la revue // l'art revu

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 5 juin 2017

L’art de dé-peindre le monde.

"Endless Portraits, 2014/2016" - Galerie Ephémère CENTQUATRE-PARIS jusqu’au 6 Aout 2017. Renseignements www.104.fr "Agora(s)" - MAMBO, Bogota, Colombie - jusqu’au 24 juin 2017 "Agora(s)" - XVI Festival de la Imagen, Manizales, Colombie / Festival ISEA jusqu’au 18 juin 2017.

Voici venir le temps de l’Image interminable et générative qui des réseaux aux Smatphones, des publicités géantes de l’espace publique aux millions de milliards de selfies, délimitent l’empire des GAFA face à notre sphère personnelle. Dans cette conjoncture de l’intime et de l’extime, c’est au tournant du siècle que le jeune peintre français Nicolas Clauss déposa ses pinceaux pour pratiquer la vidéo et maitriser programmation. Enfin c’est ce que dis la légende de Nicolas Clauss. Depuis, il enchaine installations, films multi-écrans, et tableaux d’un genre nouveau qu’il considère comme des œuvres génératives, tableau non-figées, images en « ré-écriture » constante au gré de leur vie propre et de leurs faces à faces avec leurs spectateurs. A partir de ce changement de cap, notre ex-peintre marseillais ne fut pas qu’un vidéographe interactif mais un plasticien de l’image animée dont la démarche ne cesse de questionner le statut de l’image en mouvement à travers une forme d’anthropologie visuelle proche du documentaire, avec une temporalité chorégraphique qui magnifie la figure et la réalité humaine tout en proposant d'autres modes de narration et d’expériences de monstration. par Jean Jacques Gay OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Lire la suite...

lundi 18 janvier 2016

Le temps et la rage de l'artiste… 1 X 4 Exposition(s) ŒUVRE.

__Depuis les premières expérimentations performatives artistiques le temps a montré qu'il était non seulement est le médium, mais meilleur axiome de la création vidéo. De William Wegman à Nam June Païk… tous les performers des années 70 y reconnurent le miroir électronique pour modeler les aventures de leur corps, et ont par deçà construit des pans entiers de l'histoire de l'art en général et de l'art vidéo d'il est adoubé par le marché de l'art. A3D_-_1.jpgVersion 2 Dans ce paysage, la plasticienne française ORLAN est une de ces icônes vivantes. Elle propose aujourd'hui une exposition multiple de son œuvre vidéo. Une exposition "sur clé USB" capable de voyager aux 4 coins du monde. La première de ces étapes vidéographique eut lieu cet été en France au centre d'art le LAIT (acronyme de Laboratoire Artistique International du Tarn) d'Albi. Le voyage s'est ensuite poursuivi cet automne au CDA d'Enghein les Bains (près de Paris) avec une suite au Centre d'art contemporain BOLIT de Gérone en Catalogne puis au Sungkok Museum de Séoul en Corée du Sud.__

Retour sur une suite de monstration d'une seule EXPOSITION de lumière autour du monde et de l'histoire du corps star, du corps ORLAN où même le spectateur devient performeur.... et se prend au jeu (vidéo et en vidéo) de l'art contemporain.

Lire la suite...

mardi 23 avril 2013

Keith Haring : Mariage pour tous !

The Political Line Rétrospective Keith Haring au ''Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris'' et au Centquatre, jusqu'au 18 Aout 2013.

Comment imaginer que l'œuvre exposée ce printemps à Paris celle d'un artiste si jeune et depuis si longtemps disparu ? Keith Haring, ça pourrait déjà être de l'histoire ancienne. Il nous a quitté à l'age de 32 ans, c'était au siècle dernier. HaringCarton.jpg Victime du SIDA, il nous a pourtant légué un travail si novateur qu'on 'imagine sans mal comment cet art aurait tenu sa place aujourd'hui. Comment il aurait pu s'emparer des nouveaux medias et de cet espace public fou, spéculatif, interactif, underground et transversal qu'est internet. Comment il aurait pu changer singulièrement l'art et notre façon d'appréhender la vie.... Mais tout ça n'est que spéculations, et il nous aujourd'hui reste cette exposition a deux versants, œuvre testamentaires qui nous montre la voie. Une œuvre qui fait exemple… HaringTETE.jpg HaringTITRE.jpg Car la "peinture" de Keith Haring arrive toujours à marier les extrêmes. Qu'il intervienne dans la rue, dans le métro, dans les galeries, dans les musées, l'art de Haring apprivoise notre œil. Ce travail obsessionnel, du croquis de bittes au graphisme organique, les formes simples du trait de l'artiste fait sens dans une société du signe... tel un geste politique unique.

Lire la suite...

dimanche 23 septembre 2012

Tunnels : la grande évasion !

Ça y est, le grand projet de Tunnels autour du monde de Maurice Benayoun (AKA Moben) est en route. BenTunTitre.png Depuis le 11 septembre entre la biennale de San José Zéro un (en Californie) et le Média City de Séoul. Tunnel virtuel, ce premier «des tunnels rhizomatiques», exploration icônographique et lien culurel est en marche… et les visiteurs de la biennale Zéro Un peuvent creuser dans la base de données des images de la Réunion des Musées Nationaux, à la rencontre de leurs homologues coréens… et vis versa. Tunnel_SpeHp.pngTun_Flo.png

Lire la suite...

mercredi 12 septembre 2012

lamouroux marchand de sable…

Néguentropie, installations de Vincent Lamouroux jusqu'au 19 novembre 2012 Abbaye de Maubuisson Saint Ouen l'Aumône.

LamouEx4.jpg "Sous l'abbaye la plage !" C’est ainsi que l’on pourrait sous-titrer l’exposition Néguentropie du sculpteur français Vincent Lamouroux. Pour ceux qui connaissent le travail de cet élégant jeune plasticien, il reste évident que l'espace est plus important que l'objet. Néguentropie en est la preuve ! Et pourtant ! LamouEscargo1.jpgLamouEscago3.jpg La «néguentropie», ou l’entropie négative, est «un facteur d’organisation des systèmes physiques, sociaux et humains qui s’oppose à la tendance naturelle à la désorganisation». Notre ami projette ainsi sans vergogne sa sculpture comme une proposition anti-nature et sa désorganisation vivant. Pourtant il propose une reconstruction d’une phénomène naturel : une coquille d'escargot, et des sculptures de sable laissées au bon vouloir "naturel" des pas et des jeux des visiteurs. Quoi de plus naturel et de moins maitrisé ! Même si les 2 types de «sculptures» créés pour Maubuisson, proposent des modèles opposés d’organisations structurelles. La reconstitution en carton d’une gigantesque coquille d’escargot (forme naturelle) modélisée en 3D, a été reconstituée par l’artiste et ses assistants. Ce fossile géant dont la structure de fractales semble pousser les murs de l’abbaye, réagit comme les deux non-sculptures qui l’accompagne. Les 2 installations de sable qui envahissent l’abbaye jusqu’à en noyer ses salles sous des dunes minérales sont appelées à évoluer dans le temps des visites. De cette mer de sable, Lamouroux laisse immerger l’architecture cistercienne telle une apparition archéologique abandonnée au temps de l’histoire.

Lire la suite...

jeudi 10 mai 2012

Monumento

Daniel Buren Monumenta 2012 - Excentrique(s) Travail IN SITU au Grand Palais, jusqu’au 12 juin

Ce 09 mai 2012 a vu deux monuments se percuter dans une gerbe d’étincelles multicolores. De ce big-bang artistique est né Excentrique(s) travail in situe, une œuvre néo-pop qui joue avec notre regard de curieux et le temps (à tous les sens du terme) qui passe. BurenSucetteVisiteurs.jpg Mais qui, que sont ces deux monuments ? Le premier trône sur les Champs Élysées. C’est une cathédrale de verre qui affiche tous les records en mères carrés poutrelles, boulons et verre. Un écrin architectural qui est depuis 2007 le décors de Monumenta. L’autre est le trésor vivant incontestable de notre patrimoine artistique hexagonal : Daniel Buren, artiste invité de cette cinquième Monumenta. Le B de BMPT, mouvement qui révolutionna l’art des années 75/80 par son minimalisme conceptuel, le Buren vilipendé par la bourgeoisie des années 80 pour avoir « défiguré les jardins du Palais Royal » avec SES colonnes, est devenu un artiste du pouvoir. BurenTitreMediateur.jpg Et bien sur, rien d’étonnant dans cette collision, et ce qu’il en résulte, Buren nous a démontré tout au long d’une carrière surprenante qu’il était LE magicien incontournable de l’espace, jouant avec ce qui construit toute spatialité : la lumière. Après plus de 40 ans de travail IN SITUE , que ça soit dans un parking ou au Guggenheim, à Beaubourg ou sur une place de village provençal, la magie Buren transfigure les espaces. Buren ré-architecture les lieux du quotidien et les transforme en œuvre d’art dont nous somme les maillons. BurenContreCVisiteurs.jpg

Lire la suite...

lundi 5 décembre 2011

LE SYSTEME FLEISCHER

Let’s dance "Le Fresnoy présente les films de jazz de la Cinémathèque de la Danse", Jusqu’au 31 décembre 2011 au Fresnoy studio national des arts contemporains 50202 Tourcoing LET_SExpo0.jpgLET_SStores.jpgLET_SImage.jpg Let’s dance, est une étrange exposition. Elle expose de la danse, des images de danse, les premières images de jazz danse et du très jeune cinématographe. Lorsque la Cinémathèque de la Danse propose au Fresnoy Studio National de créer un événement autour de ces archives, son directeur, l’artiste Alain Fleischer, s’en empare aussitôt et imagine redonner une nouvelle jeunesse à CE cinématographe qui aujourd’hui est au carrefour de ces mutations numériques et sociétales. Alain Fleischer est un grand artiste. Cinéaste, photographe, plasticien, écrivain, pédagogue, il dirige une école supérieure d’art, une école particulière qui ouvre le monde des arts au public avec un cinéma (annexe de la Cinémathèque Française) et un lieu d’exposition qui montre de grandes choses. La dernière exposition est mise en scène par Fleicher, est une véritable œuvre de Fleischer , et c’est l’occasion pour nous de rencontrer ce diable d’homme. LetsFleischerFixe.jpg Entre l’image fixe et la narration, entre l’écrit et l’image en mouvement, Fleischer manipule le sens de l’image et l’essence des mots. Comme en 2005 au Grand Palais (avec Dans La Nuit des Images) Fleischer nous propose une immersion totale ou le concept du mouvement, du noir et blanc et du cinéma est totalement revisité à travers une expérience de cinéma contemporain. L’occasion de rencontrer Alain Fleischer dans son Fresnoy, dans son cinéma et dans ses images et de l’écouter s’expliquer avec ses mots sur le Système Fleischer, des images et des écrans qui bougent une belle idée pour une incroyable exposition Let’s dance !

La revue – Alain Fleischer est cinéaste, vidéaste, plasticien, photographe, écrivain, directeur d’école d’art… un homme complet, mais comment Alain Fleischer se qualifie t- il ?

LetsFleicherProf.jpg

Alain Fleischer – je suis un créateur pluridisciplinaire. Mais attention, pas transdisciplinaire ! Parce que dans chaque discipline je cherche une identité singulière avec laquelle je sois en étroit dialogue. Quant je fais un film, je ne suis plus que cinéaste. Quand j’écris un livre, je ne suis plus qu’écrivain. Et je détesterai qu’on me perçoive comme un écrivain qui fait des photos, ou comme un photographe qui fait des films. Je suis quelqu’un qui n’a renoncé à RIEN ! Gamin, j'étais passionné par les images mais aussi par les mots. J’écrivais des petits poèmes, qui aujourd'hui ne seraient même pas "regardables". Par contre je faisais des photos que j'ai revu récemment et qui, elles, sont par contre très regardables ! J'ai continué, et j'ai refusé de me spécialiser dans l'une ou l'autre de ces pratiques. D'ailleurs d’une certaine façon, je le paie ! Parce qu'il est plus facile de se faire connaitre en se concentrant sur une discipline.... Lorsque j'ai fait beaucoup de films, j'avais devant moi une carrière de cinéaste plutôt prometteuse ! Mais je n'ai pas voulu résister à l'envie de faire aussi des expositions, des installations.... de la photographie, etc ... Et puis, plus tardivement, de réaliser un projet qui est en fait mon projet premier, celui d'écrire des livres, des romans, des essais....

Lire la suite...

lundi 23 mai 2011

Fondation Cartier pour l’Art Premier

Vaudou, fondation cartier pour l'art contemporain, jusqu'au 25 septembre 2011 Paris

"En Afrique, il n'y a aucune mort naturelle ! " Entendue au détour d'une archive filmée sur un plateau tv, où Jacques Kerchache s’exprimait sur sa rencontre avec le Vaudou cette explication succincte résume à elle seule le mythe Vaudou selon Kerchache. . C’est celle d’un anthropologue, aventurier ethnique, qui nous livre sa fascination pour la simplicité des croyances africaines pour la magie Vaudou. Car on va parler d’art, mais aussi de Magie. OLYMPUS DIGITAL CAMERA Donc, si aucune mort n'est naturelle, toute disparition est due à l'autre : le voisin, le cousin, l'ethnie opposée, le sorcier vengeur, la frangine jalouse ou l'épouse inconsolable ! ... Voilà donc un mystère Vaudou et une exposition fascinante ! Car il est incroyable de se retrouver face à face avec ces statues Vaudou, face à ces vecteurs de mort encagés de verre dans les sous sols d’une Fondation Cartier pour l’Art Contemporain, qui met ses pas dans les traces de Kerchache, un Kerchache instigateur du Musée du Quai Branly, Kerchache grand ordonnateurs du Pavillon des Sessions qui ouvrit le Louvre aux Arts d'Afrique, Asie, d'Océanie et des Amériques, un Kerchache, porte parole infatigable "pour que les chefs d’œuvres du monde entier naissent libres et égaux..." un Kerchache malheureusement décédé avant l'heure et qui revient aujourd’hui d’entre les morts pour nous proposer de revivre avec lui son aventure au pays du Vaudou. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Lire la suite...

jeudi 27 janvier 2011

Il est plus grand MOORE que vivant !

Henry Moore L’ATELIER, jusqu’au 27 février 2011 Musée Rodin, Paris. Moore_Titre.jpg C’est avec curiosité et déférence que nous pénétrons l’atelier d’Henry Moore reconstitué pour l’occasion dans les espaces contemporaines du Musée Rodin. Car même s’il n’est pas de la reconstitution précise d’un Atelier Brancusi (à Beaubourg), entre essais et Maquettes, matières et sculptures monumentales, une atmosphère de recherche et de création est perceptible, au point d’amener tous les curieux à se pencher sur l’œuvre de monstre sacré de la sculpture moderne trop peu connu en France (sa dernière grande expo française date de 25 ans) qu'est Henry Moore. Moore_expo1.jpgMoore_expo2.jpgMoore_expo3Contrechamp.jpgMoore_expo4.jpgMoore_expo_5.jpg

Lire la suite...

mercredi 26 janvier 2011

The Bigger Apple / Machine(s) à peindre ?

« Fleurs Fraîches, dessins sur I pad et I phone » de David Hockney, jusqu’au 30 janvier 2011 Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent Paris.

Pop British et New Age californien, peintre et photographe David Hockney réfléchit. Que ça soit l’eau des piscines d’Hollywood, le portrait de ses contemporains, la forme picturale, le cinéma ou la photographie David Hockney réfléchit. Artiste de son temps David Hockney étudie depuis 20 ans les techniques picturales des maitres anciens et de leurs machine à peindre. De la Chambre Claire à la Caméra Obscura, de la photographie au cinématographe, des secrets des primitifs aux audaces des modernes, des artifices de la représentations aux machines de vision David Hockney revient aujourd’hui à Paris à la fondation Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent pour une exposition sur I phone et I pad. Une exposition où la machine interface de création devient une machine à montrer, où l’artiste revient sur le devant de la scène avec un associé de taille : Apple. OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA Tout commence dans cette Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent dont le numéro postal est l’entrée d’un garage pont de l’Alma, et l’entrée officielle cachée dans la rue adjacente : enfin c’est dans le 16e Parisien, et des grands I phones aux écrans bouquet de fleurs obstruent les fenêtres de cet hôtel particulier. Et puis arrive le Marathon… l’expo est bondée de gamins et de seniors managés par un gardien hargneux qui interdit toute prise de vue !!! « consigne de l’artiste ! dit il !… Sans qu’aucune interdiction de photographier soit notifiée sur les cimaises ??! Ainsi l’artiste, qui se targue d’envoyer ses œuvres par email, par fax, par sms, par mail à SES amis (et inclut cette reproductibilité à l'outrance dans le concept même de son travail), interdit à SON public de photographier ses "dessins numériques" !!! ? OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA A partir de là, le jeu de cache-cache commence entre votre serviteur et le gardien bull dog, pour vous ramener quelques instantanés du revival pop/numérique de Monsieur Hockney.

Lire la suite...

mercredi 19 janvier 2011

L’Art de la récup !

REHAB, l’art de re-faire jusqu’au 06 Mars 2011 à la Fondation EDF rue Récamier à Paris 75007.

Depuis un certain temps la Fondation EDF se tourne vers le développement durable à travers des expositions en marge : Recup ? Cet hiver avec REHAB elle nous propose un regard contemporain sur " l’art et l’écologie ". Un sujet qui malheureusement ne trouve pas son originalité dans cette réflexion conjoncturelle : depuis les débuts de l‘humanité l’artiste travaille « avec les moyens du bords » et les matériaux de récupération que produit sa société. Seule réjouissance proposée par Bénédicte Ramade, la jeune commissaire de REHAB , la découverte d’artistes inconnus ou/et rares en France et à Paris. Des artistes dont le travail à la chance de recouper de façon originale le sujet REHAB. REHABpalmier4.jpgREHABjospin1.jpgREHABchaumont2.jpg Bien sur, il y a le spectaculaire Douglas White et son palmier en pneus usagers. ìl y a Eve Jospin (la fille d’un ex premier ministre) dont on oblitère le patronyme pour découvrir un travail surprenant. D’autres jeune françaises comme Lucie Chaumont (sur les traces de Cragg) ou Pauline Bastard (sur les traces de Villeglé). Il y a l’historique incontournable trop tôt disparu Gordon Matta-Clark et puis un travail a ne rater sous aucun prétexte : celui du très jeune artiste canadien Steve Lyons.Une suite d’œuvres fortes qui viennent enchanter un jardin extraordinaire à découvrir de toute urgence !

Lire la suite...

jeudi 28 octobre 2010

Quand la liberté d’expression se prend une Clark

Larry Clark Kiss The Past Hello, Musée d’art Moderne de la Ville de Paris/Arc jusqu’au 2 janvier 2011. OLYMPUS DIGITAL CAMERA Il y avait bien longtemps qu’une exposition d’art contemporain n’avait pas suscité autant de micros et de caméras un jour de vernissage… et autant de presse autour d'un artiste. Mais tous étaient de sortie pour une meilleur raison, la Mairie de Paris, tutelle du Musée d’art Moderne de la ville du même nom prenait les devants et auto censurait la grande rétrospective Larry Clark. Certaines images du photographe américain ne seraient pas exposées. OLYMPUS DIGITAL CAMERA La raison invoquée : une article du code pénal assez flou pour traiter d’image pornographique n’importe qu’elle image d’artiste un peu tendancieuse !!! Mais que vont faire les artistes s’ils ne font pas dans le tendancieux ? De la décoration ??? OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA Associé à cette censure, une interdiction de l’exposition au moins de 18 ans venait rassurer les associations bien-pensantes !!! Ironie du sort le photographe américain Larry Clark travaille justement sur les rapports de la jeunesse avec le sexe, les drogues, la mort et autres épouvantails de l’adolescence… Ironie des temps, nos ados tous les jours plongés dans le sexe et le drame que ça soit sur internet ou juste par la dure réalité de l’époque, ne pourrons pas voir une exposition dont on retrouve les images dans n’importe quel catalogue de Clark et même dans la presse hexagonale qui s’est empressée de publier les images interdites dès que le photographe, pas content du tout, les leur a envoyé. Et puis, comment ne pas imaginer que tout les publiques vont les admirer en consultation libre à la librairie du musée d’art moderne de la ville de Paris. A ceci près que ces images resteront pour nos ados interdits d’exposition des visions furtives découvertes sous le manteau et non comme une vraie rencontre avec l’art. OLYMPUS DIGITAL CAMERA Dommage !

Lire la suite...

samedi 9 octobre 2010

Lorsque le Musée joue....

''MUSEOGAMES" 
Musée des Arts et Métiers
 à Paris et ça jusqu'au 7 novembre. C'est une première, et ça fait grand bruit, le Jeu Vidéo rentre au Musée. Bien sur il y a eu plusieurs tentatives, et notamment le musée du jeux vidéo aujourd'hui tombé en déshérence sur le toit de la Grande Arche de la Défense. Bien sur nos ministres de la culture successifs et notre secrétaire d'État chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique s'en gargarisent : le jeu vidéo à la française est une vraie chance pour l'industrie de "l'entertainment français". Pourtant, outres les écoles privées, seul le CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) tente avec succès, depuis presque 10 ans avec les industriels et autres chercheurs, de maintenir un pôle d'excellence en Poitoux-Charentes sur cette exception française ce qui donna naissance il y a 5 ans à l'ENJMIN (Ecole Nationale du Jeu et des Médias Interactifs Numériques). Et ce n'est donc pas un hasard si le directeur de cet ENJMIN, Stephane Natkin est aujourd'hui à l'origine du projet scientifique de MUSEOGAMES. 1514.jpg Exposée tout l'été à Paris, il vous reste encore 1 mois pour profiter de MUSEOGAME : une improbable exposition, qui au sein des collections incroyables du Musée des Arts et Métiers, emmène grands et petits qu'ils soient néophytes ou addictes du jeux, passionnés de technologie ou technophobes, à la rencontre d'un Art Nouveau : le Jeu Vidéo. Visitons une des rares expositions interactive, où non seulement on peut toucher les œuvres, mais où il est fortement conseillé de jouer avec chacune d'elle pour accéder à leur Histoire… Visitons donc Muséeogames une histoire à rejouer avec Charlie Boulitreau, un jeune étudiant en jeu vidéo, qui pour larevue découvre ce panorama rêvé de sa passion qui va devenir son métier… le JEU VIDEO.

"Aucune excuse pour ne pas s’essayer à tous ces piliers de l’histoire du jeu vidéo accessibles grâce à Muséogames… MUSEOGAMES est en somme une belle initiative doublée d’une belle exposition, où même les connaisseurs auront des surprises, et où il fait plaisir à voir les parents enfin passer plus de temps sur les différentes machines que leurs enfants…

Lire la suite...

jeudi 30 septembre 2010

Encore un Caro

Antony Caro Upright Sculptures Galerie Daniel Templon jusqu’au 30 octobre à Paris. Sir Antony Caro est un sculpteur anglais connu et reconnu, un sculpteur qui du haut de ses 86 ans considère ses sculptures, sinon comme des meubles ou des espaces architecturaux utilisable (en 2008 rappelez vous ''le cœur de lumière'' réalisé pour l’église Saint Jean Baptiste de Bourbourg) du moins comme des organismes vivants et/ou à vivre dans notre quotidien, notre mémoire, notre histoire. OLYMPUS DIGITAL CAMERA Chez Templon les Upright Scultures de Caro apportent encore aujourd’hui les preuves de son soucis de la figure. Comme avec Hight Altar qui pour 390 000 € propose un assemblage de bois de Jarrah et de laiton…

Lire la suite...

mercredi 29 septembre 2010

Un monde à part

Pierre Monestier « dernières divagations » Galerie Artgalor jusqu’au 6 novembre 75011 Monestier_Carton.jpg Pierre Monestier n’est pas très connu, même si c’est sa troisième exposition à Artgalor. Pierre Monestier c’est de la peinture sur toile, de l’huile. Pierre Monestier c’est une peinture différente, une peinture que l’on pourrait situer entre le Surréalisme et l’Anticipation. Des scènes de science-fiction qui présentent un univers de formes et de personnages à part. OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA Une œuvre où la couleur tient un rôle prépondérant, réunissant humains et hybrides, figures mythologiques et surréalistes dans des scènettes sorties de l’esprit de Monestier.

Lire la suite...

samedi 18 septembre 2010

WANTED ! Ouverture de BAL à Paris

Ouverture de BAL place Clichy. Le BAL est un nouveau lieu parisien "dédié à l’image document", qu’elle soit photographique bien sur (Raymond Depardon est président du BAL) mais aussi filmique.

LE BAL est gratuit ce Samedi 18 septembre et Dimanche 19 avec en prime sa première exposition ANONYMES L’Amérique sans nom : photographie et cinéma à voir jusqu’au 19 décembre 2010 OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La première expo du BAL nous propose d'observer une Amérique sans nom en photo et images animées avec bien sur le père : Walker Evans mais aussi avec le plus plasticien de tous Jeff Wall, dont les deux immenses oeuvres Men Waiting (2006) et Search of Premises (2009) illuminent ce parcours en sous sol. Pourtant les images d’Antony Hernandez réalisées dans les années 80 sont à la hauteur du titre de cette première exposition : ANONYMES. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Lire la suite...

mercredi 9 juin 2010

La jeune fille et la mort… à Bordeaux

"La jeune fille de Bordeaux de Christian Boltanski à travers l'exposition la vie saisie par l'art'' Jusqu'au dimanche 21 novembre 2010 au CAPC de Bordeaux.

Le CAPC de Bordeaux est un grand vaisseau dédié à l'art contemporain qui a et à eu ses heures de gloire et ses scandales !

Oeuvre majeure de la collection du CAPC , cette "jeune fille de Bordeaux" vue par Boltanski a été visitée par Kenny Leguier (étudiant artiste à l'EESI) qui nous en livre ici son regard critique.

En route pour le CAPC… avec Kenny et sa rencontre avec la jeune fille… vue par… Christian Boltanski : JF3.jpg L'oeuvre permanente sur la Jeune fille de Bordeaux montée par Christian Boltanski au CAPC (musée d'art contemporain de la ville de Bordeaux) regroupe une collection d'objets ayant appartenu à une jeune inconnue habitante de la capitale de la Gironde. Ici, ce qui frappe d’abord est l'attention accordée à chacun de ces objets sur presque 17 années (de 1973 à 1990). En effet cette multitude d'objets et bidules, qui vont du simple courrier, en passant par les stylos et autres livres et revues, nous impressionne autant par la cohérence et l'obstination avec laquelle ils ont été réunis que par leurs imposantes quantités.JF1.jpg

Lire la suite...