien de Venise

L'été se termine avec son cortège d’expositions… Tous les deux ans la citée des doges dresse un panorama de l’art contemporain, cette année plus que jamais, ce fut la fête et alors que tous les médias parlent de cette biennale, et aussi habituellement de son vainqueur (surtout s’il est Français, européen ou américain), aujourd’hui, impossible de savoir qui a été couronné grand prix de cette 52ième édition. Quid ? cherchons ! et oui ! ce n’est pas un hasard si cette année ce grand prix est passé sous silence, car qui voudrait parlé d’un simple photographe Malien ? Oui, « MALICK SIBIDÉ est le grand prix de cette 52ième biennale de Venise… » et qu’on se le dise ! Malick234 Mais parcourons aussi avec Élodie Lécuiller les autres noms remarquables qui font encore vibrer Venise jusqu’au 21 novembre.

« Sept intellectuels dans une forêt de bambou »

On ne pouvait pas se réunir confortablement, une fois encore, pour la 52ième biennale de Venise sans penser à la misère du monde… En effet, c’est tendance ! Et ça tombe plutôt bien, car c’est un art fortement engagé que nous présente cette année, la manifestation vénitienne. Et s’Il paraît naturel de devoir se positionner politiquement et socialement lorsque tant de pays se réunissent pour fêter la création contemporaine, ça en devient lourd, lorsque cela se passe dans l’un des plus beaux endroits du monde ! Sincèrement, artistes, professionnels de l’art et visiteurs fidèles, vous êtes-vous à ce point sentis concernés par cette ouverture, au point que ça ait dérangé votre psychisme ou votre création ? En deux mots votre face à face avec toutes ces œuvres nouvelles à t’il changé votre vie ?? Pour cette dernière édition, il s’agit de se prendre au jeu (encore !). Tel un pion au milieu des pavillons de l’Arsenal, micro géographie mondiale estivale, il faut tracer son chemin. Pour cela quelques règles : ne pas manquer les héliographies de l’argentin Léon Ferrari. Rester ouvert à l’accès ludique de la miniature qui est utilisé dans beaucoup de pièces faites de maquettes, d’animations ou de plans. Et, lorsque vous chercherez la sortie de ce petit monde de l’art vénitien, petit soldat de jeu vidéo (récemment adoubé par l’art contemporain,) Adel Abdessemed ne manquera pas de vous dire « EXIL : » une sortie de secours bien préparée par une tendre et exotique fascination du bidonville (que c’est touchant !). venise107 Mais ne soyons pas cyniques ; parmi la multitude de propositions certaines restent excellentes et très pertinentes. Telle, la salle consacrée à Francis Alÿs et son boléro. Ou Make America Strong de Francesco Vezzoli qui est bien sûr une des pièces qui capte le plus, et fonctionne par sa facilité certes, mais aussi avec le décalage des acteurs. (Il faut bien avouer que Sharon Stone porte divinement le col Courrège…) venise307 Mais la participation la plus fraîche et la plus honnête nous vient du pavillon Roumain. Car la légèreté des dessins de Dan Perjovschi nous ramène à une vérité sans fards. Les autres stands apparaissant alors perclus d’artifices et d’anecdotes sans objets…à l’image de cette exposition, qui reste la trop propre carte artistique contemporaine… vue de Venise. EL

XII ans d'age !

La Documenta XII se termine le 23 septembre 2007 et les avis sont mitigés, les opinions controversées. Ouverte sur la Chine et vers les pays émergents, la grande fête estivale annuelle de l’art contemporain surprend et lasse, agace et séduit comme un passage obligé. docu2 Élodie Lécuiller nous propose un face à face avec les oeuvres exposées cette année en Allemagne : correspondance… regard d’artiste ?

Heureux qui comme Ulysse… se trouvait à Kassel pour la Documenta ! Même si la statue, emblème de la ville, est en restauration, le poids de la mémoire surplombait toujours la Kassel. Ai WeiWei, évènement de cette douzième édition, avait bien sûr donné le ton avec fairy tale. Le parcours de cette Documenta 2007 se trouva donc parsemé des restes de sa performance : il nous faut nous asseoir aux pays des mille et une chaises chinoises, œuvre en totale concordance avec le choix sensible des œuvres présentent cette année. docu1 Car, malgré la rigidité apparente, un grand anticonformisme s’émane de ce rassemblement où les créations paraissent moins accessibles, mais très fraîches par leur sincérité : la prise de risque est bien plus présente par le simple rapport affectif. Particulièrement dans la Neue galerie grâce aux dessins contrastés d’Annie Pootoogook, les photos reprise de Louise Lawler, les collages de C.K Rajan, ou encore les dessins d’enfants de Peter Friedl. Certes les rapprochements sont parfois trop formels, et la trop grande attention vers l’Est peut elle aussi nous déconcerter, mais le rapport à l’affect nous rend cette sélection indiscutable. Car la confrontation aux différentes époques des trois questions que pose cette Documenta 12, la première sur l’Antiquité, nous offrent une réflexion par réminiscence. Ça sent le vieux, et ça sent bon ! Laissez-vous aller à la complaisance de l’attachement même si c’est un i-pod rouge coquelicot,(audioguide en accord avec l’installation de Sanja Ivekovic sur la Friedrichsplatz,) et non les frères Grimm qui vous content, bien mieux et en anglais, les motivations de cette sélection 2007. Ainsi votre perception ne perdra rien en finesse, car c’est intelligence de se risquer à dire : « que l’on sent et que l’on aime ! » EL

jeudi 14 juin 2007

Monumenta ? Vite c'est magnifique ??!!! c'est en 2007…

 Il est urgent de visiter la magnifique exposition organisée à Paris par la Délégation aux Arts Plastiques du ministère de la Culture au Grand Palais et le commissaire José Alvarez (cf.photo).   Car malheureusement, nous ne sommes pas près de voir l’art d’Anselme Kieffer exposé avec autant d’ampleur… et Sternenfall (Chute d’étoiles) fermera ses portes le 8 juillet. C’est la claque ! Pour les aficionados comme pour les novices, découvrir l’art de Kieffer dans un tel état est grandiose. Bien sûr cet artiste Allemand, né en 1945 et installé en France (à Barjac depuis les années 70), est un atypique du monde de l’art, géant autant par ces sujets que ses sources d’inspiration poétiques et/ou historiques, que par la force de ses œuvres.  Les sculptures de tours en béton armé, entassement de Bunkers, appellent à la fois César et Chirico, et ces toiles en trois dimensions qui chaque fois s’abritent dans 7 gigantesques maisons d’acier nous font supporter le poids d’une Histoire d’où l’homme n’est que futilité face à la folie et l’horreur.    Ironie du sort la première fois que Kieffer fut exposé à Paris est la même année où il se retrouva à la Documenta. Et de la Documenta… à Monumenta !, la boucle est bouclée, tant pour Anselme Kieffer que pour les organisateurs de cette Monumenta 07, événement qui sur les traces des grands événements artistiques internationaux, tente de placer la marque Monumenta comme un rendez-vous incontournable de l’Art contemporain. Et ce, en proposant aux plus grands artistes internationaux (Richard Serra et Christian Boltanski sont programmés) l’écrin du Grand Palais. Nonobstant l’effort pédagogique que la DAP (et son gélégué Olivier Kaeppelin) entretient autour de Monumenta 07 (Médiateurs, Audioguides, Site internet, activitées pédagogiques, conférences et autres ateliers) on espère que ces Monumenta(s) feront l’objet de traces (DVD, catalogues, etc…) à la hauteur d’une exposition à visiter… de toute URGENCE.

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