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dimanche 18 octobre 2009

" Je suis votre amie ! " Gilliam Wearing

Paris, Musée Rodin jusqu’au 1er Novembre 2009

« je suis votre amie ! » semble être le leitmotiv qui mène le travail de Gilliam Wearing. Car l’idée que manipule cette jeune artiste britannique à travers chacun de ses Portraits/Confessions vidéographiques n’est rien d’autre qu'une substitution. Un secret lui est confessé et elle le restitue par un avatar constitué du détenteur du secret face caméra caché sous un masque, malheureux dont nous nous repaissons du traumatisme enfin dévoilé (Voix éraillée, émotion des souvenirs, hésitations et honte cachée). Gill.jpg Sur une invitation du Musée Rodin, les Confessions/Portraits, Vidéo de G. Wearing ont, tout l’été, hanté l’antre de l’ogre de la Sculpture en résonance avec une exposition sur les portraits de Rodin. Prolongée jusqu’à fin novembre, cette invitation est depuis la rentrée agrémentée d’une production exclusive, commande du musée Rodin, Titrée Secret and Lies. Là, la nouvelle œuvre vidéo de cette jeune anglaise annonce la couleur : un secret peut être un mensonge et vis versa.

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mercredi 7 mai 2008

AoO aime les animaux

C’est assez rare pour être apprécié, le duo d’artistes AoO : Marion Laval-Jeantet et Benoît Mangin, expose à Paris, dans une Galerie.

Derniers jours. AOO1 A002 La peau de L'autre, Galerie Anton Weller 9 rue Christine à Paris jusqu'au 17 mai www.anton-weller.com

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mercredi 28 novembre 2007

Tatiana Trouvé prix Marcel Duchamp

Comme chaque année, le Prix Marcel Duchamp est attribué par un jury de professionnels à un jeune artistes, c'est un peu le pendant Français du Turner Prize Anglais. Cette année encore, au millieu de 4 nominés un gagnant, ou tout du moins une gagnante : Tatiana Trouvé. Si ce n'est pas une inconnue pour le monde de l'Art Tatiana Trouvé a du manger de la viande enragée. Je l'ai rencontré il y a une dizaine d'années chez des amis, à un dîner, vivotant et cousant d'étranges "sacs vêtements", la seconde fois, c'est au Centre Pompidou, dans le hall, où elle travaillait à l'accueil. Tatiana, telle une tornade me sauta au cou. Car Tatiana est une impulsive et son sourire ravageur ne perdait jamais de sa superbe. Et puis c'est silence… ET, tout d'un coup, la révélation : Tatiana est la coqueluche du petit monde de l'art. On la voit partout, mais là plus de couture, des petits habitats lilipuitiens. Et c'est avec ce "Gulliverisme" que Tatiana a conqui le marché de l'art. Ces 4 dernières années, on la retrouve dans toutes les expositions à la mode avec un travail qui évolue dans ses médiums Tatiana se forge un monde. Aujourd'hui, prix Marcel Duchamp 2007, on n'y voit que cohérence lorsque l'on pense aux valises Duchampiennes, à ces univers de jeu du maitre de l'art moderne auquel l'univers de Tatiana tend les bras. portrait_trouve.jpg Certain ont pu se rendre à la FIAC 2007 comme Marie-Laure Morin, étudiante en art, qui est tombée en arrêt devant CE Prix Prix Marcel Duchamp 2007

"La Cour Carré du Louvre accueillait cette année de nombreux jeunes artistes aux oeuvres spontanées et très visuelles; alors que l'on découvrent ces boxes pluridiciplinaires on est soudain surpris de se retrouver face à cette installation austère, qui prend sa place derrière ces mêmes cloisons. Tatiana Trouvé nous fait découvrir une autre dimension de la foire où les objets ont envahit un espace et un temps différent, un univers parallèle où ils deviennent protagonistes. Le temps, en effet, paraît suspendu, tendu, le silence règne. Une fenêtre nous ouvre cet espace telle une vitrine offerte au regard du spectateur, qui devient alors voyeur; car en effet ce sont les objets cloisonnés dans leur réalité qui nous observent défiler devant leurs yeux. On se déplace alors d'un côté et de l'autre de cette installation. On ne peut entrer dans cette dimension encombrée et réduite. En fait un monde qui ne serait pas conçu pour l'humain et dans lequel nos repères spatiaux, par un jeu de miroirs, sont totalement bouleversés. Tatiana Trouvé utilise le mot « écho » pour définir ce processus « l'installation répond à des lois physiques par un système imaginaire » insiste t’elle. Malgré la pertinence de cette installation au sein des cases de la FIAC 2007, on regrettera le choix et le nombre restreint des objets qui agissent plus comme prétextes que comme composants efficaces de l'installation : une chaise suspendue pour représenter une temporalité ralentie, un balai dont l'image semble se multiplier dans l'espace, un tableau qui trouve sa place sur une des cloisons de cette installation, n'est-ce pas un peu facile ? La FIAC 2007 inspirait un renouveau léger et naïf de l'art, (de petits dessins au crayon, des couleurs, des oeuvres agréables à l'oeil et dont le sens nous semblait évident). Le Prix Marcel Duchamp attribué cette année à Tatiana Trouvé, semble au contraire nous renvoyer à un art froid et pesant où le visuel est négligé au profit du concept de l'artiste. Une oeuvre sensée, qui mérite sans doute son prix, mais qui ne semblait pas en adéquation avec le reste de la foire. Si ce n’est que tout a un prix !"

samedi 14 juillet 2007

- Pencreac’h : de l’art pour la Galerie et pour l’Hôtel.

Que penser de l’art de Stéphane Pencreac’h…? Qu’il est opportuniste et branché, novateur et indépendant, ravageur et frais ??? Et bien peut-être un peu tout ça à la fois ! Car si l’exposition jumelle de cet artiste quadra proposée à la Galerie Anne de Villepoix et à l’Hôtel particulier rénové, dégotté en plein Marais par Sébastien Nahon s’avère un des événements artistiques de cet été parisien, la gamme des toiles et des sculptures récentes exposées par Pencreac’h a le mérite d’envisager de nouvelles visions plastiques et esthétiques.  Ses grandes toiles en relief où se mélangent objets, photographies et peinture, comme ses sculptures graphiques et organiques monochromes, sont autant de réflexions et de références sur une contemporanéité d’icônes où Pencreac’h imagine l’image plus forte que la mort. Et si le monde de créatures et de gadgets que propose Stéphane Pencreac’h oscille entre le pop et l’expressionnisme en passant par le surréalisme, entre le gadget et l’icône sans oublier le sensationnel. Ses faux et vrais bronzes s’écoutent comme autant de monuments à l’enfant qui sommeille en tout homme. Ses Pin up et gravures de mode pornographiques résonnent en de gigantesques collages surréalistes directement confrontés à une peinture sauvage et cruelle. Si les toiles de Stéphane Pencreac’h appellent de nombreuses références (Bacon et Hockney, n’en sont pas des moindres) leurs correspondances avec ses sculptures n’est pas d’une grande évidence, sauf à considérer les deux faces d’un même artiste, pour qui collage et architecture restent la référence d’une œuvre en devenir que le monde de l’art s’arrache déjà ! Bref, une exposition à vendre… et qui se vend bien ! Une exposition à voir et un art qu’on a hâte de voir grandir.

Jusqu'au 31 juillet, à la galerie 43, rue de Montmorency et à l'Hôtel 12, rue Barbette, 75003 Paris.

Les messagers d’Annette.

Lorsque l’on s’appelle Annette Messager, et que de l’art est votre métier, c’est un signe. Même si Annette fut ‘’choquée’’ par l’idée d’une rétrospective…’’à son age’’, Annette ne pouvait laisser passer l’occasion de titrer cette exposition rétrospective au Centre Pompidou : Les Messagers.

Lion d’or de la Biennale de Venise 2005, Annette Messager expose ses sentiments les plus forts : la mort, la vie, les autres, sa sexualité, sons enfance, l’avenir, les corps, les formes, la vie, le mouvement, la lumière, l’organique… ainsi, au fils de cette exposition labyrinthe on découvre une Annette collectionneuse, une Annette truqueuse, une Annette tricoteuse, une Annette mystificatrice, une Annette arrangeuse, une Annette bricoleuse, une Annette iconolâtre, une Annette pieuse, une Annette agnostique, une Annette artiste… Autant de messagères qui font d’Annette Messager l’artiste française la plus protéiforme de sa génération.  Mais cette exposition révèle surtout une Annette aux multiples de messages destinés à mieux la révéler (ou la cacher, la question reste entière) au monde. En fin de compte une Annette se révélant être une des figures majeures de la scène artistique contemporaine française et internationale... Les Messagers jusqu’au 17 septembre 2007 – Centre Georges Pompidou.

mercredi 23 mai 2007

Pays sages !

Si vous avez visité « un rocher tombe entre les arbres », première exposition personnelle de Marielle Paul qui s’est terminé le 28 avril à Paris, le galeriste vous a certainement demandé si vous êtes de Vannes… Non pas que les visiteurs manquaient, mais parce que la terre d’adoption de cette jeune peintre lyonnaise, la Bretagne, est fidèle à ses artistes et a défilé à la galerie Jean Brolly, reconnaissante à Marielle de ses paysages. Bien que loin des panoramas celtiques, les gouaches sur papier de Marielle Paul ne s’approche d’une réalité que pour exprimer du merveilleux sans références mais un monde magique qui relève à la fois du rêve et du croquis des découvreurs des nouveaux mondes. MPaul.jpg Des gouaches dont les circonvolutions et les couleurs nous entraînent dans une plastique onirique et organique propre aux « trip » des années 70 (on pensera aux pochettes de groupes comme Yes ou les Rolling Stones) mais qui ici le trait échappent à la ligne claire pour rattraper les figures des aquarellistes paysagés. Seul bémol, l’encadrement sous-verre, dont les reflets nous ramènent sans cesse la réalité de l’espace d’exposition, et de fait,nous masque l’univers de l’artiste : un monde unique plus accessible sur catalogue… Il faudra y penser !

vendredi 11 mai 2007

bonjour monsieur morellet !




lundi 26 février 2007

Paradjanov s’expose… Magnifique !

- « Paradjanov le magnifique » À Paris : École nationale des beaux arts de Paris jusqu’au 8 avril 2007 À St Etienne : Musée d’Art Moderne du 20 avril au 24 juin 2007 - Rétrospective des films de Serguei Paradjanov à Bobigny renseignements jb.emery@cinepresscontact.com - Sortie DVD Paradjanov.

Il y avait longtemps que les images de Sayat Nova, la couleur de la grenade le superbe film de Sergueï Paradjanov me trottaient dans la tête. Les visages lumineux et les tableaux recomposés à partir d’objets du quotidien, racontaient magnifiquement le grand poète arménien (éponyme) du 18e siècle et immergeaient ses spectateurs dans un monde « à la croisée des cultures orientales et chrétienne », un univers esthétique riche en inventivité et fascinant de richesse symbolique, l’univers de Paradjanov. Aussi, lorsque fut annoncée la venue en France des collages de Sergueï Paradjanov à travers une exposition intitulée « Paradjanov Le Magnifique », l’occasion était trop belle de voir enfin le hors champ plastique de ce cinéaste incontournable décédé en 1990, en plein tournage de Confession qui n’aurait été que son neuvième long-métrage. Le nom de Paradjanov reste à jamais associé à un film « Les chevaux de feu » 1964 « considéré comme un signe de renouveau dans le classicisme du cinéma soviétique ». Mais nous devons à cet « ogre des images » plus d’un film remarquable, bien sur son Sayat Nova ou La Légende de la Forteresse de Suram, Rapsodie Ukrainienne et Achik Kérib, autant de films de cinémathèques, que la télévision ne s’avise qu’exceptionnellement à programmer « tard la nuit ». Jamais au grand jamais ce grand cinéaste, cet artiste de génie, ce magicien de l’image et de la poésie n’est fêté. Et aura fallu cette « année de l’Arménie en France » pour que certain se rappelle que Paradjanov (de son vrai nom Sarkis Paradjanian) était fils d’Arménie. Car s’il vit le jour à Tbilissi le 9 janvier 1924, de parents arméniens, c’est aussi dans cette Géorgie que Sergueï Paradjanov vécus sa jeunesse, étudiant le chant et la peinture pendant la seconde guerre mondiale, puis commençant dès 1946 une carrière de réalisateur à l'Institut cinématographique d'État, le V.G.I.K. Élève de Dovjenko et assistant du réalisateur ukrainien Igor Savtchenko. Il réalisera trois films en langue ukrainienne, et se retrouve entre Arménie, Georgie, Ukraine et Russie au centre des turbulences soviétiques qui soufflent sur cette Asie Centrale du 20ième siècle. Lorsqu’en 1965, ses Chevaux De Feu remportent de nombreuses récompenses internationales, c’est là que commencent pour Paradjanov ses premières difficultés avec les autorités soviétiques. Ses positions en faveur d'intellectuels ukrainiens dissidents, et surtout ses allusions au nationalisme arménien de Sayat Nova en font un paria. « Jugé hermétique et d’un esthétisme décadent » Sayat Nova est interdit et Paradjanov black-listé. Condamné au chômage par l’industrie cinématographique soviétique d’état, il voit ses projets refusés ou interdits les uns après les autres, et effectue de nombreux séjours dans les geôles communistes, goulags sibériens et autres gracieusetés offertes par un régime stalinien, qui le condamne pour homosexualité et trafique d’œuvres d’art. Heureusement, résistant de la première heure, baigné dans les arts (mère grande artiste et père commerçant d’Antiquités) Paradjanov va développer un imaginaire de libre-penseur et une esthétique plastique forte à travers une œuvre de collage qui va lui permettre de traverser « le moins mal possible » les internements abusifs et les privations de travail. Cette extraordinaire inventivité artistique révèlera un poète truculent dont le crédo est l’assemblage de cultures, de médias, et d’images apparemment contre-nature. L’exposition qui promène les collages de Serguei Paradjanov en France nous offre un panorama rare sur ses icônes « populaires » qui sont autant de kaléidoscopes d’une vie marquée par des tiraillements. Chacune de ces images multiples est une sorte de story-board thématique fort, scénarimage subtilement dosé de transports poétiques à la Max Ernst et de subornations politiques vues par John Heartfield, pour créer un monde à part, un monde d’enferment et d’ouverture, de dénonciations et de promesses. Mais les collages et les sculptures de Paradjanov sont aussi des mises en scènes originales qui nous proposent de parcourir des petits films d’un genre nouveau, une sorte de cinéma sans pellicule. Une œuvre esthétique que le cinéaste, interdit de caméra et de studio, que le créateur emprisonné, se bricole pour continuer à vivre son art. Une suite de collages préparatoires et rétrospectifs de films tournés et à tourner, d’images et d’histoires à raconter. Aussi cette curieuse exposition, nous dévoile un univers unique et magnifique, un imaginaire picaresque et acerbe qui insufflera à chaque visiteur l’envie de voir ou de revoir l’œuvre cinématographique de l’orgre arménien. Car l’insatiable Paradjanov, par sa créativité visuelle et plastique fait partie des rares cinéastes de la fin du vingtième siècle à avoir immergé le cinéma dans une œuvre plastique (on pourrait même dire « picturale ») originale afin de lui donner un avenir esthétique. Avec Greenaway, Godard, Lynch, Kurosawa, (et j’en oublie plus d’un) Paradjanov est non seulement l’un des plus grands maîtres du cinématographe, mais l’un des plus grands artistes de son temps. À voir… ou à revoir de toute urgence. Serguei Paradjanov est décédé le 21 juillet 1990 des suites d'un cancer.

mercredi 26 juillet 2006

La ville Lumière accueille l’un des plus grands explorateurs des possibilités artistiques du néon.

Pour voir la vie en rose, à voir absolument cet été, Une Rétrospective de Dan Flavin. Mais voici une rétrospective « clé en main » débarquant tout droit des USA qui ne fait guère recette à Paris. Dommage ! Pour un des derniers « coups » de Suzanne Pagé c’est un flop ! Pourtant, à son corps défendant cette exposition est une grande réussite. Comme Robert Ryman, c’est en tant que gardien de musée (au MOMA puis de l’American Muséum of National History) que Flavin (1933/1996) rencontre Sol LeWitt et Robert Mangold et devient ainsi l’un des pères fondateurs de l’art minimal. C’est aussi à cette époque (59/60/61) qu’il laisse tomber la peinture pour composer l’essentiel de son œuvre autour de la lumière fluorescente des tubes de néons et des espaces architecturaux qu’ils éclairent. En proposant une rétrospective de ce new-yorkais trop peu connu du grand public, le musée d’art Moderne de la Ville de Paris nous offre un jardin extraordinaire minimal et perceptif, singulier et primordial où s’achemine tout l’art « situationnel » du 21ième siècle qu’il soit architectural, esthétique, coloriste, fictionnel et intemporel : l’art premier de notre civilisation du néon. Dan Flavin Une rétrospective Musée d’art moderne de la ville de Paris jusqu’au 8 octobre.

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Call me Smith : David Smith !

Il fut le sculpteur le plus prisé et le plus cher des années 60, mais bien peu de monde connaît son nom… sans parler de son œuvre, qui pourtant est immense, tant par sa force, que grâce à son ingéniosité sans borne. Si vous savez qui est David Smith, alors vous connaissez toute la grandeur de ce sculpteur accidentellement disparu en 1965. Ours de l’Amérique profonde, Smith est comme ses sculptures : tout en puissance ! Lorsqu’en 1933 le jeune David achète son premier chalumeau oxyacétylénique, il tient là un formidable pinceau pour la peinture en trois dimensions que ces professeurs de peinture ont insinué dans son esprit. Fortement inspiré par les formes cubistes européennes il va ainsi en imprégner la sculpture américaine. Car c’est l’acier qui, selon lui, offre le plus de possibilités à son langage. Mais c’est aussi sa connaissance de cet Acier qui va le nourrir durant la guerre, où il fabrique des chars pour se payer un nouvel atelier… Bon arrêtons là l’histoire de cet homme à la Hemingway, de ce héros américain, et allons voir David Smith sculptures 1933-1964 jusqu’au 21 août au Centre Pompidou, à Paris !

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jeudi 6 juillet 2006

Cindy Sherman, rétrospective ?

Tous les fans de Cindy Sherman attendaient ça savourant les images de leur idôle au fi des expositions de groupe ou à travers divers publications! Mais ça y est !… Cindy s’expose dans une grande rétrospective au Jeu de Paume à Paris. L’Américaine est là ! Celle qui depuis plus de 30 ans se travestit en femmes américaines sorties de vieux films, en starlettes sur le retour, en personnages grotesques de l’histoire de l’art, en clowns improbables, cette artiste à la recherche d’un corps perdu dans l’image des autres nous offre l’ensemble de son œuvre atypique et si européenne dans le panorama de l’art US. Alors rien que pour ça, cette exposition du jeu de paume était l’événement de l’année. Pourtant, quelle déception ! les encadrements sous verre gâchent notre plaisir, réfléchissant le spectre de tous les visiteurs et dénaturant les images noires et blanches et couleurs, petites ou grandes, où les noirs sont partout et l’image ailleurs. Alors en y repensant bien, cette Américaine qui a toujours été face à son miroir nous imposait peut-être cette épreuve, celle d’une image qui vit, d’une image qui change, qui bouge et s’anime à la lumière de son exposition.

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