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jeudi 5 septembre 2013

Sous le plus grand chapiteau du monde.

Nouvelles Vagues Palais de Tokyo Paris jusqu'au 09 Septembre 2013. Voici une exposition à tiroirs qui se termine très bientôt. Ce n'est pas une curiosité, mais elle mérite le détour par ses excès de générosité et ses fausses notes répétées. NouvelleVagueTapis_Livre.jpg D'abord, on peut imagine naïvement qu'un lieu d'exposition ouvre ses portes à un ou deux curators indépendants qui choisissent à leur tour un ou deux artistes pour nous raconter une œuvre ou mettre en perspective des pratiques croisées. Or, ici ce n'est pas exactement le cas. Le Palais (nous appellerons comme ça le Palais de Tokyo) est au dessus de ça ! Alors il invite une nuée de jeunes commissaires qui a leur tour exposent (on pourrait dire explosent)une nuée de jeunes (?) artistes... Ce qui transforme le Palais en un jardin extraordinaires, un jardin plein de jeunes pousses, mais sans jardinier... un jardin d'enfants. En deux mots, c'est le grand cirque.

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mardi 9 avril 2013

De la "petite mort" à la mort photographique d'Antoine d'Agata.

Anticorps rétrospective d'Antoine d'Agata, au BAL jusqu'au 14 avril 2013 à Paris. ADAdebut.jpgADAcontacts.jpg

Il faut d'urgence se précipiter au BAL pour plonger dans l'œuvre mortifère d'Agata, un hymne à la vie. la première fois que j'ai rencontré l'œuvre d'Antoine d'Agat, c'était avec Vortex (un film en diaporama) il y a une dizaine d'années et la dérive morbide que l'on sentait, l'expérience dans la chaire de ce photographe était telle que certain de ses confrères ne voulaient pas partager des tables rondes avec d'Agata. Le sexe et la drogue semblent être les seuls crédos de ce jeune photographe dont les noires immersions dans les no-man land de la lie de l'humanité nous mettent face à face avec notre part d'ombre, celle de voyeur et d'homme poursuivit par sa fin. ADAprotituees.jpg Comme l'esclave chargé de chuchoter à l'oreille des césars "n'oublie pas que tu es mortel", la photographie d'Antoine d'Agata nous renvoie sans cesse à cette fin, qu'elle soit physique ou sociétale au grée d'une mortelle randonnée du corps, des habitats et de l'histoire des peuples. D'Agata poursuivit une plongé personnelle et suicidaire jusqu'au boutiste qui construit un travail de photo journalisme pour l'agence VU tout autour du monde tout à fait singulier. Il revient aujourd'hui avec un constat foudroyant : face aux photos anthropométriques de prostituées et de drogués délinquants trouvés sur internet, face à ces visages ravagées par la vie… ses photos seront jamais à la hauteur de sa vision. Dernière exposition ? Pour un photographie prêt à s'engager dans la fiction du cinéma ? ADAexpovisit.jpg

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mardi 26 mars 2013

Le médias est le bonhomme !

L'Homme Médias Numéro 1 - Fred Forest Centre Des Arts d'Enghien les Bains jusqu'au 31 mars 2013 Fred Forest, est certainement l'artiste qui illustre le plus profondément la pensée Mac Luhannienne "le médias est le médium !" Et ce que le spectateur peut voir à travers cette rétrospective c'est un Homme Médias Numéro 1 qui manipule les médias jusqu'à plus soif depuis plus de quarante ans. Portait_Fred_Forest.jpg En effet nous allons découvrir ou redécouvrir un artiste trop peu montré (souvent censuré ! dit il ) qui donne deux directions à une œuvre unique au monde. D'abord celle d'un art performatif hors normes (performance à laquelle il ajoute une troisième dimension, celle du temps des médias). Et puis une immersion dans le virtuel et les nouveaux médias pour lesquels il demeure à jamais un des grands pionniers.

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samedi 22 décembre 2012

Tableaux pour une exposition(s)

Histoires de fantômes pour grandes personnes. Georges Didi-Huberman et Arno Gisinger - Le Fresnoy, Studio National d’Art Contemporain, jusqu’au 30 décembre 2012.

Le Fresnoy est un lieu étonnant. Et les expositions que propose cette École, Studio National des Arts Contemporains, sont toujours surprenantes. Histoires de fantômes pour grandes personnes la dernière exposition confiée au théoricien de l’art, philosophe et anthropologue Georges Didi-Huberman, avec la complicité du jeune photographe autrichien Arno Gisinger, en affolera plus d'un.

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Non seulement parce qu’elle remet en cause l'objet Exposition en réunissant deux réflexions qui font œuvres. Mais parce qu’elle propose des objets artistiques totalement virtuels à travers deux points de vues, un théoriques et un artistiques qui se rejoignent sur trois espaces de monstration.

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Trois tableaux (au sens scénique du terme) qui nous immergent plus dans une pensée que dans une exposition telle que l’entendent galeries et musées. Voilà une exposition qui risque de faire date dans notre rapport à la vie des images qui nous entourent… et nous habitent.

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mercredi 12 septembre 2012

Richter Peintre Objectif !

Gerhard Richter, Panorama, Centre Pompidou jusqu’au 26 septembre 2012

Vite, vite… pressez vous vite au centre Pompidou pour cette rétrospective du dernier des peintres classicistes (depuis la mort de Lucien Freud). Peintre Pompier ? Peinture Classique ? S’il sanctuarise sa peinture, Gerhard Richter est un peintre caméléon. Peintre touche à tout dont l’œuvre est d’une clarté sans failles. Artiste d’une génération pour laquelle la peinture s’effaçait devant les grands médias, où la représentation était l’affaire de la photographie et de l’abstraction, époque où l’art émergeant allait de la performance au conceptuel, Richter s’est arcbouté à son art, agrippé à son pinceau en gardant l’œil figuratif. RichAutoportrait.pngRich_Ema.png Devant la soif de capturer, d’imiter, de concurrencer les médias de ses contemporains et des postures conceptuelles de son époque Richter a trouvé sa place et demeure LE peintre contemporain des technologies de l'image qui l’ont accompagnées dans toute cette fin de 20ième siècle. En demeurant peintre, il a su proposer à son médium une rencontre avec la photographie, la vidéo (on n’oublie pas la télé), le polaroid, l’image numérique, sans parler des masse-médias. "J'aime l'insécurité permanente !" proclame cet enfant de la guerre. Le petit Gerhard à 13 ans dans Allemagne en ruine de 1945, des sympathisants nazis dans sa famille et un monde à reconstruire.

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vendredi 4 mai 2012

Que Viva Mexico 2012

Resisting the present, Mexico 2000/2012 - Musée d’art Moderne de la ville de Paris / ARC jusqu’au 8 juillet 2012

Mexique_ExpoPLChaine.jpgMexique_FresquePublic.jpgMexique_ChauveSPLL.jpgMexique_MurExpo.jpg Cette exposition est certainement la plus stimulante du moment. Acte de résistance de 24 jeunes plasticiens mexicains cette exposition est un véritable manifeste. Résistance face à l’hégémonie culturelle occidentale en général et américaine en particulier. Résistance à un art marchand sans conviction sociales. Résistance d'un art populaire qui propose des stratégies artistiques novatrices. Car Resisting the présent est une proposition qui, comme le relève très justement Fabrice Hergott (le dynamique directeur du musée d’art moderne de la ville de paris), n’est pas « Résister dans le Présent de façon à faire un retour sur le passer, mais comme une garantie d’avenir… ».

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Le Grand Bleu

Jan Fabre, les années de l’heure bleue (dessins et sculptures 1977/1992) - Musée d’art Moderne de Saint-Etienne Métropole jusqu’au 28 mai 2012.

FabreTitre.jpg Jan Fabre est un grand garçon. Jan Fabre est un grand artiste. Jan Fabre est un provocateurs et il a eu sa période bleue. Comme d’autres grands artistes… et notre Grand Artiste présente à Saint Etienne des très grand Dessin réalisés au bic… le stylo en plastic jetable du baron bic. Le stylo, le bic le médium d’une époque ! Ils sont nombreux à avoir utilisé cet outil impersonnel et populaire. Mais Fabre n’hésite pas, il va faire des gribouillis de téléphone, mais des gribouillis de géants, conférant à ces « dessins » un statut de presque monochrome ! nous sommes au cœurs des années 80… pour Fabre elles s’appelleront « les années de l’heure bleue »

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jeudi 10 novembre 2011

Paris parie sur la photographie

Photoquai, Exposition de photos à ciel ouvert, jusqu’au 11 novembre, Quai Branly 75007

Massimo Berruti jusqu’au 03 Décembre, Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, Chapelle des Petits Augustins 14, rue Bonaparte 75006

Topographies de Guerre jusqu’au 18 décembre au BAL 75018

Paris Photo jusqu’au 13 novembre au Grand Palais 75008

4 expositions, 4 images au milieu de la multitude d’événements photographiques qui fleurissent l’automne à Paris. Chaque année avec Paris Photo, tous les 2 ans avec Le mois de la photo ou Photoquai… mais avec toujours plus de photographes, d’amateurs et de collectionneurs de clichés en ébullition. OLYMPUS DIGITAL CAMERA MassimoExpo2.jpgTopoAe_rienne.jpgParisPhotoTitre.jpg Depuis un mois le Musée du Quai Branly propose aux promeneurs des quais de seine une biennale à ciel ouvert. Une exposition en plein air qui est en train de devenir une véritable institution c'est Photoquai. Il est italien et lauréat de la seconde édition du Prix Carmignac Gestion du Photojournalisme. Son terrain de jeu le Pakistan et ses montagnes et une vallée abandonnée de tous, la vallée de SWAT c'est le jeune Massimo Berruti. Topographies de guerre est une exposition étrange et comme un manifeste à la Jouannais observe les séquelles de la folie des hommes : c'est beau la guerre. Et si vous avez du mal à choisir… il reste Paris Photo !

Développements (en 1000 mots) en IMAGES

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vendredi 21 octobre 2011

Le grand Marché… du grand art !

Fiac, Show OFF, Slick, etc, etc, etc c’est des Quais au Jardin des plantes, du palais de Tokyo au Prand palais, des Tuileries aux galeries parisiennes, et jusqu’au net … que Paris fête l’art jusqu’au 23 Octobre, et plus si affinité… car, après cette semaine de folie on peut imaginer que dans la conjoncture le grand marché va continuer. FIAC.jpg Paris est une fête pour la création contemporaine l’espace d’une petite semaine où tout le petit milieu de l’art est sur le pont. Mais si trop de marché peut tuer le Marché, trop d’art tue l’Art. Enfin comment peut-on aller à la rencontre d’autant de créateurs en si peu de temps !?? En effet devant la foultitude des œuvres à vendre on s’aperçoit vite que cet « art shopping festival » est un peu décalé face au travail de chacun de ces artistes, artisans d’une création vitale. Artistes qui se retrouvent obligés de parader devant leurs acheteurs potentiels. VRP en représentations devant les VIP et la presse qui accourent sur cette grande foire. Artistes en compétition directe, vendus presque à la crié dans ce gigantesque marché couvert que devient le Grand Palais l’espace d’une semaine. « Il faut battre des records ! », « attirer l’argent », « profiter du malaise des bourses et de la stagnation de la pierre ! … ». ll faut vendre l’art « comme valeur refuge ».SLICK.jpg Cet Art, refuge des grands explorateurs atypiques et singulier de notre société mondialisé, devient aujourd’hui plus que jamais la valeur refuge du grand capital en plein désarroi. C’est dans l’ai de la FIAC. On se bouscule, c’est le grand déballage. On n’est plus collectionneur, mais investisseur. On n’est plus amateur d’art, mais spéculateur d’art. On n’est plus aventurier de l’art mais actionnaire d’une œuvre et on parie sur des artistes comme sur des chevaux de course.

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samedi 3 septembre 2011

Frédérique ? Lucien ? et les Autres !…

Introspective, Frédérique Lucien au Musée Zadkine jusqu’au 4 Septembre 2011 à Paris.

Frédérique Lucien est une artiste hors du commun et son exposition « introspective » au Musée Zadkin propose une vraie rencontre de deux mondes : celui de Frédérique Lucien jeune cinquantenaire plasticienne, dessinatrice et sculpteur, avec celui du maître de la sculpture du 20ième siècle Ossip Zadkin. OLYMPUS DIGITAL CAMERA Ce qui frappe, lorsque l’on pénètre le musée atelier de Ossip Zadkin au cœur de Montparnasse, c’est comment l’œuvre d’une artiste du 21ième siècle peut rentrer en totale résonnance avec celle d’un sculpteur russe (1890-1967) installé à Paris depuis les années 1910. Et cette « introspective » de Frédérique Lucien devient une vraie fête où le musée et sa collection permanente à la gloire de Zadkin révèlent « l’évolution sensible du vocabulaire des formes de l’artiste (Frédérique Lucien) vers d’infinies ouvertures. Le (son) dessin de la ligne – dans ses va-et-vient vers la forme et le volume – conduit en permanence sa démarche, tout comme son rapport à l’espace et au temps, fait partie intégrale de son processus de création ». OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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lundi 23 mai 2011

Moben Art

Out of the Dump, Centre des Arts, Quarxs, dessins et videos, Médiathèque Georges Sand, 2 expositions de Maurice Benayoun jusqu’au 3 juillet 2011 à Enghien-les-bains près de Paris. couvOpenArt.jpg new_Couv-Dump2:Mise en page 1 Monographie Maurice Benayoun 30€ nouvelles éditions SCALA The-Dump, 207 hypothèses pour un passage à l'Act 26€ FyP éditions

Maurice Benayoun est un touche à tout qui a la spécificité de travailler avec les nouvelles technologies. Qu’il soit réalisateur, metteur en scène, scénographe, créateur d’événements, écrivain, graphiste, concepteur d’expositions, de sites internet ou de jeux, collaborateurs d’architectes ou simple artiste, Benayoun est plasticien et son art est Open. Car cet artiste français est l’un des rares explorateur des nouvelles technologies à poursuivre une vraie carrière internationale ainsi qu’une collaboration perpétuelle avec des chercheurs d’horizons très différents (architectes, universitaires, laboratoires, informaticiens, développeurs, musiciens et scientifiques de tous poils) signant par cela un art transdisciplinaire et interactif dont la vraie matière est l’humain. logoQuarxs.JPG Par ces deux expositions à Enghien les bains il propose à la fois à la Médiathèque Georges Sand son travail le plus ancien : la série les Quarxs, réalisée en images de synthèse 3D HD pour Canal plus en 1990, et son œuvre in progress The Dump.net, blog de concepts virtuels qu’il alimente chaque jour et dont le Centre d’Art propose des réalisations factuelles. Et des Quarxs au Dump, il signe un “open art” accessible à tous.

whitecubeFlacon.jpg Pour observer cet art nouveau (qui n’est pas si nouveau que ça, mais rarement effectué de cette façon… on peut d’ailleurs citer l’ouvrage Œuvres du regretté Edouard Levé). Il faut partir d’aujourd’hui de ces expositions et de la Publication de la première monographie de cet artiste “Open Art 1980-2010” et faire un grand retour écart.

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Desgrandchamps en peinture

Marc Desgrandchamps Exposition Monographique au Musée d’art Moderne de la Ville de Paris jusqu’au 4 septembre 2011

Derniers jours pour se rassasier d’une œuvre picturale aussi créative que novatrice. La peinture de Marc Desgrandchamps va vous faire aimer la peinture contemporaine. OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA Cette exposition monographique nous propose depuis mi mai dans les salles du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, une vision kaléidoscopique sur « un peintre majeur de la scène contemporaine française ». C’est ainsi une longue déambulation que nous proposent Fabrice Hergott (le directeur du musée) et Julia Garimorth (la commissaire de l’exposition) : plus de quarante œuvres peintes grands format ainsi qu’une sélection de pièces sur papier qui retracent le parcours pictural de cet artistes ; des gouaches, des dessins, des lavis, des lithographies et surtout des collages qui nous donnent les véritables clés pour entrer dans une œuvre qui se construisit dès les années quatre-vingt jusqu’à devenir incontournable.

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mardi 22 mars 2011

Piguet de Rouen

« Le Beau Est toujours Bizarre » CB (le FRAC Haute-Normandie donne une carte blanche à Philippe Piguet) jusqu'au 17 avril, FRAC Rouen. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le beau est toujours bizarre ! a dit Charles Beaudelaire, et Philippe Piguet nous le donne a vérifier.... A moins que ça ne soit le contraire ! En tous les cas, le choix et que les œuvres choisies dans le fond du FRAC Haute Normandie nous le démontrent une bonne fois pour toute : le bizarre est toujours beau !.... Et Jana Sterbak, Glen Baxter, Philippe Bazin, François Daireaux, Jean-Jacques Dumont, Joan Foncuberta, Charles Fréger, Olivier Leroi, Natacha Lesueur, Javier Pérez, Anne-Marie Schneider, Ji-Yeon Sung, Jeanne Suspuglas, ou Yves Trémorin (et j'en oublie quelques uns) le singularisent, en construisant ensemble cette démonstration. OLYMPUS DIGITAL CAMERA Sculpture dans une plume, goute d'eau a l'envers et en macro, photo de mode de bidasses, portraits d'aujourd'hui comme au 15e siècle et en photographie, peintures d'outre tombe, sculpture d'outre-formes, c'est tout l'art d'aujourd'hui que met en lumière cette sélection du FRAC Haute-Normandie. OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA Bien sur, il faut rappeler que les FRAC (Fond Régional d'Art Contemporain) ont aujourd'hui 30 ans. Car si leurs 20 ans ont été fêtés avec tambours politiques et trompettes médiatiques... Les trois décennies de ces organismes régionaux voulus par la loi de décentralisation de 1981 ont pour mission de collectionner et de médiatiser ( diffusion et médiation) l'art d'aujourd'hui. A ce titre, le beau est toujours bizarre est exemplaire, car cette exposition ouvre un nouveau monde au public que ne manqueront pas de convier à ce voyage les médiateurs du frac de haute Normandie.

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mercredi 19 janvier 2011

Photographier après Kertész ?

André Kertész Rétrospective, Jeu de Paume jusqu’au 06 Février 2011.

Deux grandes expositions Photographiques ont animé Paris cet hivers, et son mois de la Photos. la Première est terminée, c’était la France de Raymond Depardon, le plus rural des photographes globe-trotters, et la seconde est la Rétrospective du hongrois, citoyen du monde, André Kertész. Un Kertész dont nous fêtons cette année les 25 ans de la disparition. Et si ces deux artistes, qui ont donné à la photographie ses lettres de noblesse, sont e l’un et l’autre des hommes multimédias, des touches à tout de génie, il plus encore d'intrépides curieux de la vie.

« Je me considère comme un amateur aujourd’hui, et j’espère que je le resterai jusqu’à la fin de ma vie ! » disait Kertész, « Car je suis éternellement un débutant qui découvre le monde… » Dès lors, comment un photographe peut-il reprendre son appareil et appuyer sur le déclencheur après avoir revus 70 ans de photos de Kertész ? OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA Car, en 50 ans, Kertész invente tout et… découvre le reste ! Mais Kertesz c’est aussi une multitude de publications, des milliers de photographies, des découvertes surréalistes et cubistes d’un Art Photographique très factuel, très actuel et très moderne. Parcours… OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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samedi 1 janvier 2011

Chauffe Marcel !

Didier Marcel , Sommes nous l’élégance, jusqu’au 2 janvier 2011 Musée d’art Moderne de la Ville de Paris / ARC OLYMPUS DIGITAL CAMERA Derniers jours pour cet ovni de la sculpture qu’est Didier Marcel. Alors que la peinture et la photographie laissent si peu de place à la sculpture contemporaine à moins qu’elle soit conceptuelle, tape à l’œil et mode, ou extravagante, le jeune sculpteur Didier Marcel réinvente cet art du volume en observant simplement la nature à travers une réflexion sur notre environnement quotidien. Sorte d’écologie de la sculpture, car Marcel prélève des « fragments de nature contrôlés » et les transpose en objets muséaux. Nous sommes nombreux à avoir découvert l’art de Marcel en 2009 dans la seconde édition de La Force de l’Art où ses moulages de labours (série commencée en 2006) accrochés aux cimaises comme autant bas reliefs primaires et naturels ont frappé les esprits et apporté une reconnaissance à l’œuvre de Didier Marcel. OLYMPUS DIGITAL CAMERA Pourtant ce jeune artiste Français poursuit depuis 20 ans un travail singulier reconnu sur des scènes artistiques étrangères… nul n’est prophète en son pays, et pourtant Marcel l’est en sculpture.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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samedi 18 septembre 2010

Parade de Design

''Design Parade 2010'', Villa Noaille, Hyères (83) jusqu’au 26 septembre 2010. C’est dans cette Villa d’avant Garde, Villa construite par Mallet Steven dans les années folles pour le comte et la comtesse de Noailles. Dans ce Musée vivant laissées à l’abandon plus de 20 ans, pillé mais relooké à grands frais par la Municipalité de Hyères les Palmiers, que depuis presque 10 ans se joue tous les étés un événement majeur du design : Design Parade. OLYMPUS DIGITAL CAMERA Cette année Design Parade 2010 présente 5 faces de la création d’objets. Dans cette Villa où tout ce qu’il y eu d’avant garde de l’entre deux guerres vint accompagner la villégiature du couple de mécènes (Man Ray, Buñuel, Brancusi… et les citer tous serait un enfer !), nous pouvons voir cette année 4 expositions : les Vases Métro de Naoto Fukasawa, Design and Crafts, l’univers de Aldo Bakker, Creatures, studies for existence, et les recherches passées, futures et à venir de Antoine Boudin, ... E ié vivèn de belli causo... (Et on y vit de belles choses) Sébastien Cordoléani, MàP, et bien sur, le Concours des jeunes designers parrainé chaque année par une grande marque d’électroménager, exposition qui est prétexte aux paris créatifs les plus fous quant à nos attitdes sociétales dans nos rapports avec les objets de demain. OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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lundi 13 septembre 2010

En attendant Valérie !

Valérie Jouve - En attente/On Hold, Catalogue sous la direction de Valérie Jouve et de Quentin Barjac, édition du Centre Pompidou 20X24, 96p, 19,90€ OLYMPUS DIGITAL CAMERA C’est fini, l’exposition En attente de Valérie Jouve du Cabinet d’Art graphique du Centre Pompidou a montré tout l’été une trentaine d’images de cette photographe stéphanoise qui depuis les années 90 poursuit une œuvre singulière sur l’urbain et l’humain, sur le territoire et ceux qui l’habitent. A cette occasion, Valérie Jouve nous livre des images réalisées entre 2008 et 2009 sur le monde oriental, précisément sur le monde Arabe et plus particulièrement la Palestine et son urbanité (traduisez urbanisation vécue). On s’attendait à un raz de marrée et tout est très plat… OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA Telles des photos de vacances, les images de Valérie Jouve sont mises en scènes avec cette recherche de point de vue et de confrontation à l'échelle 1 que la jeune photographe recherche depuis déjà quelques années. Malheureusement, aucune force n’émerge. On a eu beau arpenter les 3 petites salles d’art graphique du Musée National D’art Moderne du Centre Georges Pompidou, rien ne transpira… et on attends encore Valérie !

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