Let’s dance "Le Fresnoy présente les films de jazz de la
Cinémathèque de la Danse", Jusqu’au 31 décembre 2011 au Fresnoy studio
national des arts contemporains 50202 Tourcoing 

Let’s dance, est une étrange
exposition. Elle expose de la danse, des images de danse, les premières images
de jazz danse et du très jeune cinématographe. Lorsque la Cinémathèque de
la Danse propose au Fresnoy Studio National de créer un événement
autour de ces archives, son directeur, l’artiste Alain Fleischer, s’en empare
aussitôt et imagine redonner une nouvelle jeunesse à CE cinématographe qui
aujourd’hui est au carrefour de ces mutations numériques et sociétales. Alain
Fleischer est un grand artiste. Cinéaste, photographe, plasticien, écrivain,
pédagogue, il dirige une école supérieure d’art, une école particulière qui
ouvre le monde des arts au public avec un cinéma (annexe de la Cinémathèque
Française) et un lieu d’exposition qui montre de grandes choses. La dernière
exposition est mise en scène par Fleicher, est une véritable œuvre de Fleischer
, et c’est l’occasion pour nous de rencontrer ce diable d’homme.
Entre l’image fixe et la narration, entre l’écrit et l’image en mouvement,
Fleischer manipule le sens de l’image et l’essence des mots. Comme en 2005 au
Grand Palais (avec Dans La Nuit des Images) Fleischer nous propose une
immersion totale ou le concept du mouvement, du noir et blanc et du cinéma est
totalement revisité à travers une expérience de cinéma contemporain. L’occasion
de rencontrer Alain Fleischer dans son Fresnoy, dans son cinéma et dans ses
images et de l’écouter s’expliquer avec ses mots sur le Système Fleischer, des
images et des écrans qui bougent une belle idée pour une incroyable exposition
Let’s dance !
La revue – Alain Fleischer est cinéaste, vidéaste,
plasticien, photographe, écrivain, directeur d’école d’art… un homme complet,
mais comment Alain Fleischer se qualifie t- il ?

Alain Fleischer – je suis un créateur pluridisciplinaire.
Mais attention, pas transdisciplinaire ! Parce que dans chaque discipline
je cherche une identité singulière avec laquelle je sois en étroit dialogue.
Quant je fais un film, je ne suis plus que cinéaste. Quand j’écris un livre, je
ne suis plus qu’écrivain. Et je détesterai qu’on me perçoive comme un écrivain
qui fait des photos, ou comme un photographe qui fait des films. Je suis
quelqu’un qui n’a renoncé à RIEN ! Gamin, j'étais passionné par les images
mais aussi par les mots. J’écrivais des petits poèmes, qui aujourd'hui ne
seraient même pas "regardables". Par contre je faisais des photos que j'ai revu
récemment et qui, elles, sont par contre très regardables ! J'ai continué,
et j'ai refusé de me spécialiser dans l'une ou l'autre de ces pratiques.
D'ailleurs d’une certaine façon, je le paie ! Parce qu'il est plus facile
de se faire connaitre en se concentrant sur une discipline.... Lorsque j'ai
fait beaucoup de films, j'avais devant moi une carrière de cinéaste plutôt
prometteuse ! Mais je n'ai pas voulu résister à l'envie de faire aussi des
expositions, des installations.... de la photographie, etc ... Et puis, plus
tardivement, de réaliser un projet qui est en fait mon projet premier, celui
d'écrire des livres, des romans, des essais....