Photoquai, Exposition de photos à ciel ouvert, jusqu’au 11 novembre, Quai Branly 75007
Massimo Berruti jusqu’au 03 Décembre, Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, Chapelle des Petits Augustins 14, rue Bonaparte 75006
Topographies de Guerre jusqu’au 18 décembre au BAL 75018
Paris Photo jusqu’au 13 novembre au Grand Palais 75008
4 expositions, 4 images au milieu de la multitude d’événements
photographiques qui fleurissent l’automne à Paris. Chaque année avec Paris
Photo, tous les 2 ans avec Le mois de la photo ou
Photoquai… mais avec toujours plus de photographes, d’amateurs et de
collectionneurs de clichés en ébullition. 


Depuis un mois le Musée du Quai Branly propose aux promeneurs des
quais de seine une biennale à ciel ouvert. Une exposition en plein air qui est
en train de devenir une véritable institution c'est Photoquai. Il est
italien et lauréat de la seconde édition du Prix Carmignac Gestion du
Photojournalisme. Son terrain de jeu le Pakistan et ses montagnes et une
vallée abandonnée de tous, la vallée de SWAT c'est le jeune Massimo Berruti.
Topographies de guerre est une exposition étrange et comme un
manifeste à la Jouannais observe les séquelles de la folie des hommes :
c'est beau la guerre. Et si vous avez du mal à choisir… il reste Paris
Photo !
Développements (en 1000 mots) en IMAGES
Paris est une
fête pour la création contemporaine l’espace d’une petite semaine où tout le
petit milieu de l’art est sur le pont. Mais si trop de marché peut tuer le
Marché, trop d’art tue l’Art. Enfin comment peut-on aller à la rencontre
d’autant de créateurs en si peu de temps !?? En effet devant la foultitude des
œuvres à vendre on s’aperçoit vite que cet « art shopping festival »
est un peu décalé face au travail de chacun de ces artistes, artisans d’une
création vitale. Artistes qui se retrouvent obligés de parader devant leurs
acheteurs potentiels. VRP en représentations devant les VIP et la presse qui
accourent sur cette grande foire. Artistes en compétition directe, vendus
presque à la crié dans ce gigantesque marché couvert que devient le Grand
Palais l’espace d’une semaine. « Il faut battre des records ! »,
« attirer l’argent », « profiter du malaise des bourses et de la
stagnation de la pierre ! … ». ll faut vendre l’art « comme valeur
refuge ».
Cet Art,
refuge des grands explorateurs atypiques et singulier de notre société
mondialisé, devient aujourd’hui plus que jamais la valeur refuge du grand
capital en plein désarroi. C’est dans l’ai de la FIAC. On se bouscule, c’est le
grand déballage. On n’est plus collectionneur, mais investisseur. On n’est plus
amateur d’art, mais spéculateur d’art. On n’est plus aventurier de l’art mais
actionnaire d’une œuvre et on parie sur des artistes comme sur des chevaux de
course.
Ce qui frappe, lorsque l’on pénètre le
musée atelier de Ossip Zadkin au cœur de Montparnasse, c’est comment l’œuvre
d’une artiste du 21ième siècle peut rentrer en totale résonnance avec celle
d’un sculpteur russe (1890-1967) installé à Paris depuis les années 1910. Et
cette « introspective » de Frédérique Lucien devient une vraie fête
où le musée et sa collection permanente à la gloire de Zadkin révèlent
« l’évolution sensible du vocabulaire des formes de l’artiste (Frédérique
Lucien) vers d’infinies ouvertures. Le (son) dessin de la ligne – dans ses
va-et-vient vers la forme et le volume – conduit en permanence sa démarche,
tout comme son rapport à l’espace et au temps, fait partie intégrale de son
processus de création ». 

Cette exposition monographique nous
propose depuis mi mai dans les salles du Musée d’Art Moderne de la Ville de
Paris, une vision kaléidoscopique sur « un peintre majeur de la scène
contemporaine française ». C’est ainsi une longue déambulation que nous
proposent Fabrice Hergott (le directeur du musée) et Julia
Garimorth (la commissaire de l’exposition) : plus de quarante œuvres
peintes grands format ainsi qu’une sélection de pièces sur papier qui retracent
le parcours pictural de cet artistes ; des gouaches, des dessins, des
lavis, des lithographies et surtout des collages qui nous donnent les
véritables clés pour entrer dans une œuvre qui se construisit dès les années
quatre-vingt jusqu’à devenir incontournable.
Monographie Maurice
Benayoun 30€ nouvelles éditions SCALA The-Dump, 207 hypothèses pour un
passage à l'Act 26€ FyP éditions
Par ces deux expositions à Enghien les bains il
propose à la fois à la Médiathèque Georges Sand son travail le plus
ancien : la série les
Pour observer cet art nouveau (qui n’est
pas si nouveau que ça, mais rarement effectué de cette façon… on peut
d’ailleurs citer l’ouvrage Œuvres du regretté Edouard Levé). Il faut
partir d’aujourd’hui de ces expositions et de la Publication de la première
monographie de cet artiste “Open Art 1980-2010” et faire un grand retour
écart.
Sculpture dans une plume, goute d'eau a
l'envers et en macro, photo de mode de bidasses, portraits d'aujourd'hui comme
au 15e siècle et en photographie, peintures d'outre tombe, sculpture
d'outre-formes, c'est tout l'art d'aujourd'hui que met en lumière cette
sélection du FRAC Haute-Normandie. 
Bien sur, il faut rappeler que les FRAC
(Fond Régional d'Art Contemporain) ont aujourd'hui 30 ans. Car si leurs 20 ans
ont été fêtés avec tambours politiques et trompettes médiatiques... Les trois
décennies de ces organismes régionaux voulus par la loi de décentralisation de
1981 ont pour mission de collectionner et de médiatiser ( diffusion et
médiation) l'art d'aujourd'hui. A ce titre, le beau est toujours
bizarre est exemplaire, car cette exposition ouvre un nouveau monde au
public que ne manqueront pas de convier à ce voyage les médiateurs du frac de
haute Normandie.
Car, en 50 ans, Kertész invente tout
et… découvre le reste ! Mais Kertesz c’est aussi une multitude de
publications, des milliers de photographies, des découvertes surréalistes et
cubistes d’un Art Photographique très factuel, très actuel et très moderne.
Parcours… 


Derniers jours pour cet ovni de la
sculpture qu’est Didier Marcel. Alors que la peinture et la photographie
laissent si peu de place à la sculpture contemporaine à moins qu’elle soit
conceptuelle, tape à l’œil et mode, ou extravagante, le jeune sculpteur Didier
Marcel réinvente cet art du volume en observant simplement la nature à
travers une réflexion sur notre environnement quotidien. Sorte d’écologie
de la sculpture, car Marcel prélève des « fragments de nature
contrôlés » et les transpose en objets muséaux. Nous sommes nombreux à
avoir découvert l’art de Marcel en 2009 dans la seconde édition de La Force
de l’Art où ses moulages de labours (série commencée en
2006) accrochés aux cimaises comme autant bas reliefs primaires et naturels ont
frappé les esprits et apporté une reconnaissance à l’œuvre de Didier Marcel.
Pourtant ce jeune artiste Français
poursuit depuis 20 ans un travail singulier reconnu sur des scènes artistiques
étrangères… nul n’est prophète en son pays, et pourtant Marcel l’est en
sculpture.
Cette année Design Parade
2010 présente 5 faces de la création d’objets. Dans cette Villa où tout ce
qu’il y eu d’avant garde de l’entre deux guerres vint accompagner la
villégiature du couple de mécènes (Man Ray, Buñuel, Brancusi… et les citer tous
serait un enfer !), nous pouvons voir cette année 4 expositions : les
Vases Métro de Naoto Fukasawa, Design and Crafts,
l’univers de Aldo Bakker, Creatures, studies for
existence, et les recherches passées, futures et à venir de
Antoine Boudin, ... E ié vivèn de belli causo... (Et
on y vit de belles choses) Sébastien Cordoléani, MàP, et bien
sur, le Concours des jeunes designers parrainé chaque année par une
grande marque d’électroménager, exposition qui est prétexte aux paris créatifs
les plus fous quant à nos attitdes sociétales dans nos rapports avec les objets
de demain.

C’est fini, l’exposition En
attente de Valérie Jouve du Cabinet d’Art graphique du Centre Pompidou a
montré tout l’été une trentaine d’images de cette photographe stéphanoise qui
depuis les années 90 poursuit une œuvre singulière sur l’urbain et l’humain,
sur le territoire et ceux qui l’habitent. A cette occasion, Valérie Jouve nous
livre des images réalisées entre 2008 et 2009 sur le monde oriental,
précisément sur le monde Arabe et plus particulièrement la Palestine et son
urbanité (traduisez urbanisation vécue). On s’attendait à un raz de marrée et
tout est très plat… 
Telles des photos de
vacances, les images de Valérie Jouve sont mises en scènes avec cette
recherche de point de vue et de confrontation à l'échelle 1 que la jeune
photographe recherche depuis déjà quelques années. Malheureusement, aucune
force n’émerge. On a eu beau arpenter les 3 petites salles d’art graphique du
Musée National D’art Moderne du Centre Georges Pompidou, rien ne transpira… et
on attends encore Valérie !